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Liniers

Sortir des ornières de l’histoire
Avec près de 15 % de son territoire occupé par le massif forestier le plus important du département de la Vienne ; la forêt domaniale de Moulière avec ses 6 800 hectares de feuillus et résineux partagés avec 7 autres communes des environs. Liniers apparaît comme un ancien bourg agricole en passe de réussir l’une des plus importantes de mutations de son histoire.

installée au cœur d’un vaste territoire courant sur tout le plateau compris entre les vallées de la Vienne et du Clain ; la commune a été au VIII siècle, l’une des plus importantes agglomérations du secteur (…). Avant de devenir chef-lieu d’une viguerie* au Xe siècle, puis de sombrer peu à peu dans l’oubli.

Bourgade de 564 habitants (recensement 2014) courant un territoire de 1619 hectares, le long de l’ancienne voie romaine reliant les localités de Poitiers à Yzeures sur creuse. Liniers qui aura longtemps souffert de son isolement, pourrait bien dans les années à venir tirer partie d’un environnement favorable à l’ombre des chênes et des résineux, pour apparaître comme l’une des belles surprises de la toute nouvelle agglomération de Poitiers.

Rattachée à Lavoux en 1819, avant de retrouver son autonomie un demi siècle plus tard, Liniers garde de nombreux témoignages de son passé.

  • Un patrimoine historique avec ses vestiges gallo-romain, du côté du château des M(e)urs, de la Chevralière, la Vieille Chaise ou du Marchais.
  • Architectural, avec entre autres particularités d’avoir su marier les styles et les âges avec son église Notre-Dame.

Un édifice d’art roman dont les première traces apparaissent dans le cartulaire de l’abbaye Saint-Cyprien de Poitiers en 1080. Largement remaniée au fil du temps, avec son portail et sa nef du XIe siècle, son clocher-porche reconstruit en 1668 et ses vitraux contemporains du maître verrier Michel Guével créés à l’aube du XXIe siècle.

    • Un patrimoine naturel enfin, mit en valeur le long de ses nombreux chemins balisés, à découvrir à pied, à vélo ou à cheval sur le dos de l’un des 150 pensionnaires de son centre d’équestre.

 

savigny lévescault

Sortir des ornières de l’histoire

Commune du pays de Vienne et Moulière, associé à St Julien l’Ars au cours du XIXe siècle avant de reprendre son autonomie (…). Classée aujourd’hui dans le premier cercle des communes de la périphérie de Poitiers.

Paradis des pêcheurs et autres amateurs de farniente, autour de ses étang ombragés (…). Savigny Lévescault apparaît comme un village au patrimoine relativement bien préservé. Avec son église paroissiale du XIIe siècle ; ses manoirs – entre autres sites à découvrir – du Treillet, de la Séguinière, de Château Merle ou de la Touche.

Un manoir « de la Touche » pour ne citer que celui-ci, situé au cœur d’un Parc de 12 hectares, proposant aujourd’hui des chambres d’hôtes ; et ayant entre autres particularités celle d’avoir un pigeonnier consacré en 1653, après que l’évêque de Poitiers ait concédé aux propriétaires des lieux, le droit d’ériger une chapelle sur son domaine.

Avec un territoire courant sur près de 2200 hectares et ses kilomètres de sentiers balisés, Savigny Lévescault apparaît comme une commune à fort potentiel, ayant su maîtriser son développement.

Située hors des grands axes de communications et desservit depuis Poitiers par une voie secondaire au tracé quelque peu discutable, la commune aura longtemps souffert de son isolement. Au point de n’avoir vu sa population progresser réellement qu’à partir des années 1980. Passant de 500 habitants alors ; (les Savignois). à plus de 1200 habitants aujourd’hui.

Un mal pour un bien peut-être, qui lui aura permit d’éviter les écueils et de s‘assurer un développement raisonné autour d’un centre bourg restant certes à dynamiser, mais un groupe scolaire de qualité, situé au cœur d’un environnement préservé.

 

Saint-Julien l’Ars

Sortir des ornières de l’histoire
Avec un territoire courant sur près de 1850 hectares et une population 8 fois supérieure à celle de la bourgade agricole qu’elle était au début du XIXe, Saint Julien l’Ars passe pour avoir résolument tourné le dos à son passé et entrer de plain-pied dans le cercle élargi des communes péri-urbaines de grand Poitiers.

