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Jaunay-Marigny

 L’événement incontournable du mois

Née du rapprochement de Jaunay-Clan et Marigny brizay,  Jaunay-Marigny qui comptait au 1er janvier 2017 un peu plus de 7 230 habitants pourrait bien apparaître comme le fruit (défendu?) du mariage de deux anciennes communes aux intérêts fondamentalement divergents ou diamétralement opposés.

Deux anciens bourgs dont l’un réputé pour ses châteaux et crus bénéficiant de l’Appellation d’Origine Contrôlée vin du Haut-Poitou, pourrait bien ne servir que de caution au développement d’un  vaste ensemble industriel et commercial aux portes du Futuroscope.

Troisième commune en terme de population au sein de l’agglomération urbaine de grand Poitiers; une place qui pourrait bien être  apparaître comme un effet en trompe l’œil (…) Jaunay-Marigny passe pour n’être  dans les faits que l’officialisation du regroupement d’anciens bourgs au rang desquels  Chincé, Louneuil, Parigny ou St Léger la Palu semblent être  quelques-uns des plus importants sur un territoire de 4 829 hectares.

A voir :

      • A travers les vignobles de Marigny Brizay ou en suivant le chemin dit « des troglodytes », les Châteaux de la Tour-de-Signy, de la Valette et de Montfaucon. L’Église Saint-Léger-la-Palu, le Manoir de la Mailleterie et diverses maisons insolites ou caves troglodytiques creusées dans la pierre de tuffeau (…)

      • L’Église Romane Saint-Denis du XIe siècle construite sur les ruines d’un ancien temple Païen, le Château Couvert du XVIe siècle transformé en espace d’art contemporain, le lycée Pilote Innovant et une partie du Parc du Futuroscope créé et inauguré en 1987 par René Monory.

 

Poitiers

 L’événement incontournable du mois

En haut du Clain, perché sur un roc solitaire

Nefs et portails romans, antique baptistère

Des clochers et des tours, son palais, ses moutiers

D’un trop riche musée impossible inventaire

(auteur inconnu)

Impossible inventaire en effet que celui de plus de deux millénaires d’histoire de la ville aux cent clochers. Puisqu’il faut bien nous y plier, voici une liste non-exhaustive des incontournables à découvrir du haut du panorama des Dunes :

    • Notre-dame-la-grande (XI-XIIe siècle), véritable joyau de l’art Roman avec sa façade finement ciselée de sculptures.

    • Palais des comtes du Poitou et ducs d’Aquitaine (XII -XIVe siècle).

    • Cathédrale St Pierre (XI-XIIIe siècle), ses décors récemment redécouverts, cachés sous des badigeons à la chaux.

    • Baptistère St Jean le plus ancien édifice chrétien d’Europe (V-VIe siècle).

    • Église Ste Radegonde (XI- XIII-XVe siècle) et le tombeau de la sainte du VIe siècle.

    • Hôtel Berthelot (XVIe siècle) situé à deux pas de l’Hôtel Fumé (XV-XVIe siècle).

    • Chapelle Saint-Louis (XVIIe siècle).

    • Église Saint-Jean-de-Montierneuf (XI, XIII, XVIIe siècle), magnifique architecture romane, ancienne abbaye bénédictine.

    • Église Saint-Porchaire (XI, XVIe siècle).

    • Église Saint-Hilaire-le-Grand (XI, XIXe siècle) sanctuaire installé sur la route de st Jacques de Compostelle classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

    • Hypogée des dunes, oratoire mérovingien du VII, VIIIe siècle.

    • les 9 hectares du Parc de Blossac, ou encore le Jardin des plantes aménagé en 1869, sa pièce d’eau et sa grotte; la roseraie ou ses balades sur les bords de Clain.

    • Vestiges de la muraille du IIIe et IVe siècle (square des Cordeliers et dans la médiathèque).

    • Dolmen de la Pierre Levée

    • Vestiges de l’amphithéâtre romain du Ier siècle

      (…)

 

 

Bonnes

 L’événement incontournable du Mois
Après avoir pu donner le sentiment de s’être perdu quelques années entre Vienne et Moulière, au sein d’une communauté d’intérêts divers et variés; Bonnes qui comptait en 2014 un peu plus de 1700 habitants répartis sur un territoire de 3435 hectares, semble avoir enfin retrouvé le sens de son histoire.

