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« Choeur d’hommes du haut-Poitou »

Récital  le 28 avril à 20h30 dans le cadre exceptionnel de la Chapelle conventuelle

(Congrégation des Filles de la Croix).

53 voix réunies autour  d’un répertoire mêlant musiques du monde, chants traditionnels, airs d’opéras (Mozart, Berlioz, la Traviatta de Verdi …), chants sacrés, gospels et registre plus contemporain de musiques de films ou comédies musicales (jour le plus long, le pont de la rivière Kwaï, Hello Dolly ….)

Réservation au  06.72.74.05.05 (en journée) ou de 18h30 à 20h et (Week-end) au 05.49.01.21.62

Tarif  réduit fixé à 8 euros sur réservation  (Plein tarif 10 euros)

Règlement à l’ordre de « Sortir des ornières de l’histoire »

Adresse: Picard Francis (Président de l’association)

                 la Carthauderie  2, la Puye 86260

(ou « sortir des ornières de l’histoire, Mairie de la Puye 86260)

Un événement unique dans le cadre exceptionnel de la grande chapelle

 

 

Salon du livre

                         Initialement prévu pour se dérouler dans l’ancien réfectoire fontevriste, et finalement organisé au sein de la salle des fêtes pour des raisons de sécurité liées à la difficulté de canaliser les visiteurs aux abords de l’institution Ste Élisabeth; félicitons nous du choix du Pictabook86 (créateur entre autres salons de celui du livre de Chauvigny) de retenir notre commune et son histoire « Presque millénaire » pour l’organisation le 29 avril prochain de la première édition du salon du livre historique de la Puye.

                         Un événement sans équivalent sur le sud Vienne, dont l’ambition se veut à l’instar de son aîné créé depuis quelques années déjà dans le nord du département, d’accueillir plus d’une trentaine d’auteurs ou de maisons d’éditions couvrant un large éventail pouvant aller de l’histoire avec un grand H de l’homme ou de l’humanité, à celle du sport, des médias, de la littérature enfantine, de l’architecture, des religions ou des civilisations (…)

Auteurs, Editeurs …… inscriptions: le Pictavien éditeur

 

Le petit étang … à vau l’eau

Rendu public à la Puye lors de la séance du conseil municipal du 22 novembre 2017, notons que le rapport de l’ARS (Agence régionale de santé) met en avant l’incompatibilité du maintien de la pêche telle que pratiquée sur le petit étang avec le respect des normes sanitaires liée à la présence de cyanobactéries.

Des cyanobactéries dont le taux anormalement élevé ces dernières années aura conduit à la fermeture de la baignade la moitié de la saison, pourrait être aggravé par les activateurs biologiques (appâts …) utilisés par les pêcheurs à l’occasion des nombreux lâchez de truites pratiqués d’avril à juin, juste avant l’ouverture de la saison estivale.

Les solutions préconisées pa l’ARS sont connues, qui bien que n’offrant pas une garantie de résultats à longue échéance, auraient néanmoins l’intérêt de laisser à la commune un peu de temps pour réfléchir à une offre touristique complète entre le Grand et le Petit étang. (Avis à la commission des étangs)

  • Mise à sec du petit étang durant 1 an
  • Curage des vases
  • Création d’une roselière
  • Interdiction des poissons fouisseurs (Carpes* …)
  • Surveillance des eaux en amont et des rejets éventuels

 

(*) Recette de la Carpe Farcie

Les Moulins de la Puye

 Les couleurs de la vie(nne) 2018

                 Alimentés par les étangs et aménagements fontevristes de « Préguyon » et de « l’habit », deux moulins se dressaient autrefois sur le territoire de la commune.

                 Répertorié dés le moyen âge (les registres en font en effet état en 1541), le plus ancien d’entre eux toujours visible aujourd’hui en contrebas de la rue  dite du moulin, était équipé de deux meules (l’une  » à blanc » pour le froment et l’autre « à brun » pour  l’orge, l’avoine ou le blé noir).