Associée au XIXe siècle à Savigny Lévescault, puis au XXe à la communauté de communes de Vienne et Moulière ; Saint Julien l’Ars semble privilégier depuis le début du XXIe siècle, sa proximité avec le CHU, l’université et les grandes administrations poitevines ; au détriment peut-être du bien-être de ses habitants, de la préservation de son identité ou de la sauvegarde de son patrimoine.

S’étant vu refuser, malgré les recours, le droit d’installer à proximité de l’ancienne voie romaine, un parc de 5 à 7 éoliennes hautes comme des immeubles de 50 étages ; Saint Julien l’Ars passe pour être aujourd’hui devenu le paradis des promoteurs, maîtres d’œuvres, bâtisseurs et autres bétonneurs, avec pas moins d’une bonne demi-douzaine de lotissements, dont ceux de la vieille vigne (47 lots ), la Roche (23 lots), ou le Bois du Moulin (56 lots).

Une image par certains aspects désastreuse, qui pourrait bien valoir à la commune le qualificatif de cité-dortoir si rien ne devait être fait dans les actes pour valoriser son patrimoine naturel, historique ou architectural.

Avec quelques traces difficilement visibles d’une « villae » gallo-romaines sur ses terres, et l’existence révélée d’un ancien cimetière mérovingien à proximité de son église (…). Patrimoine sans aucune mesure avec celui de « la ville aux cent clochers » ou de « la Cité médiévale » toutes proches ; Saint Julien l’Ars mérite malgré tout d’être mise en lumière, ne serait-ce que pour offrir aux nouveaux arrivant, la possibilité de découvrir quelques brides de l’histoire de leur commune de résidence.

Née de la division d’un vaste territoire courant de Saint Julien à de Nieuil l’Espoir ; territoire que les manuscrits des IXème et Xème siècles désignent sous le nom de « Cors Fagia ». La commune n’apparaît sous le toponyme Sancti Juliani parrocchia (paroisse de St Julien) qu’à la toute fin du XIe siècle. Ars (abréviation de Arus … brulé) ne venant compléter l’ensemble qu’en 1119 dans une charte du Pape Calixte II faisant référence à l’ Ecclesia Sancti Juliani Arsi (l’incendie de l’église de St Julien).

Outre l’église dite neuve du XIIe siècle relevée des ruines au XIXe, citons l’existence d’un château en cours de restauration. Manoir profondément remanié depuis du XIVe siècle dont le donjon est aujourd’hui classé au titre des monuments historiques.

 

la chapelle moulière

 La Chapelle Moulière
Tirant ses origines d’une ancienne terre cédée au XIe siècle à l’abbaye de Montierneuf pour y installer un Prieuré ; la Chapelle moulière se situe au cœur du plus important massif forestier de la Vienne. 6800 hectares de chênes et de résineux répartis entre les communes de Bignoux, Bonneuil-matours, Dissay, Liniers, Montamisé, Beaumont-St Cyr, Saint Georges lès Baillargeaux, Vouneuil sur Vienne et la Chapelle Moulière.

Avec un territoire de 1711 hectares pour moitié occupé par la forêt, la commune qui comptait 675 habitants au recensement de 2013, pourrait bien profiter pleinement au cours des prochaines années de son intégration au sein de l’agglomération urbaine de Poitiers.

Avec un positionnement géographique intéressant, un cadre exceptionnel et un environnement préservé à ¼ d’heure tout au plus de l’ancienne capitale régionale (..); la Belle pourrait bien en effet avoir quelques beaux atours à faire valoir.

Surplombant la vallée de la Vienne entre Bonnes et Bonneuil Matours ; siège d’une importante foire qui, du XVe au XXe siècle aura fait sa richesse. La Chapelle Moulière fait aujourd’hui partie d’une importante zone reconnue d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF).

Après avoir tiré l’essentiel de sa richesse de l’extraction de la pierre dite « de meulière ». Pierre extraite depuis la nuit de temps de ses terres argileuses. Et avec quelques 160 mares et autres points d’eau essentiels à la préservation des Tritons, reptiles et libellules. orchidées, chevreuils, martres, chauves-souris, faucons (…). La Chapelle Moulière apparaît aujourd’hui comme l’une des communes les plus impliquées dans le cadres de la préservation de son patrimoine naturel.