Réconciliant ses deux rives autour d’un centre bourg attractif ; lequel apparaît dores et déjà comme l’une des belles réussites du moment, avec son réseau de commerces de proximité. Bonnes dont l’histoire semble étroitement liée à celle de sa rivière pourrait bien ces prochaines années connaître un développement inattendu au sein de la nouvelle agglomération urbaine de grand Poitiers.

Située à tout au plus une vingtaine de minutes de Poitiers et ouvrant sur un vaste territoire fait de plaines vallonnées et de vallées plus ou moins escarpées. Baignées par les eaux capricieuses d’une rivière (la Vienne) qui de tous temps aura portée son histoire et écrit sur ses murs quelques belles légendes*. Bonnes dont certains sites ou personnalités** mériteraient encore d’être mis en lumière, passe aujourd’hui pour l’un des incontournables du Pays chauvinois.

Citée pour la première fois dans les archives de l’abbaye de l’Étoile au milieu du XIIe siècle*** ; bien que quelques traces aient pu être relevée de l’époque gallo-romaine, l’histoire de la communes apparaît essentiellement influencée par celle de ses fiefs ou seigneuries dont les plus importants restent la châtellenie de Touffou et la seigneurie de Loubressay.

 

* L’église St Martial du XIIe siècle dont la légende prétend qu’elle aurait été construite sur les fondations (du gaulois « Bona » qui donnera « Bonis » au XIIe siècle, puis Bonnes) d’un ancien temple païen après le passage de St Martial. St Martial , évêque de Limoges qui dit-on, aurait ramené à la vie un enfant mort noyer dont le père (grand prêtre du temple) se serait alors convertit.

** « Madame Maïti ». Maïti Girtanner, résistante arrêtée et torturée pour avoir fait passer au péril de sa vie, la ligne de démarcation à de nombreux candidats à l’exil durant la seconde guerre mondiale ; à qui l’un des bourreaux viendra demander pardon 40 ans plus tard, et qui le lui accordera.

*** Un abbaye cistercienne aujourd’hui située sur la commune toute proche d’Archigny, que son fondateur, Isembaud de l’étoile avait dans un premier temps pensé installer à Bonnes, au lieu-dit « St Pierre en vaux » (devenu « St Pierre en haut »), où subsiste encore quelques éléments d’architecture à valoriser.

 

À voir :

    • le château de Touffou (XIIe siècle …), surplombant la Vienne. Labellisé « Monument historique » et « Jardin Remarquable » avec entre autre, sa chambre François 1er ornée de peintures murales, sa Tour de la Chapelle (salle de justice et cachots en sous-sol).
    • l’église St Martial du XIIe siècle
    • les ruines du Prieuré de St Pierre en vaux (St Pierre en haut) du XIIe siècle
    • Manoir de Loubressay XVIIIe siècle
    • Moulin du XVIe siècle sur la Vienne

 

Beaumont-St Cyr

L’évènement du Mois
Née du rapprochement des communes de St Cyr et Beaumont le 1er janvier 2017, Beaumont-St Cyr dont l’originalité semble plutôt tenir à la nature projet proposé que du choix d’un nouveau toponyme, pourrait bien apparaître comme l’une des belles surprises au sein de la toute jeune agglomération urbaine de grand Poitiers.

Mariage de « la carpe et du lapin » pour les uns, mettant en évidence les antagonismes liés au développement touristique et /ou industriel (la commune accueille en effet entre autres industriels, le numéro 1 français de la papeterie d’emballage) ; Beaumont – St Cyr s’étend aujourd’hui sur 3 647 hectares et comptait au dernier recensement un peu plus de 3 000 habitants.

Principal plan d’eau du département avec ses 85 hectares de carrières immergées, au cœur d’un parc dédié à la détente, aux loisirs et à la préservation des espèces (..) le Parc de St Cyr, son lac et sa réserve ornithologique crée par la LPO de la Vienne (Ligue de Protection des Oiseaux) s’étendent sur une superficie totale de plus 300 hectares ; principalement composés de prairies, bois, îlots et zones inondées. Un site unique, familial et accueillant, aux portes du Futuroscope ; avec ses plages, chemins de randonnées, observatoires des oiseaux migrateurs, camping, école de voile, golf 27 trous et restauration ouverts tout au long de l’année.

