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Article Delphine Léger du 11 juillet 2018

Quand un étang cache l’autre

En plus de déplorer l’absence de maître nageur au Petit étang, le conseiller municipal Francis Picard s’insurge contre les projets ou problèmes de communication qui feraient de sa commune « une belle endormie au patrimoine historique et naturel exceptionnel, un petit paradis laissé pour compte au coeur du triangle d’or historique de la Vienne, dans le grand Est de l’Éden poitevin ».
En cause « deux projets d’aménagements contestables (1) dans le périmètre historique de l’ancien Prieuré fontevriste du XII siècle et un Grand étang qui semble peiner à trouver son public faute de communication entre la mairie de La Puye et la Fédération départementale de pêche. » 

Un dernier point que conteste Paul Puchaud, le maire de La Puye: « Au Grand étang, la Fédération de pêche a fait du très beau travail, c’est un bel aménagement. » Ainsi que Francis Bailly, président de la Fédération de pêche de la Vienne: « Les relations avec la mairie sont apaisées, et par effet, ça se passe donc bien. Comme nous nous y étions engagés, nous avons autorisé la tenue de certaines manifestations ou activités autour du Grand étang pour que le site soit encore à la disposition des Podiens. » Et le président des pêcheurs d’ajouter « Ce Grand étang de La Puye est en train de « se fabriquer » mais les premiers retours sont plutôt positifs. L’affluence est correcte avec jusqu’à une cinquantaine de pêcheurs par jour pour la truite et une dizaine pour les carnassiers. C’est vrai que nous avons eu quelques soucis au printemps avec des graminées qui avaient essaimé après l’année d’assèchement du site, mais ces herbes ont été fauchées. Pour nous, le plus délicat, c’est la gestion de la carpe puisque la législation oblige à la pratique du no-kill intégral et immédiat (2). Ça arrête quelques pêcheurs et nous avons déjà eu du vol de poissons. Mais je suis intervenu fermement. Il n’y aura pas de passe-droit. »

(1) Un projet d’usine de méthanisation et celui de l’implantationde neuf éoliennes sur la commune voisine de
La Bussière.

(2) Pratique de remise à l’eau totale et immédiate pour faire face notamment au trafic de carpes dont les plus gros spécimens sont envoyés en Grande-Bretagne ou Europe
du Nord.

Article NR/CP du 11 juillet 2018

Pas de surveillant de baignade au Petit étang de La Puye
Faute de personnel, le Petit étang podien est interdit à la baignade. Grand Poitiers vient de recruter un maître nageur qui doit prendre son poste vendredi.
Au Petit étang de La Puye, une palette interdit l'accès au toboggan et...

Au Petit étang de La Puye, une palette interdit l’accès au toboggan et…
Une affichette stipule que la baignade est interdite faute de personnel.

Une affichette stipule que la baignade est interdite faute de personnel.

Alors que la saison estivale démarre tout juste à La Puye, Francis Picard, conseiller municipal déplore l’absence d’un maître nageur sur la zone du Petit étang, rendez-vous habituel des baigneurs de la commune et des alentours.

150 à 200 baigneurs par jour

« Nous sommes loin des promesses faites aux élus locaux dans le cadre de la réorganisation des territoires et de la création des nouvelles communautés de communes, des beaux discours sur l’accompagnement du développement touristique et la volonté de création d’un label pour mettre en lumière la richesse du patrimoine de Grand Poitiers. Alors que jusqu’à l’an dernier, un maître nageur était mis à disposition de la commune durant toute la saison estivale par la communauté de communes du Pays chauvinois puis par l’agglomération de Grand-Poitiers, désormais propriétaire des aménagements du Petit étang (1), c’est aujourd’hui par une simple palette de chantier interdisant l’accès au toboggan aquatique et un discret panonceau (baignade interdite faute de maître nageur) que sont actuellement accueillis les 150 à 200 Podiens et estivants journaliers fréquentant le site et ce malgré une qualité d’eau jugée excellente par l’Agence régionale de santé (ARS) (2). »
Un affichage que le maire Paul Puchaud concède avoir fait apposer à la demande de Grand Poitiers. « Qui stipule que la baignade n’est pas autorisée faute de n’avoir pas de personnel encadrant. Aujourd’hui, je ne gère plus cet emploi et Grand Poitiers nous a indiqué n’avoir personne à nous envoyer. » Une interdiction qui n’arrête pas les baigneurs, mais qui dédouane la municipalité de toute responsabilité.

Deux désistements
coup sur coup

Du côté de Grand Poitiers, on l’assure, cette situation est le fruit d’un imprévu. « Un premier saisonnier puis un second recrutés pour assurer l’ouverture et la surveillance de la baignade du plan d’eau de La Puye se sont successivement désistés, explique Isabelle Jadaud Pressat, directrice adjointe de Grand Poitiers en charge des ressources humaines. Notre objectif a donc été de trouver une solution dans les meilleurs délais, car il n’a jamais été question de ne pas ouvrir ce plan d’eau pour la saison estivale. La direction des sports a donc opéré un recrutement en interne et le Petit étang sera rouvert à la baignade avec un surveillant dès ce vendredi 13 juillet à 14h. » À La Puye, la saison va pouvoir commencer.