Trop longtemps mit en retrait de par l’intérêt de son patrimoine naturel (…) le bourg mérite néanmoins le détour. Ne serait-ce que pour prendre le temps d’une pause à la terrasse de son unique Bar-Restaurant ou pour admirer, entre autres monuments, la façade de son église et le détail de ses modillons du XIIe siècle probablement originaires de la chapelle primitive … – La Capella Moleriarum qui aura donné son nom à la commune-.

 

Sèvres-Anxaumont

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            Née du rapprochement des anciens bourgs de Sèvres et d’Anxaumont, qui ne comptait guère plus de 300 habitants à eux deux au XIXe siècle. La commune s’étend aujourd’hui sur 1549 hectares et a vu sa population tripler ces 50 dernières années pour se stabiliser en 2017 à un peu moins de 2 150 habitants.

            Bien que quelques traces d’activités humaines aient pu être relevées non loin du lieu-dit « le chiron des 3 fusées » (…); gravats divers et autres débris de tuiles accréditant la thèse de l’existence d’une ancienne villa gallo-romaine sur les lieux. La commune ne semble que modérément pouvoir prétendre à un intérêt majeur.

            Excentrée et peut-être grace à cela préservée, Sêvres-Anxaumont qui dispose de deux édifices classés au titre de monuments historiques, pourrait bien dans le détail, là même où dit-on se cache parfois le diable, réserver quelques surprises aux amateurs de randonnées.

            A commencer par le manoir de la Poupetterie. Un ancien établissement religieux en grande partie remanié au XVIIe siècle, cité pour la première fois au Xe siècle sous sa forme primitive. Manoir fortifié au XVe siècle par des crénaux pour se protéger entre autre brigands du chef des écorcheurs, par ailleurs seigneur de Montmorillon, (…) Etienne de Vignolles dit « La Hire *».

 

A voir :

    • La Métairie des bordes. 
    •                    Ancien Fief mentionné dés le XIIe siècle dans le cartulaire de St cyprien regroupant les lieux-dits de « la Tourette, les Grandes et Petites Bordes, la Cunaye ». Tirant probablement ses origine bien avant l’an mil, et dépendant du chapitre des moines de sainte Radegonde ; la métairie des bordes presque entièrement reconstruite au XIXe siècle aura abrité durant près d’un siècle et jusqu’à la fin de la première moitié du XIXe, l’un des plus important élevage et fabrique de vers à soie du Poitou.
    • Le château de Moulin Profondément remanié au fil des siècles, le château actuel construit vers 1435 avec les pierres de l’ancien édifice est aujourd’hui le siège de l’institut médico-éducative (IME) de moulin.
    •                    Situé dans le centre bourg, le château de Moulins construit à l’emplacement d’un ancien château féodal du Moyen Age détruit en 1356 par les troupes du Prince Noir. Forteresse dont on peut voir encore la trace des douves dans le bois se trouvant face du château actuel.
    • L’église St Nicolas, sa façade rectiligne défigurée par un abri; inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques avec ses modillons sculptés.
    •  
    • L’ancien cimetière, ses deux tombes romanes sur chevalet datant du XIIIe siècle classées « Monuments historiques » situées à proximité d’une croix hosannière du XIVe.
    • * En raison de sa bravoure et de sa droiture « réelle ou supposée » au coté de Jeanne d’Arc, La Hire passera à la postérité comme valet de cœur de nos jeux de cartes.

Coulombiers

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Apparut au XIe siècle sous le nom de Columieras « lieu d’élevage de colombes ou pigeons ».Posé sur l’un des plus importants chemins de pèlerinages vers St Jacques de Compostelle (…). Coulombiers qui aura connut au cours du moyen-age un essor économique certain, grâce à sa situation privilégié entre l’Abbaye de Fontaine le Comte et la commanderie de Templiers de Cloué, pourrait bien aujourd’hui toucher les dividendes des efforts consentis ces dernières années par ses habitants.