Ouvrant sur un cadre de vie exceptionnel et disposant d’un réseau de services de proximité, commerces, écoles, bibliothèque, espace petite enfance, stade, gymnase assez bien fournit (…). Théâtre de la célèbre bataille dite de Poitiers, laquelle en 732 aurait vu s’enfuir les hordes sarrasines face aux armées de Charles Martel, et aujourd’hui traversée par les principaux axes de communication du département qui entre Poitiers et Châtellerault drainent à eux seuls plus de 70% de l’économie de la Vienne. La commune pourrait bien être en passe de gagner une nouvelle bataille devenue aujourd’hui pour l’essentiel économique et porteuse en terme de développement ces prochaines années.

A découvrir à partir des sentiers de randonnées:

  • La chapelle funéraire de la Madeleine (château de Beaudiment) et ses décors, crypte et gisants du XVe siècle.
  • La Tour de Beaumont, ancienne forteresse du 12ème siècle.
  • La Tour carrée à mâchicoulis de l’ancien château du Rouhet ( inscrite aux monuments historiques)
  • La Tour de Traversay (XIVème siècle)
  • L’église romane Sainte-Julitte du XIIIe siècle
  • Le Pinail, réserve naturelle nationale de la faune et de la flore, parsemée de mares, vestiges de l’extraction de pierre meulière.

 

St Georges les baillargeaux

 L’évènement du mois
Posée sur un vaste plateau courant le long de l’ancienne voie romaine qui emmenait au moyen age et parfois encore aujourd’hui les pèlerins de Tours vers St Jacques de Compostelle .

Surplombant, de la rive droite du clain aux plaines du neuvillois, quelques-uns des plus grands axes de communication du département de la Vienne. St Georges les Baillargeaux apparaît comme un territoire de 3 390 hectares assez bien préservée ; du fait notamment du classement de la forêt domaniale de Moulière (laquelle couvre aujourd’hui encore près d’un 1/3 de son territoire), en Zone d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF). 

Bien que n’ayant conservé du néolithique et des diverses périodes de son existence, que quelques rares vestiges ou traces de son passé ; lesquels apparaissent d’ailleurs assez peu mis en valeur (…) ou bien qu’ayant vu ses paysages profondément remaniés suite à l’épidémie de phylloxéra qui détruisit à la fin du XIXe siècle l’essentiel de son vignoble. La commune mérite néanmoins le détour, ne serait-ce que pour admirer le panorama proposé depuis le château de Vayres sur la vallée du Clain et le parc du Futuroscope ou pour ses nombreux sentiers balisés offrant la possibilité de découvrir un savoureux mélange d’ histoire et de légendes.

Des légendes au rang desquelles citons celles du cheval Mallet, des chandelles du puits de Vaucrocq, … de la fosse à Favras, de la Maldansée ou de la tombe à l’enfant. Un monument élevé dans la forêt de Moulière suite à l’assassinat dit-on d’un jeune berger par un châtelain des environs.

Tirant l’originalité de son nom d’un martyr connu pour avoir vaincu un dragon et d’une orge (baillarge) importée par Charlemagne; St Georges les baillargeaux qui comptait en 2016 un peu plus de 4000 habitants pourrait bien une dernière fois avoir été rattrapé par la légende (…) celle du Tour de France et de Michel Grain, quintuple participant à la grande boucle (Voir l’interview accordée à « sortir des ornières de l’histoire » en 2016).

Avoir : Le château de vayres, bâtisse incontournable du XVIème et XVIIème siècle ayant accueillis Anne d’Autriche, Louis XIV et le cardinal Mazarin. Les dolmens de la Pierre-Levée d’Aillé et de La roche-aux-oies, ainsi qu’une sépulture princière datant du Premier Age du Fer dont les parures sont exposées au musée Sainte-Croix de Poitiers.

 

Chasseneuil du Poitou

L’événement incontournable du Mois
Passage obligé sur la tracé de l’ancienne voie romaine qui conduisait autrefois par l’autre rive du Clain, les pèlerins vers St Jacques de Compostelle; Chasseneuil du Poitou semble devoir son nom à une clairière (cassagne) située au milieu d’un important massif forestier.