(1) Comprenant l’aire de loisirs et de jeux ainsi que le restaurant-bar-glacier « De lignes en lignes ».
(2) La baignade au Petit étang avait été interdite deux semaines en août 2016 et tout le mois d’août 2017 en raison de la présence de cyanobactéries détectées par les analyses pratiquées de façon hebdomadaire par l’Agence régionale de santé (ARS).

Delphine Léger
journaliste
Nouvelle République / Centre-Presse

L’humeur du Jour

Quid des promesses faites aux élus locaux dans le cadre de la réorganisation des territoires et de la création des nouvelles communautés de communes. Des beaux discours sur l’accompagnement du développement touristique et la volonté de création d’un label pour mettre en lumière la richesse du patrimoine de Grand Poitiers.

               De l’intérêt porté aux familles de l’Est de l’agglomération de Poitiers ; lesquels en plus de s’être vu privées depuis cet hiver d’accès à l’unique établissement culturel de la commune suite à la fermeture de leur bibliothèque municipale, se voient aujourd’hui empêchées de pouvoir profiter comme chaque été et en toute sécurité, de la plage du petit étang faute de maître-nageur.

               Un maître-nageur mit à disposition de la commune durant toute la saison estivale par la communauté de communes du Pays Chauvinois puis l’agglomération de grand-Poitiers. Du moins jusqu’à l’an passé, car après une année charnière qui aurait pu apparaître prometteuse autour des aménagements propriétés de grand Poitiers (nouveaux gérant au bar-glacier-restaurant, maîtres-nageurs détachés de Poitiers, remplacement de jeux de l’air de loisirs); c’est par une simple palette de chantier interdisant l’accès au toboggan aquatique et un discret panonceau (baignade interdite faute de maître-nageur) que sont actuellement accueillis les familles et estivants. Ce malgré une qualité d’eau jugée excellente par l’agence régionale de santé (ARS).

               Des familles profitant depuis des années de l’accès gratuit aux installations, faute de pouvoir emmener les enfants à la piscine de Bonnes, Chauvigny ou de la Ganterie à Poitiers; et une piscine de la Ganterie qui ne devrait pas manquer de maîtres-nageurs cet été, quand la Puye et ses 150 à 200 estivants journaliers apparaissent comme oubliés.

               Ajoutez à cela un Grand étang qui semble peiner à trouver son public faute de communication entre la Mairie de la Puye et la Fédération départementale de pèche, deux projets d’aménagements contestables dans le périmètre historique de l’ancien Prieuré fontevriste du XIIe siècle (dont les 9 éoliennes de la Busisière) ; et vous aurez dressé le tableau d’une belle endormie au patrimoine historique et naturels exceptionnels. Un petit paradis laissé pour compte au coeur du triangle d’or historique de la Vienne, dans le grand Est de l’Éden poitevin.

Actualité la Bussière – 86310 –

Le « Deux poids, deux mesures » du Maire de la Bussière.

Quelque 400 teufeurs se sont retrouvés il y a quelques mois le temps d’un week-end à la Bussière au cœur de la Vienne . Un rendez-vous jugé trop bruyant et… décadent par le Maire de la commune plus habitué il est vrai à la musique militaire et à tenir ses administrés le doigt sur la couture, qu’à voir défiler la jeunesse française dans la grisaille de ses rues.

Une rave-party gratuite organisée sans demande d’autorisation préalable (la loi n’obligeant les organisateurs à déclarer l’événement qu’à partir de 500 participants), à propos de laquelle le Maire prétendra lors de propos rapportés par la presse régionale, avoir reçu « une douzaine de coups de fil, de Bussiérois qui se plaignaient du bruit. Des vacanciers (auraient) même quitté le VVF à cause des nuisances sonores (…) »

 

 

Un rassemblement qui n’aurait pourtant pas été pour déplaire à Gilbert Bécaud, ancien habitant de la commune et première vedette française à avoir vu des fans casser des fauteuils à l’Olympia.

 

 

« j’ai prévenu les gendarmes »,reprendra le premier édile, avant de ce rendre sur place : « Je voulais leur parler, leur dire surtout que je n’étais pas du tout d’accord avec ce genre de manifestation et que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que ça ne se renouvelle pas.

Au final ? – « J’avoue qu’ils m’ont fait bon accueil et se sont montrés sympathique. »

Un accueil jugé plutôt chaleureux qui ne dissuadera pas le détenteur de l’autorité de faire intervenir la compagnie de gendarmerie de Montmorillon, le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) et l’escadron départemental de sécurité routière accompagnés d’un chien de détection, pour effectuer des contrôles le dimanche et lundi.

Bilan du déplacement de la grande armada aux frais du contribuable: 5 détentions de stupéfiants, 4 conduites sous alcool ou stupéfiants, trois faits de tapages diurnes et deux nocturnes relevés. Un bilan maigrichon et bien ordinaire si de tels moyens étaient déployés à la sortie des banquets organisées par la commune.

Des débordements de décibels bien innocents et sans grandes conséquences pour un rassemblement organisé dans une clairière au milieu des bois à l’écart du village. Des faits qui vaudront néanmoins au propriétaire du terrain une convocation en bonne et due forme de la part du Maire pour lui signifier tout le bien qu’il pense de notre jeunesse.