Des efforts principalement dirigés vers la préservation de son patrimoine et la création de deux zones naturelles d’intérêts écologiques, faunistiques et floristiques tels que la forêt de l’Épine* ou l’étang dit de Maupertuis.**

Des paysages sculptés par les campagnes d’extraction de l’argile et la création de nombreuses marres, refuges des hérons, canards ou autres poules d’eau (…), à découvrir à travers le prisme des chemins balisés.

Avec près de 2600 hectares de plaines plus ou moins vallonnées et boisées ; une population avoisinant aujourd’hui les 1100 habitants, essentiellement regroupés autour du bourg. Coulombiers pourrait bien apparaître comme l’une des valeurs montantes au sein de Grand Poitiers et bénéficier d’un regain d’intérêt lié à son positionnement stratégique dans le « goulot d’étranglement » entre le premier cercle des communes de la périphérie de Poitiers et le Pays mélusin.

A voir :

    • Dans le centre bourg, l’église Notre-Dame du XIXème siècle construite sur l’emplacement d’une ancienne église romane. Le long du « Palais », l’unique cours d’eau traversant le village, un lavoir assez bien conservé.

    • A l’extérieur du bourg, la Ratonnière ancien fief du XVe avec son pigeonnier du XVIe siècle, et son ancien moulin actionné jusqu’au début du XXe par les eaux du Palais.

* La forêt de l’Épine et ses 200 espèces de champignons recensées. Ses 600 hectares de trembles, de bouleaux, de chênes et de hêtres. Ses spécimens menacées de Busards, Faucons ou Bondrées apivores. Ses mares et d’étangs sur lesquels se trouve l’une des rares plantes carnivores de France: l’utriculaire citrine.

** L’étang de Maupertuis (Mauvais chemin) alimenté que par les eaux de ruissellements, dans lequel on élevait autrefois des sangsues pour la médecine. A noter en autres espèces, la présence autour de l’étang du Cordulégastre annelé, l’une des plus grandes libellules de France.

 

jazeneuil

Avec à peine plus de 830 habitants répartis entre le centre bourg, 45 hameaux et quelques 3182 hectares de plaines vallonnées, bocages ou vallées boisées ; Jazeneuil apparaît à l’image de son incontournable église du XIIe siècle. Joyau de l’art roman authentique et fragile.

Citée pour la première fois vers la fin du VIIe siècle*, l’histoire de Jazeneuil pourrait bien remonter au paléolithique. En témoigne la découverte sur ses terres de nombreux silex, haches polies, bifaces moustériens (…). Thermes ou sépultures sous tuiles du IVe siècle, attestant d’une présence humaine plus ou moins continue le long des berges sinueuses de la Vonne depuis plus de 12 000 ans.

Terre de protestantisme au temps des guerres de religions et de la contre-réforme, la commune sera le théâtre en 1568 d’une bataille (ou de quelques escarmouches) opposant les troupes catholiques du duc de Montpensier, aux armées protestantes du prince de Condé.

Victime au XIVe siècle de la guerre de Cent Ans, puis bien plus tard de l’exode rurale. La commune qui comptait 900 habitants au XVIIIe siècle, et jusqu’à plus de 1150 habitant à la fin du XIXe, pourrait bien aspirer à un nouveau souffle au cœur de la toute jeune agglomération urbaine de Poitiers. à deux pas des touristiques communes de Lusignan, Curzay su Vonne ou Sanxay.

A voir :

          • L’église romane St Jean-Baptiste du XIIe siècle, implantée sur la source de St Macou

          • L’ancien prieuré de Bois-Métais dépendant au XIIe siècle de la congrégation de la chaise-Dieu

          • La Maison poitevine et son musée, inscrite au titre des monuments historiques.

          • Le logis de la Cour, demeure fortifiée du XVe siècle surplombant la Vonne, construite sur les ruines d’une ancienne villa romaine alimentée autrefois en eau par un aqueduc depuis la grotte aux fées.

          • Le moulin de Mongoulin dont la construction pourrait être antérieure à 1458.

          • Le village de la Quinterie, ancien fief du XIVe siècle

* apparut pour la première fois au VIIe siècle, sous la forme « Zezinoialo », le nom de la commune pourrait être à rapprocher du provençal « jazena »désignant un terrain long et étroit accompagné du suffixe « -ialo » d’origine gauloise indiquant plus précisément un champ ou une clairière.