                 Propriété de la Congrégation des Filles de la Croix, il a été transformé en lieu d’accueil et de détente. De retraite et de ressourcement, avec ses chambres, son oratoire, sa cuisine et sa salle à manger commune.

                 Bien que les archives apparaissent plus discrètes à propos du second édifice, communément appelé « Petit Moulin »; son existence est avérée dés 1650 sans qu’il ne puisse être localisé avec certitude. De taille plus modeste que le précédent et ne possédant qu’une meule, il semble avoir été construit à l’emplacement de l’actuel du lavoir aux Dames  ou de celui des Sœurs.

                 Ces deux moulins étaient propriétés du prieuré fontevriste et mis à la disposition de la population.

                 Un troisième moulin, à vent celui-là, se situait au lieu-dit « la vieille Puye ». Son fonctionnement n’étant pas soumis aux mêmes aléas climatiques (notamment aux inondations qui empêchaient le mouvement des roues des deux précédents), il était d’un précieux secours pour l’institution religieuse et les habitants du village.

 

1er Salon du livre historique de la Puye

                         Initialement prévu pour se dérouler dans l’ancien réfectoire fontevriste, et finalement organisé au sein de la salle des fêtes pour des raisons de sécurité liées à la difficulté de canaliser les visiteurs aux abords de l’institution Ste Élisabeth; félicitons nous du choix du Pictavien éditeur (créateur entre autres salons de celui du livre de Chauvigny) de retenir notre commune et son histoire « Presque millénaire » pour l’organisation le 29 avril prochain de la première édition du salon du livre historique de la Puye.

                         Un événement sans équivalent sur le sud Vienne, dont l’ambition se veut à l’instar de son aîné créé depuis quelques années déjà dans le nord du département, d’accueillir plus d’une trentaine d’auteurs ou de maisons d’éditions couvrant un large éventail pouvant aller de l’histoire avec un grand H de l’homme ou de l’humanité, à celle du sport, des médias, de la littérature enfantine, de l’architecture, des religions ou des civilisations (…)

 Concert du Chœur des hommes du haut-Poitou 
  

                    Organisé en parallèle avec le premier salon du livre historique le 28 avril à 20h30 dans le cadre exceptionnel de la Chapelle conventuelle.

                    53 voix réunies depuis 16 ans autour d’un chef de chœur professionnel, et d’un répertoire associant musiques du monde, chants traditionnels, airs d’opéras (Mozart, Berlioz, la Traviatta de Verdi …), chants sacrés, gospels et registre plus contemporain de musiques de films ou comédies musicales (jour le plus long, le pont de la rivière Kwaï, Hello Dolly ….).

réservation au  06 72 74 05 05

Tarifs : 8 euros sur réservation / tarif plein 10 euros

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Angles sur l’anglin

  Programme: Les couleurs de la Vie(nne) 2018
Ancienne place forte posée au carrefour des provinces du Poitou, de Touraine et du Berry,  Angles sur l’anglin comptait au recensement de 2014 un peu plus de 380 habitants.

Située au cœur d’un territoire formant avec St Savin et les fresques de son Abbaye inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO, la cité médiévale chauvinoise ou les vestiges de l’ancien Prieuré Fontevriste du XIIe siècle de la Puye, le triangle d’or du tourisme Poitevin ; la commune passe pour être, à juste titre l’un des incontournables du département de la Vienne (86).

 Un site préservé de 1475 hectares régulièrement classé parmi les plus beaux villages de France. Posé sur un écrin de plaines vallonnées, massifs verdoyants et falaises plus ou moins abruptes qui donneront son nom au village (anglar = rocher abrupt) et abritent aujourd’hui encore de nombreux spécimens protégés de chauves souris.

 L’intérêt stratégique du site apparaît au grand jour au début du XIe siècle avec l’édification d’une forteresse dont les ruines offrent aujourd’hui un panorama exceptionnel sur les ruelles étroites et maisons de tuiles plates de la commune.

Libéré par Duguesclin suite à son occupation par les troupes anglaises durant la guerre de cent ans, le village connaitra de nombreux bouleversements au fil des siècles.