« (…) c’est une parfaite décadence culturelle. La musique qu’ils écoutent n’a aucune ligne mélodique, pas de médium, ni d’aigus, que des basses. Et puis, surtout j’ai vu circuler de l’alcool et de la drogue. »


Un état de fait que ne conteste pas Axel Thevenet, propriétaire des terres qui, après avoir rappelé qu’il mettait gracieusement et par amitié pour la cinquième fois son terrain à disposition des organisateurs, déclarait : « Il ne se passe jamais rien dans la commune. C’est bien de temps en temps de faire «  chier  » le peuple. Pourquoi pas, même, envisager la tenue récurrente d’un festival électro. »

Un projet, auquel ne souscrit bien évidemment absolument pas le maire de La Bussière qui rappellera qu’à l’avenir « Il fera tout pour que ce genre d’événement ne se renouvelle pas (…). »

La décadence version Eric Viaud, Maire de la Bussière (86310) …

« Dans un pays où on cherche des Pokémons, il est évident qu’on oublie Hugo, Jaurès, Rousseau ou encore Montherlant »estime Éric Viaud, maire de La Bussière, qui y voit une décadence et une déshérence culturelle à mettre aussi au compte de la free-party de ce week-end où « j’ai vu des jeunes le regard vide hochant la tête devant un mur d’enceintes ».

Passant du rave à la réalité, rappelons que plus de 200 habitants des environs se sont à leur tour élevés contre les accès de décadence de Mr le Maire.

Un Maire qui souhaite faire installer au dessus des vestiges de l’ancien Prieuré fontevriste du XIIe siècle de la Puye, 9 éoliennes de 180 m de haut. Au cœur du « Triangle d’or historique de la Vienne », entre les fresques millénaires de l’abbaye de St Savin classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, la cité médiévale de Chauvigny (un site unique en Europe avec ses 5 châteaux posés sur un éperon rocheux) et les sculptures pariétales (- 15 000 ans) d’Angles sur anglin. Des éoliennes installés le terrain d’un bijoutier Chauvinois, un entrepreneur du Blanc (36), et un dame de Poitiers. Aucun des 3 n’habitant la commune et n’ayant pas à subir les effets sur la santé de ces bombes à retardement. Les 3 étant néanmoins assuré de touché de 6 à 8,000 euros par éolienne.

Et vous osez parler de décadence des mœurs de la jeunesse Monsieur le maire ?

Pauvre France !!! A quand une nouvelle Rave à la Bussière …

Avis aux amateurs

Raid St Martin

Belle initiative s’il en est que celle du Conseil départemental de la Vienne, d’organiser les 22 et 23 juin 2018 la toute première édition d’un raid  aux couleurs de Saint-Martin.
Un parcours ouvert à toutes et tous; qui pour n’être référencé sur aucun des itinéraires officiels empruntés par le Saint-homme au IVe siècle (…) n’en reste pas moins intéressant à découvrir.

La promesse d’une belle épreuve (…)

150 km d’une course organisée en partenariat avec le ‘’stade poitevin triathlon’’, passant par Ligugé, Béruges, Vouillé, Mirebeau, Monts sur Guesnes, Loudun …. et Candes St Martin (37).
 (…) pour un grand raid aux faux airs de petit raccourci historique
Un tracé préféré par les organisateurs à celui passant par le « Triangle d’or historique de la Vienne »; Certifié « Itinéraire culturel par le Conseil de l’Europe »

 


Une épreuve purement sportive faisant l’impasse sur les 26 dernières années de la vie de St Martin; depuis son départ de Ligugé en 371 jusqu’à son décès à Candes St Martin en 397.
Un tracé ouvrant sur des paysages certes magnifiques, mais situés à plus de 50km de « l’itinéraire de St Martin de Tours » ( tracé emprunté par l’ermite en 371 entre Ligugé à Tours, ville dont il deviendra évêque).
Courant de Poitiers à Tours sur plus de 230 km. Passant par Ligugé, Saint-Martin la Rivière, la Puye, Angles sur Anglin (…), l’itinéraire historique ouvre sur plus de 80km de paysages et sites exceptionnels pour le seul département de la vienne (Voir la carte détaillée)
 
  • Eglise st Hilaire à Poitiers classée au patrimoine mondial
  • Abbaye de St Benoit
  • Chapelle du « Pas de St Martin » à Saint-Martin la Rivière (Valdivienne)
  • Abbaye de Ligugé (1er monastère chrétien d’occident créé au IVe siècle par St Martin).
  • Cité médiévale de Chauvigny, St Pierre les églises et ses fresques de l’an mil.
  • Vestiges du Prieuré fontevriste de la Puye, monolithe de la Pierre aux Fadets (plus ancien monument historique classé du Pays Chauvinois) et maison-mère de la congrégation des filles de la croix fondée par St André-Hubert et Sainte Jeanne-Elisabeth au XIXe siècle.
  • Les lieux fondateurs de la congrégation à St Pierre de Maillé: grotte de la cancéreuse, château de Molante, escalier du Bon Père, grange des Marsyllis
  • Forteresse d’Angles-sur-anglin et sculptures préhistoriques du « Roc aux sorciers » (- 15 000 ans), unique au monde.