Aujourd’hui traversée par quelques-uns des plus grands axes de communication du Pays (A10, RN10 et LGV/TGV) ; lesquels forment une véritable saignée au cœur de la plus importante zone commerciale et industrielle du département de la Vienne (…) Chasseneuil passe pour être devenue avec la création du Parc du Futuroscope en 1986 et après une période de doute n’allant pas sans rappeler l’histoire de « la Fosse à Favras* », la locomotive du tourisme dans la Vienne.

Avec des espaces naturels et une qualité de vie assez bien préservés, Chasseneuil du Poitou apparaît comme une cité agréable à vivre. Une commune située aux portes de Poitiers qui mérite le détour ; ne serait-ce que pour la découverte de son patrimoine des bords de Clain ou quelques-uns des grands événements qui auront façonnés son histoire.

Des événements d’importance, et des personnalités qui le deviendront tout autant ; au rang desquels citons, les naissances de Louis Ier dit le Pieux** (Fils de Charlemagne) , ou de Jean-Pierre Raffarin (Premier ministre de Jacques Chirac de 2002 à 2005)

Charlemagne qui offrira au village les reliques de St Clément ; lesquelles seront installées au sein d’une église primitive, dont les fondations auraient servit à la construction de l’édifice actuel. Une église profondément remaniée suite aux guerres de religions*** qui conserve néanmoins son chœur du XIIe siècle et sa chapelle seigneuriale du XVe.

À voir, en autres curiosités classées au rang des belles demeures :

    • La Vicanne, qui bien que ne conservant de ses origines que les armoiries sculptées, une frise de pommes de pin et de coquilles Saint-Jacques au dessus de la porte ; symboles rappelant qu’il s’agissait alors d’un lieu d’accueil et de soins pour les pèlerins vers Saint-Jacques-de Compostelle (…) est mentionné dés 1462, comme « hôtellerie » ayant, entre autres, hébergé une partie de la suite du cardinal Mazarin.

* Meunier cupide et avide de pouvoir, Favras possédait un moulin en limite de Chasseneuil-du-Poitou et St Georges les Baillargeaux. Après avoir conclu un pacte avec Satan, celui-ci lui fournit une poudre lui permettant de mettre à sa merci (et à celle du diable) quiconque en consommerait ; ce que sa femme fit bien involontairement. Le sort s’acharna alors sur Favras qui surprit son épouse au lit avec le diable. Désespéré, il se jeta au Clain, attaché à la meule de son moulin (…) meule qui dit-on se trouverait encore au fond de la rivière.

** à la villa Cassinogilum, en 778 lors d’une expédition entreprise par son père Charlemagne en Espagne. Une villa dont l’existence est attestée par un charte de Pépin le Bref, en l’an 828, en ces termes « Martis Casanagilo villa, palatio nostro » ; et qui, bien que faisant l’objet de quelques contestations anecdotiques, reste pour les historiens le véritable lieu de naissance de l’empereur d’occident (de 814 à 840).

*** Des guerres de religions qui verront les Huguenots piller et saccager le village en 1562. Des exactions qui pourraient bien être à l’origine de souterrains découvert sur l’ensemble du bourg, ayant pu servir d’abris aux populations ; notamment une salle assez vaste et plusieurs galeries équipées d’aération en poterie datés des XVe et XVIe siècles.

 

Celle l’Evescault

 Sortir des ornières de l’histoire

Inscrite sur le tracé qu’empruntait autrefois l’ancienne voie gallo-romaine menant de Poitiers à Saintes ; voie toujours praticable sur 4 ou 5 kms dans la limite Est de la commune. Celle l’évescault peut s’enorgueillir d’un patrimoine qui, outre son incontournable et imposante église Saint-Étienne du XIIe siècle, sa tour de guet (vestige d’un ancien château épiscopal aujourd’hui disparu) ou son pont médiéval, vaut tout autant le détour pour ses maisons du XVe à caractère canonial, façades à colombages ou nombreux sentiers balisés.

De sentiers de découverte axés pour l’essentiel autour de l’histoire d’un patrimoine assez bien conservé laissé par les évêques de Poitiers et Ste Florence.