Bignoux (86800)

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Avec un territoire courant sur plus de 1450 hectares dont près de 300 empruntés au massif forestier de Moulière*. Le tiers des habitants âgés de moins de 20 ans et une densité de population deux fois inférieur à la moyenne nationale ; Bignoux apparaît comme l’une des communes les plus dynamiques en terme d’accroissement démographique. L’une des plus prometteuse aussi, au cœur de la toute jeune agglomération urbaine de Poitiers.

Née de la présence supposée d’anciens bains romains sur ses terres. Baignos (endroit où l’on se baigne) qui deviendra successivement Baigneoux au XVe siècle (…), Begnoux et pour finir Bignoux au lendemain de la révolution française, aura vu sa population tripler ces 40 dernières années, pour se stabiliser aujourd’hui aux alentours de 1 100 habitants.

Des actifs travaillant pour l’essentiel dans le plus important bassin d’emploi du département, et une commune qui aura longtemps su se satisfaire de sa taille humaine avant de prendre conscience de son potentiel et entrer ces dernières années dans une nouvelle ère.

Une ère moderne conjuguant la préservation d’un cadre unique tourné vers le maintien des services de proximité et un tissu associatif ou économique ambitieux (…), à un environnement exceptionnel propice aux belles randonnées sur le parcours balisé de ses espaces préservés**.

Avec un patrimoine civil couvrant une part essentiel de son histoire. Une bonne dizaines de sites à découvrir, au rang desquels citons les châteaux des Martins ou de Lirec, la maison noble de Champôt, le manoir de la Grande Foye du XIIIème siècle et le logis de Château Fromage du XIe siècle, la commune mérite largement le détoure.

Un détour offrant qui plus est, aux détectives en herbes, la possibilité de résoudre l’un des mystères les plus jalousement conservé se rapportant à la construction de son église. Un édifice du XIXe siècle placé sous le vocable du premier évêque de Poitiers, offrant la particularité de n’avoir qu’une cloche malgré la construction d’un clocher prévu pour en recevoir deux.

La légende prétend qu’après s’être embourbé en Moulière et avoir imploré le diable de perdre dans la Bignolas les cloches qu’il transportait ; le charretier chargé de les livrer de Châtellerault à Bignoux n’en ait plus trouvé qu’une en arrivant dans le bourg.

* Massif de Moulière avec ses 6 800 hectares boisés (réserve du Pinail comprise). Quatrième forêt de la région « Nouvelle Aquitaine », courant sur les communes de Bignoux, Bonneuil-Matours, la Chapelle-Moulière, Dissay, Liniers, Montamisé, Saint-cyr, Saint-Georges-lès-Baillargeaux et Vouneuil sur Vienne.

** 61% de la surface du territoire de la commune est couverte par des zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique.

 

Pouillé (86300)

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Mentionnée pour la première fois vers la fin du XIe siècle par le Cartulaire de l’abbaye Saint-Cyprien de Poitiers, la commune pourrait trouver ses origines bien plus tôt ; vers le Ve siècle de notre ère. En témoigne l’un des bas reliefs du VIe siècle, succession de sculptures posées sur la façade de l’église représentant l’arbre de vie du paradis.

Une église du XIIe (ou XIIIe siècle), construite à l’image de cette commune de 637 habitants. Discrète de par sa taille et atypique avec son imposant clocher reposant sur quatre piliers séparant la nef gothique (et sa voûte en ogive), du chœur.

Une église et une commune de 13,96km2 qui auront su traverser les ages pour inscrire leur nom au bas de quelques belles pages de l’histoire locale.

Rattachée à l’abbaye de la trinité* comme semble vouloir nous le confirmer une bulle du Pape Calixte II (1050-1124). Profondément touchée par les guerres de religion ou autres et épidémies au XIV et XVe siècle, Pouillé pourrait valoir son existence à l’important réseau routier mit en place à travers toute la Gaule au 1er siècle de notre ère.