Voir la brochure de présentation 

La vie de St Martin

(l’ermite devenu évêque de Tours)

Né au IVe siècle de notre ère dans une province probablement située dans l‘actuelle Hongrie; d’un Père officier supérieur au sein de l’armée de l’empire romain. Bien qu’attiré par le culte encore balbutiant de la chrétienté, Martin se laisse convaincre d’embrasser la carrière de son père au sein de l’armé romaine.

Partageant un soir de l’hiver 334 à Amiens son manteau avec un mendiant, Martin renonce à la vie militaire et se fait baptiser.

Se rendant auprès d’Hilaire (évêque de Poitiers) en 356, mais ne pouvant obtenir le statut de prêtre, lequel lui est interdit du fait de son passé militaire, Martin s’installe à Ligugé où il créé un ermitage.

Rapidement rejoint par de nombreux disciples il fonde le premier monastère de Gaule.

En 371 à la mort de l’évêque de Tours, Martin est emmené contre sa volonté et proclamé nouvel évêque.

Il meurt à Candes le 8 novembre 397.

La légende veut que des fleurs se soient mises à éclore en plein novembre, au passage de son corps sur la Loire entre Candes et Tours où il sera inhumé. Donnant lieu à la naissance à l’expression « été de la St Martin »

 

La Bussière – « La labellisation des gites touristiques en Danger? »-

 

Bourgade d’une soixantaine de hameaux ou lieux-dits disséminés sur un territoire de plaines vallonnées et vallées escarpées plus ou moins boisées (…), la Bussières qui aura vu sa population divisée par 3 en l’espace de 150 ans pour se stabiliser aux alentours de 370 habitants apparaît comme un village isolé au cœur de quelques-uns des plus beaux paysages du Poitou.

Un territoire de 3 200 hectares situé dans le « Triangle d’or historique de la Vienne»; à moins de 10km des fresques millénaires de l’abbaye de St Savin classées au patrimoine mondial de l’UNESCO (photo ci-contre), ou du «Roc aux sorciers (véritable Lascaux de la sculpture avec ses représentations uniques datant de + de 15 000 ans).

Souffrant d’une offre touristique mal identifiée malgré la présence sur son territoire de 3 anciens châteaux, divers gîtes ruraux classés gîtes de France, parcours de pêches et sentiers de randonnées (…); la commune pourrait bien faire les frais d’une fuite en avant liée à la volonté de quelques-uns de s’asseoir sur:

  • La qualité de vie d’une population inscrite au sein d’une pyramide des âges fragilisée (les + de 45 ans représentants 63.2% de la population de la commune au lieu de 49.2 % au niveau national).

  • Un patrimoine naturel et un environnement préservé grâce au travail de fond réalisé par les équipes municipales précédentes.

  • Un paysage de carte postale baigné par les eaux de la Gartempe (cher à Gilbert Bécaud qui y installera un temps sa famille).

  • Un offre d’hébergement touristique labélisée regroupant plus 30 locations et chambres d’hôtes  » gites de France » dans un rayon de 10 km (hors locations VVF financées par la dette inscrite sur le budget de la commune à hauteur de 400 000 euros en 2017)

Une fuite en avant qui classait la Bussière à la 615 ième place dans le palmarès des 36 000 communes françaises en terme de montant d’encours de la dette au 31 décembre 2015 (source : Le journal du net )

Un encours de la dette passé de 719 euros/hab en 2013 à plus de 2 660 euros en 2015

( Source: le journal du net )

 
 

Un montant par habitant 3 fois supérieur à la dépense moyenne des communes de même taille, qui vaudra malgré ses cris d’orfraie dans la presse régionale le 16/11/2016, un zéro pointé au maire actuel pour sa gestion de la part de l’argus des communes. ( Voir le journal du net )

Des choix controversés, portant le sceau d’une vision politique étriquée mettant sur un même plan d’égalité: un potentiel touristique exceptionnel et le fiel de la spéculation déversé par des d’investisseurs étrangers à la commune.

Des choix contestés par une frange importante de la population lors d’une mobilisation sans précédent devant les caméras de France 3 et les objectifs de nombreux médias régionaux.

Une mobilisation visant à  informer et mettre l’équipe municipale actuelle face à ses responsabilités devant les dangers réels pour la santé, le tourisme et l’économie locale, d’une implantation de 6 puis 9 éoliennes de 180m de haut aux portes de la Bussière.

Des éoliennes prévues pour être installées par la société Valéco, sans concertation avec les communes environnantes. 

  • Dans le couloir de migration de nombreuses espèces.

  • A proximité d’une zone Natura 2000 et d’un nombre important d’espèces protégées.
  • A deux pas des étangs millénaires de la Puye
  • Dans le périmètre historique de l’ancien Prieuré fontevriste du XIIe siècle.

  • Au seuil de la Maison-Mère de la congrégation des filles de la Croix présentent depuis plus de 200 ans

  • Sur des terrains propriétés d’un joaillier, d’un entrepreneur du Blanc (36) et d’une habitante de Poitiers. 
 
 Aucun des 3  propriétaires ne résidents dans la commune

Photo-montage publié par la NR/CP pour illustrer son article du 17/02/2017

Un choix qui, pour n’être à l’heure actuelle que celui d’un quarteron, pourrait bien isoler plus encore la Bussière et sa population des 16 communes environnantes (St Savin, Chauvigny, St Pierre de Maillé, la Puye, Angles sur anglin, Paizay le sec, Lauthiers, Ste Radegonde, St Germain …..) ; lesquelles se sont toutes prononcées contre la réalisation d’un projet allant à l’encontre de l’intérêt général et du bien-être des populations concernées.