Située le long des berges de la Vonnes, Cella Episcopia* (le temple de l’évêque), ainsi nommée semble t-il en hommage à l’évêque Austrapius assassiné par des brigands au VIe siècle, non loin de la grotte Malvaux (mauvaise vallée) sur la commune voisine de Cloué (…). Cella Episcopia qui deviendra à partir de 1807 Celle Lévescault (ou l’évescault) s’étend sur 4267 hectares et comptait en 2106, un peu plus de 1350 habitants.

A voir encore:

Outre le Prieuré de Comblé et sa chapelle classée, construite sur les lieux où Ste Florence vécut recluse et aurait été inhumée au IVe siècle. Lieu de pèlerinage important jusqu’à la fin du XIXe siècle (…), devenu propriété privée.

  • Le Château (?) de la grange, situé à 1 km bourg, qui pourrait devoir son nom à la présence au moyen âge d’une grange dîmière** ; le château (du XVIIIe – XIXe siècle) se compose d’une salle de concerts et de conférences, une galerie d’art et un musée présentant une collection de petit matériel agricole et/ou artisanal au sein d’un Parc-arboretum ….
  • Les Châteaux (?) de la Livraie ou de Lavau … les logis de la Tiffanelière.

    * Cella (Temple Païen) dont l’origine apparaît bien antérieure à l’installation des évêques (dont St Hilaire au IVe siècle). Des évêques qui auront toutefois conservé le terme en y adjoignant au VIe « Episcopia »

    ** Grange servant autrefois à stocker l’impôt (la dîme) prélevé en nature auprès des paysans

    (?) à entendre dans le sens de demeure

 

Saint-Sauvant

Sortir des ornières de l’histoire

Avec à peine 1350 habitants (chiffre de 2013) répartis sur un territoire de 5958 hectares, et bien que ne disposant pas d’un patrimoine bâtit de tout premier ordre, Saint-Sauvant mérite néanmoins le détour.

Ne serait-ce que pour sa forêt domaniale. Vaste massif situé au cœur d’une zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (…) ; son église prieurale du XIIe siècle, ses sarcophages mérovingiens témoignant de l’implantation d’une importante communauté chrétienne dès le Ve siècle, son Temple protestant ou ses nombreux cimetières privés.

Inscrite au cœur d’un territoire de bocages et de plaines vallonnées, traversé par l’un des chemins qu’empruntaient au moyen-âge les pèlerins vers St Jacques de Compostelle ; Saint-Sauvant passe pour être devenue, au sein du réseau mit en place par les communes du Pays Mélusin, le paradis des marcheurs et autres randonneurs.

Commune martyre au temps des guerres de religions, ou plus proche de nous, de la seconde guerre mondiale ; la commune apparaît tel un livre d’histoire à ciel ouvert, avec ses hameaux pittoresques et sentiers balisés.

Des sentiers au rang desquels citons « les Chemins de la Liberté». Un parcours conçu en souvenir des résistants assassinés par plus de 1500 hommes issus de la SS, de la Wehrmacht et de la Milice française durant la seconde guerre mondiale. Des soldats (?) qui encercleront la forêt au matin du 27 juin 1944 et laisseront derrière eux à la nuit tombée 5 maquisards tombés les armes à la main et 27 autres assassiné sur place ; broyés sous les chenilles des blindés.

10 jours plus tard, le 7 juillet les mêmes nazis reviendront fusiller au cœur de la forêt 30 commandos SAS anglais et 1 pilote américain.

Un livre à ciel ouvert illustré par Robert Doisneau ; artiste ayant développé d’important liens avec St Sauvant, à qui l’on doit outre le célèbre « baiser du Pont-neuf », quelques-uns des plus beaux clichés de vie quotidienne de la commune autour de la seconde guerre mondiale.

 

Sanxay

Sortir des ornières de l’histoire

Située dans le périmètre des fouilles conduites au XIXe siècle par le Père Camille Delacroix ; fouilles ayant permis de mettre à jour un site Gallo-romain de première importance aujourd’hui classé monument national au même titre que l’abbaye du Mont-Saint-Michel, l’Arc de triomphe, la Sainte-Chapelle (…) ou plus proche de nous l’abbaye de Charroux. Le bourg de Sanxay passe pour être à l’image des méandres de la Vonnes, comme offrant une vue imprenable sur l’un des incontournables du département.