Au tracé qui permettait notamment autrefois de relier la cité Gallo-Romaine de Vieux-Poitiers à celle de Civaux ; et aux nombreuses villae installées de part et d’autres, telle celle dite de la Croix d’Asnières ** dont les ruines semblent par la suite avoir été utilisées comme cimetière entre le Ve et le Xe siècle.

Située à 6km de la cité médiévale de chauvigny, le territoire de la commune s’offre comme un bel instant de découverte le long de ses sentiers balisés, prélude à une incontournable visite du musée de la seconde guerre mondiale de Tercé.

Un instant de partage, de mémoire et de souvenir aussi, sur les pas de ses « héros ordinaires » qui dans le sillage de Mme Maïti à Bonnes, s’engageront dans la résistance pour faire passer vers la zone libre, par la ligne de démarcation qui coupait alors le village en deux, nombre de victimes de la répression nazie et de clandestins.

  • *Abbaye Bénédictine fondée vers 936 à Poitiers, par Adèle de Normandie, épouse du comte de Poitou. Fondation confirmée par le roi Lothaire en 963.
  • ** Vestiges d’une ferme gallo-romaine mise en lumière par la Société de Recherches Archéologiques de Chauvigny, composée de deux bâtiments du Ier siècle et d’un troisième probablement daté du IIIe ou IVe siècle.

 

 

Lavoux (86800)

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Tirant du latin lavo (laver) l’origine probable de son toponyme. D’une fontaine (lavatorium) autrefois aménagée pour permettre aux religieux de se laver les mains avant d’entrer au réfectoire(…) ; Lavoux comptait au recensement de 2014 un peu plus de 1140 habitants.

Située à deux pas du plus vaste massif forestier du département de la Vienne (86), sur des paysages principalement faits de brandes et de plaines vallonnées qui devront très tôt leur renommée au travail des carriers et autres « Tireux de chails »** ; la commune compte aujourd’hui deux carrières de pierres en activités sur 23 recensées.

Des carrières dont les premières traces d’exploitations remonteraient au XIVe siècle, qui auront permis la réalisation de nombreuses œuvres telles que la façade des galeries lafayette à Paris ou les statues du jardin des tuileries.

Un site à propos duquel Franck Beauvallet (exploitant) dira « Les carrières de Lavoux c’est l’enfer… pour le non-initié. C’est aussi le site le plus spectaculaire avec un front de taille de 18 m de haut sur une surface de 2 ha. C’est la pierre la plus réputée pour des gravures belles, fines, qui durent dans le temps. » ***

Des carrières et des hommes (80 carriers recensés en 1875) qui auront permis à la commune de se développer autour de son église, de ses 31 lieux-dits et quelques 18 sites architecturaux. Des sites dont l’intérêt peut apparaître à nuancer, mais au rangs desquels citons pour ce qu’ils ont d’essentiels à l’histoire de la commune :

    • Le Château du Bois Doucet du XVIe siècle avec ses douves, son jardin à la française, son orangerie et son pavillon Louis XIII classé monument historique

    • L’église St Martin presque entièrement reconstruite autour de son clocher en 1845

Implantée à proximité de l’ancienne voie gallo-romaine reliant Poitiers à Yzeures-sur-creuse, la commune restera longtemps, et là n’est pas le moindre de ses paradoxes, « isolée » et essentiellement agricole. Un territoire qui, après avoir absorbé durant près d’un demi-siècle sa voisine Liniers (ordonnance du 8 décembre 1819)* et avoir ainsi vu sa superficie doubler (…), s’étend aujourd’hui sur 15 km2  et se classe au 12 281e rang des communes françaises en terme de superficie (chiffres 2017).

Notons enfin pour ce qu’elle valent en terme de témoignage de l’activité humaine sur le territoire de la commune, les traces sur les laissées dans les écrits par 3 anciens moulins à vent.

Des moulins pour deux d’entre eux entièrement disparus (…), et une commune qui aura su s’adapter, prendre le sens du vent pour faire de son intégration au sein de l’agglomération urbaine de grand Poitiers un atout par le dynamisme de ses acteurs économiques et à la qualité de son réseau associatif.

 

  • * Rattachement qui prendra fin le 11 octobre 1869
  • ** Référence www.patrimoineethistoiredelavoux.com
  • *** Article NR /CP du 26/ 01/2013