Liste des opposants au projet d’éoliennes de la Bussière:

M. Alain FOUCHÉ – Sénateur de la Vienne -, M. Jean-Michel Clément – Député de la Vienne -, M. Bruno Bellin – Président du conseil départemental -, M. Gérard Herbert – Maire de Chauvigny -, M. Enguerrand Delannoy – Maire de St Pierre de maillé -, M. Paul Puchaud – Maire de la Puye -, Mme Annie LAGRANGE -Présidente du CCVG, Maire de Lussac les Châteaux -, M. Jean-Marie ROUSSE – Maire de Saint-Savin -, M. Jacques de CREMIERS – Maire de Paizay le Sec -, M. Alain MARTIN – Maire de Lauthiers -, M. Xavier BOYER – Directeur de l’EPCC Abbaye de Saint-Savin sur Gartempe -, M. Chombart de Lauwe – Président de l’association des Prieurés Fontevristes -, Mme Isabelle Soulard – Conseillère Départementale – (…) et les conseils municipaux de 16 communes environnantes ( soit plus de 240 élus et représentants du peuple)

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Récital du « Choeur d’hommes du haut-Poitou » et « salon du livre historique » de la Puye

Avec plus de 270 spectateurs réunis par notre association au sein de la chapelle conventuelle le 28 avril 2018 , la 1 ere édition  de ce qui pourrait devenir un événement récurent à l’aube des commémorations du bicentenaire de l’installation de la Maison-Mère des Filles de la Croix à la Puye, apparaît dores et déjà comme un franc succès.

Une réussite  accompagnée par une salve d’applaudissements et de rappels à mettre avant tout sur le compte de l’enthousiasme soulevé par le Choeur d’hommes du haut-Poitou.

Un récital suivit dés le lendemain du « 1er salon du livre historique de la Puye ». Salon  organisé à l’initiative de « Sortir des ornières de l’histoire »par l’association chauvinoise Pictabook 86 et le Pictavien éditeur; et plutôt bien accueillit par le public venu en nombre à la rencontre des auteurs.

A toutes et tous nous disons MERCI et rendez-vous l’an prochain dans le cadre de notre 2nd édition.

1er Salon du Livre historique de la Puye

 

Première édition

 du salon de la littérature historique de la Puye.

 Un nouveau salon pour Pictabook86.
 

Nouvel événement pour l’association chauvinoise Pictabook86 qui oeuvre à la promotion du livre et de la lecture qui inscrit à son calendrier un nouveau rendez-vous, celui du livre historique avec un salon dédié le 29 avril prochain à La Puye. « Il y a beaucoup d’auteurs qui écrivent sur l’histoire. C’est une thématique intéressante et peu représentée dans les salons du département hormis à Monts-sur-Guesnes », détaille Matthieu Noirot, président de l’association.

Un concert la veille

Une première édition qui devrait accueillir une vingtaine d’exposants régionaux et qui vient compléter les trois autres salons organisés par l’association en collaboration avec le Pictavien éditeur, celui du livre d’auteurs jeunesse en mars à Saint-Pierre-de-Maillé, celui des auteurs régionaux en juin à Chauvigny et celui de la littérature généraliste en novembre à Vouneuil-sur-Vienne.
Un salon qui se couple avec la veille au soir un concert du Choeur d’hommes du Haut-Poitou.

Concert du Choeur d’hommes du Haut Poitou, samedi 28 avril à 20h, à la grande chapelle.

Réservations au 06.72.74.05.05
ou contact@ sortirdesornieresdelhistoire.fr

Salon de la littérature historique » le dimanche 29 avril, de 10 à 18h, salle des fêtes de La Puye. Entrée gratuite.

source: Centre Presse / NR

Récital Exceptionnel du Choeur d’hommes du haut Poitou

 Récital du Choeur d’hommes du haut-Poitou. 
Un triangle d’or pour « sortir des ornières de l’histoire ».
 
 
       Pour mettre en avant sa commune nichée au coeur de trois sites d’exception, l’association podienne organise un événement les 28 et 29 avril prochains.

Cinquante-trois hommes forment le Choeur d'hommes du Haut-Poitou.

Cinquante-trois hommes forment le Choeur d’hommes du Haut-Poitou.
Concert: du Choeur d’hommes du Haut-Poitou, samedi 28 avril, 20h, à la grande chapelle.
Rens. et rés. au 06.72.74.05.05 ou 05.49.01.21.62
ou: contact@sortirdesornieresdelhistoire.fr

 

Il était une fois, dans un petit village du Poitou profond, un amoureux des vieilles pierres. L’histoire pourrait commencer comme un conte tant il y est question de racines, de mémoire, de beauté et de mystère. L’homme, c’est Francis Picard, Podien depuis une dizaine d’années. De nature curieuse, il a fureté sur sa commune de La Puye pour y dénicher des trésors: pierre dressée des Fadets, moulin, abbaye de l’Étoile, église romane de Cenan et, bien sûr, le prieuré fontevriste qui accueille la congrégation des Filles de la Croix.