Un site unique en France, dédié semble t-il au culte de l’eau. Posé comme sur un écrin, au cœur des vallées verdoyantes du Pays Mélusin ; offrant une qualité de vie qui, bien que ne semblant guère souffrir d’une grande reconnaissance (le village a vu sa population divisée par 3 au cours de deux derniers siècles), pourrait bien faire l’objet (ou les frais) d’une nouvelle donne dans les années à venir, devant la volonté affichée par les instances dirigeantes de « Grand Poitiers » de développer au sein de l’agglomération un label touristique.

Située sur un territoire de 2413 hectares qui comptait en 2014, à peine plus de 550 habitants la commune présente aujourd’hui un intérêt majeur, et paraît assez bien préservée avec, outre son temple octogonal de 6 000 m2, ses souterrains, ses thermes, son théâtre de 6 500 places, ses boutiques (…). Vestiges d’un village qui s’étendait sur plus de 25 hectares au Ier siècle de notre ère, et d’un sanctuaire celtique pouvant remonter au Ve siècle av JC. Un pont médiéval du XVIIe, une église reconstruite au XVIe siècle sur les fondations d’un édifice primitif datant probablement du XIIe siècle, la forteresse féodale de Marconnay du XVème et diverses maisons de la fin du moyen-âge, (…)

Croutelle

 Sortir des ornières de l’histoire
Enclavée en contrebas de l’axe routiers le plus fréquenté de la Vienne, Croutelle fait aujourd’hui figure de commune à part (entière?) au sein de l’agglomération de Poitiers .

Marquée par la présence sur son territoire de nombreuses grottes et falaises ; lesquelles auraient pu favoriser l’installation de populations puis par extension, donner son nom à la commune : Cruptelloe (crypte) dans le sens ancien de grotte (…). Croutelle qui ne comptait guère plus d’une poignée d’habitants au lendemain de la révolution s’étend sur 148 hectares* et recense aujourd’hui un peu plus de 850 habitants (les Coutellois).

Construite aux portes de Poitiers, l’histoire de la commune reste étroitement liée à la ferveur qui au XIIe ou XIIIe siècle guidera le pas des pèlerins sur les chemins de St Jacques de Compostelle et contribuera à la création d’une Maison-Dieu à proximité d’un Prieuré rattaché à l’abbaye voisine de Fontaine-le-comte.

Popularisée par François Rabelais (1494-1553) qui intégrera dans son récit fantastique de la jeunesse de Gargantua le trait d’esprit des étudiants poitevins qui dit-on, venaient au moyen-âge puiser l’intelligence des belles-lettres à sa « fontaine caballine »**. Réputée pour les « Finesses »*** qui de la renaissance au milieu du XVIIe siècle feront sa richesse (…)

La commune connaîtra à nouveau un certain essor au XVIIIe siècle en devenant ville-étape sur la route royale. Essor principalement dû à la création d’un relais de poste, l’installation de deux auberges et son classement administratif au rang d’éphémère chef-lieu de canton.

Bien que Croutelle ne paraisse que très difficilement pouvoir tenter de rivaliser avec ses plus proches voisines, Ligugé, St Benoit, Fontaine le comte, Poitiers (…) et leurs abbayes, cathédrales ou églises respectives. Profondément remaniée et présentée dans des proportions plus modestes que l’ancien Prieuré-cure du XIIe siècle dont elle dépendait, l’église paroissiale St Barthélémy mérite néanmoins le détour, ne serait-ce que pour sa cloche datant de 1623 classée monument historique et ses font baptismaux.

* Croutelle est aujourd’hui la plus petite de la Vienne et se classe parmi les 200 plus petites de France.

** Un siècle après la création de l’Université de Poitiers, par le roi Charles VIII en 1431, François Rabelais s’arrête à Croutelle, pour boire à la « fontaine caballine ». Selon la tradition des étudiants de Poitiers allaient à chaque rentrée universitaire, y puiser l’intelligence des belles-lettres.

*** Objets d’art en buis et ivoire tournés, rehaussés de dorure, très prisés des cours européennes jusqu’à la révocation de l’Édit de Nantes. Révocation qui provoquera la dispersion des artisans protestants et la fermeture des ateliers.