« Créer une nouvelle entité pour relier ces sites »

Avec une dizaine de passionnés, il crée l’association Sortir des ornières de l’histoire, qui organise un premier événement à l’occasion des Journées du Patrimoine, puis les 28 et 29 avril autour d’un concert et du premier Salon du livre historique, pour mettre en lumière le patrimoine naturel et architectural exceptionnel situé dans un triangle historique posé entre les sculptures pariétales du Roc aux Sorciers (-15.000 ans), la forteresse d’Angles-sur-l’Anglin, la cité médiévale de Chauvigny et les fresques classées au patrimoine mondial de l’abbaye de Saint-Savin.

« Nous sommes au coeur de ce triangle d’or dessiné par trois sites exceptionnels. Le prieuré du XII siècle de La Puye y tient son rang. Il se trouvait sur le chemin de saint Martin, évêque de Tours, entre Berry, Poitou et Touraine du sud. Aujourd’hui, La Puye est tiraillée entre Montmorillonnais, Châtelleraudais et Grand Poitiers. D’ailleurs, Jean-Pierre Raffarin lui-même nous a dit un jour: « A force d’être tiraillée ainsi, La Puye va finir par devenir capitale! » Nous voulons donc créer une nouvelle entité pour relier ces sites d’exception: c’est le triangle d’or. »

Et pour donner tout l’éclat nécessaire à cet or, le samedi 28 avril, un récital couvrant un large répertoire de chants traditionnels (basques, espagnols, napolitains…) ou sacrés, airs d’opéra (Verdi, Offenbach…) et musiques de film, sera au programme avec le Choeur d’hommes du Haut-Poitou, 53 hommes réunis autour d’une chef de choeur professionnelle, en prélude à la commémoration des 200 ans d’installation des Filles de la Croix à La Puye, fruit de la rencontre de deux femmes: Marie Pichot, dernière novice fontevriste présente à La Puye au début du XIX siècle et Catherine Fournet. Deux femmes oubliées qui ont fait découvrir le site fontevriste à sainte Jeanne Élisabeth Bichier des Ages, qui y a installé les soeurs.

Le premier Salon du livre historique se tiendra le lendemain, dans la salle des fêtes de La Puye.

> Concert: du Choeur d’hommes du Haut-Poitou, samedi 28 avril, 20h, à la grande chapelle.
Rens. et rés. au 06.72.74.05.05
ou: contact@sortirdesornieresdelhistoire.fr

> Salon du livre historique: dimanche 29 avril, salle des fêtes de La Puye.

source:  la NR – Martine Dubreuil

 

Bienvenue dans « Le Triangle d’or historique »

 

Riche d’un patrimoine naturel exceptionnel courant sur plus de 160 km2, de la vallée de la Vienne à celle de la Gartempe(…), le « Triangle d’or » situé entre Saint-Savin, Chauvigny et Angles sur Anglin apparaît comme l’un des incontournables du département de la Vienne (86).
  Un véritable écrin de verdure posé sur un limon fertile riche de plus de 15 000 d’histoire , regroupant quelques-uns des plus beaux paysages du Poitou.  Plaines vallonnées, étangs, landes et gâtines ou falaises abruptes baignées par les eaux tumultueuses des affluents de la Loire.
Bien que le site puisse recèler quelques-uns des plus beaux monuments historiques de la Vienne.

Des édifices pour certains plus que millénaires, reconnus par les plus hautes instances nationales ou internationales.

celui-ci se trouve être aujourd’hui menacé.

Regroupant quelques-uns des plus beaux sites du département de la Vienne, à commencer par l’un des plus beaux villages de France – Angles sur Anglin-. Ainsi que d’importants espaces naturels préservés, refuges de nombreuses espèces protégées, le triangle d’or mérite bien plus qu’un simple détour (…)  
  Un intérêt faunistique, touristique et historique exceptionnel
Fr   Véritable havre de paix apprécié de nombreux  écrivains, artistes peintres, sculpteurs, musiciens et/ou chanteurs,  à l’image  de  Gilbert Bécaud qui y séjournera durant près de 30 ans. Bien que la sauvegarde du « Triangle d’or » puisse  apparaître aujourd’hui menacée par les projets purement spéculatifs d’une poignée d’investisseurs peu scrupuleux, l’avenir du site apparaît porté par une ambition commune. Celle d’une majorité d’habitants qui, de la Puye à St Pierre de Maillé, en passant par Paizay-le-sec, Lauthiers, Ste Radegonde, St Savin, Chauvigny, Angles sur l’Anglin (…) s’accordent à vouloir relever ensemble  les défis du XXIe siècle tout en préservant la qualité de vie de leurs enfants.
  D’où l’initiative prise par 16 maires des environs (regroupant à eux seuls  plus de 10.000 habitants) d’interpeller les pouvoir publics en la personne de madame la Préfète pour la sensibiliser sur la nécessaire préservation de ces  espaces.

Angles sur Anglin – Le Lascaux de la sculpture –

Ancienne place forte posée au carrefour des provinces du Poitou, de Touraine et du Berry,  Angles sur l’Anglin comptait au recensement de 2014 un peu plus de 380 habitants répartis sur un territoire préservé de 1475 hectares.

Régulièrement classé parmi les plus beaux villages de France avec son éperon rocheux, l’intérêt stratégique du site apparaît au grand jour au tout début du XIe siècle avec l’édification d’une forteresse dont les ruines offrent aujourd’hui encore un panorama exceptionnel sur les ruelles étroites et les maisons de tuiles plates de la commune.

Libéré par Duguesclin suite à son occupation par les troupes anglaises durant la guerre de cent ans, le village connaitra de nombreux bouleversements au fil des siècles.

 
Comptant jusqu’à plus de 1700 habitants dans les années 1830  (4 fois plus qu’aujourd’hui), avant d’être frappée de plein fouet par l’épidémie de  phylloxéra qui détruira la majorité des vignobles de la région durant la seconde moitié du XIXe siècle ; la commune devra sa renommée du milieu du XIXe siècle aux années 1960 à la broderie.

Aux « jours d’Angles », une technique de broderie employée sur le linge de maison et les vêtements qui connaîtra son heure de gloire durant l’Entre-deux-guerres avant de devoir faire face à la concurrence industrielle.

A voir: Le manoir des Grands Breux, jadis propriété des Du Plessis, présente une architecture de la fin du 15e siècle. Le manoir de Chavanne qui possède une tour d’escalier du 15e ou 16e siècle. L’église paroissiale Saint-Martin fin du 11e siècle. Le château des Certeaux date de la fin du 18e siècle. Le Roc aux sorciers : Site préhistorique considéré comme le « Lascaux de la sculpture » mis à jour après la seconde guerre mondiale, formant un ensemble unique en Europe, d’animaux sauvages sculptés dans la pierre (bouquetins, bisons…) au sein d’une fresque datant de – 15.000ans.
 

Saint-Savin – ses fresques classées au patrimoine mondial –

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO pour le caractère exceptionnel de ses fresques, l’ abbaye de St Savin passe pour être, depuis sa sauvegarde au XIXe siècle et ses restaurations successives sous l’impulsion de Prosper Mérinée, devenu l’un des incontournables de l’art Roman en Poitou.

Haut lieu de l’architecture monastique, qui trouve ses origines au IXe siècle, période durant laquelle elle jouera un rôle important dans la christianisation du Poitou ; celle-ci se compose d’une église du XIe siècle dont la flèche octogonale de 78 m de haut frappée par la foudre en 1820 a été entièrement reconstruite à la fin du XIXe siècle. D’un bâtiment conventuel du XVIIe proposant aux nombreux visiteurs (plus de 50 000 en 2013) entre autres supports pédagogiques, un parcours scénographique fait de films, maquettes, bornes tactiles avec images en 3D (…). D’un logis abbatial et de jardins.

Recelant le plus vaste ensemble connu de peintures murales (460 m² de scènes de l’ancien testament peintes à 17 m du sol au XIe et XIIe siècle) l’abbatiale abrite en son chœur deux cryptes. L’une dédiée à Saint-Marin. L’autre à Saint Savin et Saint-Cyprien, deux frère martyrs macédoniens décapités et inhumés dit-on au Ve siècle en bordure de Gartempes sur les lieux mêmes de la construction d’un premier édifice trois siècles plus tard.

Connue pour avoir été parmi les plus influente d’occident jusqu’à la guerre de cent ans, l’abbaye sera dévastée au XVIe siècle. Les bâtiments conventuels et le cloître déposés pierre par pierre pour être vendu et servir à la construction des habitations environnantes.

Retrouvant son statut en 1640, date à laquelle s’y installera avant d’en être chassée par la révolution de 1789, la congrégation de Saint-Maur. L’église abbatiale deviendra paroissiale en 1792 et les bâtiments conventuels tour à tour transformés en logements d’instituteurs puis en gendarmerie avant son classement au patrimoine mondial en 1983.

Ayant subit d’importants travaux de restauration, de mise en valeur et d’amélioration dans le cadre de son ouverture au public, l’abbatiale accueille aujourd’hui un établissement culturel chargé de sa gestion touristique et économique, ainsi que celle de la Vallée des fresques.

Chauvigny – sa cité médiévale unique en Europe –

Exceptionnel ne serait-ce que par la qualité de son patrimoine historique, le pays chauvinois réunit quelques-uns des plus beaux sites touristiques du département de la Vienne.

Un patrimoine  dont la cité médiévale, véritable musée à ciel ouvert, ou l’ancien bourg de Saint-Pierre les églises avec ses fresques antérieures à l’an mil, passent pour être (au même titre que les vestiges fontevristes du « presque millénaire » bourg de la Puye), quelques-uns des plus beaux fleurons.

Etape incontournable sur le tracé de l’ancienne voie romaine qui, de Poitiers à  St Savin permettait autrefois aux pèlerins, commerçants et autres voyageurs (…); aujourd’hui encore aux touristes de relier le cœur des  deux seules villes du département à avoir sur leur territoire des monuments  classés au patrimoine mondial par l’UNESCO . L’éperon rocheux de la cité chauvinoise avec ses 350m de long et 45m de haut  fait figure de site unique en Europe.

Un éperon rocheux qui aura été du XIème au XVIIIème siècle le siège d’un important centre  militaire, administratif et religieux. En témoignent ses 5 châteaux, 4 églises (dont la magnifique collégiale St Pierre et ses chapiteaux sculptés) ou ses deux kilomètres de remparts surplombant la ville basse.

Aujourd’hui classée « ville d’art » au même titre que ses proches voisines Poitiers, Montmorillon ou Nouaillé-Maupertuis; sauvée une première fois du déclin au lendemain de la révolution française – celle-ci ayant bien faillit sonner le glas de la cité médiévale en autorisant les habitants installés sur les terres marécageuses de la ville basse, entre Vienne et Talbat, à venir piller les pierres de ses monuments emblématiques- (…). la ville connaitra un essor important au XIX e siècle grace au développement du chemin de fer, de l’industrie de la porcelaine et  à l’extraction de la pierre dite « de Chauvigny ».

Une pierre dure et résistante aux intempéris que l’on retrouve dans la construction de nombreux édifices à travers le monde. En Australie, aux Etats-Unis ou en France avec les colonnes du Trocadéro ou la cathédrale de Nevers (…). Une pierre qui  de la rue Faideau aux derniers vestiges du pont médiéval, résonne encore du pas des chevaux du Prince Noir, de Jean le Bon, de Du Guesclin, Jean du Berry ou de l’amiral Coligny.

Notons enfin pour ce qu’ils ont de remarquables, les efforts consentis depuis bientôt 30 ans par la population et les équipes municipales successives pour valoriser le patrimoine de la ville.

Une ville qui, bien au delà de sa seule cité médiévale, avec son spectacle des aigles, ses musées, son vélo-rail ou la mise en lumière de son petit patrimoine  montre à voir de nombreux sites dont la maison dite des templiers du XIVème siècle ou celle du roi Jean (hôtellerie où aurait dormit Louis XIV en 1651), aux milliers de touristes la visitant chaque années.

La Puye – 900 ans de patrimoine et aménagements religieux –

La légende veut qu’arrivant de Paizay-le-sec où lui aurait été refusé de quoi étancher sa soif, Martin ait accompli à la Puye l’un de ses tous premiers miracles. Faire jaillir des sources de toutes parts afin de remercier les habitants de leur hospitalité.

S’il peut être admis que Martin devenu saint n’eût peut-être pas cautionné l’ensemble des miracles qui lui ont été attribués (…) Que celui de La Puye ait pu être facilité par la déclivité du sol qui amène naturellement les eaux de Paizay-le-sec vers la commune par le grand étang. Force est de constater que l’histoire de La Puye reste étroitement liée à la présence de ses multiples sources et fontaines aux eaux de qualité comparable à celles de sa toute proche voisine, la station thermale de la Roche Posay.

Située à une trentaine de kilomètres de Poitiers, Châtellerault et du Futuroscope (…), au cœur des plus beaux paysages du Poitou. Bien que les premières traces de présence humaine puissent dater de plus de 7 000ans (la commune peut en effet s’enorgueillir d’avoir sur son territoire le plus ancien monument historique du Pays Chauvinois). C’est à la construction d’un prieuré fontevriste  vers 1111 de notre ère que remonte la création du bourg.

Un bourg  construit sur des terres en friches. Des terres dites « à grenouilles » que des siècles durant moines et moniales s’attacheront à rendre moins inhospitalières, grâce à d’exceptionnels travaux d’aménagements hydrauliques pour la plupart encore visibles et bien utiles aujourd’hui.

Reconnue paroisse dès 1295 avec l’arrivée massive de populations autour de son prieuré, la Puye gagnera peu à peu ses lettres de noblesse. Jusqu’au XVIIIème siècle où un nombre important d’Acadiens poussés par l’exode viendront trouver refuge sur son territoire, le long de ce qui deviendra « la Ligne Acadienne ».

Déclaré « bien national  » au lendemain de la Révolution, le prieuré sera racheté, sauvé de la ruine et profondément remanié par Sœur  Jeanne-Élisabeth Bichier des âges, religieuse poitevine, afin d’y installer en 1819 la congrégation des Filles de la Croix.

 Une congrégation qui, grâce à sa volonté et celle de son co-fondateur, André-Hubert Fournet – Curé de St Pierre de Maillé- , comptera jusqu’à 286 établissements scolaires partout en France au début du XXe siècle; et compte  aujourd’hui encore plus de 400 religieuses réparties dans 8 pays à travers le monde (Italie, Thaïlande, Cote d’Ivoire, …).

 Jeanne-Elisabeth Bichier des âges et André-Hubert Fournet seront élevés au rang de saints de l’église catholique en reconnaissance de leur œuvre par Pie XI et Pie XII ; leurs reliquaires sont présents de part et d’autre de l’autel, au sein de la chapelle conventuelle.

         à voir: Les vestiges fontevristes du XIIe siècle et la congrégation des filles de la Croix. La Pierre aux Fadets (- 6 000 ans avant JC), l’église St Hilaire de Cenan et les étangs du XIIe siècle, la ligne acadienne (XVIIIe siècle),  le Bélier hydraulique, le Moulin, les sources, Fontaines et lavoirs.

 A voir aussi:

  • Saint-Pierre de Maillé et les lieux seins de la Congrégation des Filles de la Croix, avec entre autres la grotte dite « de la cancéreuse »,  la « ferme du petit Marsyllis », les « escaliers de la maison du bon Père » (…)
  • Ste Radegonde en gâtine
  • Lauthiers
  • Paizay- le -sec
  • la Bussière