Comptant jusqu’à plus de 1700 habitants dans les années 1830 (4 fois plus qu’aujourd’hui) avant d’être frappée de plein fouet par l’épidémie de  phylloxéra qui détruira la majorité des vignobles de la région durant la seconde moitié du XIXe siècle ; la commune devra sa renommée du milieu du XIXe siècle aux années 1960 à la broderie.

Aux « jours d’Angles », une technique de broderie employée sur le linge de maison et les vêtements qui connaîtra son heure de gloire durant l’Entre-deux-guerres avant de devoir faire face à la concurrence industrielle.

A voir :

          Le manoir des Grands Breux, jadis propriété des Du Plessis, présente une architecture de la fin du 15e siècle.

          Le manoir de Chavanne qui possède une tour d’escalier du 15e ou 16e siècle.

          L’église paroissiale Saint-Martin fin du 11e siècle.

          Le château des Certeaux date de la fin du 18e siècle

          Le Roc aux sorciers :*Site préhistorique considéré comme le « Lascaux de la sculpture » mis à jour après la seconde guerre mondiale, formant un ensemble unique en Europe, d’animaux sauvages sculptés dans la pierre (bouquetins, bisons…) au sein d’une fresque datant de – 15.000ans.

 

Michel Grain

 

Michel Grain bonjour, et merci de me recevoir chez vous. Vous êtes né le 6 octobre 1942 à Saint-Georges-Lès-Baillargeaux dans la Vienne (86) et avez notamment remporté le Grand Prix du Midi libre en 1967 devant Roger Pingeon (vainqueur cette année là du Tour de France) et Raymond Poulidor.

Question: Comment êtes vous devenu coureur cycliste et quel souvenir gardez-vous de votre première victoire.

Pour ce qui est du cyclisme, disons que j’y suis arrivé un peu par hasard, suite à une vilaine blessure au foot, ma première passion. Je jouais alors en tant qu’avant-centre et j’ai eu besoin de faire une assez longue période de rééducation. Le cyclisme est alors arrivé dans ma vie.

Pour ce qui concerne le souvenir de ma première victoire, c’est un peu loin tout çà. Le temps passe vite et je ne suis pas du genre à ressasser les choses. Ma plus belle victoire et ma plus belle grande course d’endurance reste au final et sans aucun doute mes 54 années de mariage, sans compter les années encore à venir.

Question: Avec 5 Tours de France de 1965 à 1968 et en 1970 dont une 37e place au général en 68. Deux Tours d’Espagne et autant de Tours d’Italie, quel est votre souvenir le plus marquant sur le Tour de France.

Je dirais la victoire de Lucien Aimar au général en 1966. Cette année là l’équipe aura été quasiment décimée et nous n’avons été que 6 à finir le Tour. Anquetil qui était le leader de l’équipe abandonnera lors de la 19e étape et fera ce jour là ses adieux au Tour .

Dans un tout autre registre, mais toujours en rapport avec Jacques Anquetil, bien que j’ai été dans l’impossibilité de faire le Tour cette année là, l’année 1964 restera pour moi un souvenir inoubliable. Anquetil m’avait sélectionné en Allemagne pour faire mon premier Tour de France, mais entre temps je me suis cassé le poignet.

Question: Pierre Chany, journaliste à L’Équipe dira de vous en 1964 :« ce garçon dispose d’une santé à toutes épreuves. Il ne rechigne pas devant l’effort, (…). Le soir à table, il anime la conversation, entretient la bonne humeur de sa répartie ». A propos de Jacques Anquetil et avec le recul, diriez-vous qui aura plutôt été plus séduit par votre coup de pédale ou votre coup de fourchette.

Oh je crois que c’est un tout. Un ensemble. Anquetil était un homme complexe. Beaucoup vous diront qu’il avait très mauvais caractère, au point d’apparaitre prétentieux, voir distant. En fait c’était quelqu’un de profondément timide, tout en retenu, et sans pouvoir dire si c’est ma fourchette ou mon humour qui lui auront plu, je peux vous certifier que c’était un type bien. Je crois qu’il m’avait à la bonne.

Question: La route semble forger de solides amitiés ; j’en veux pour preuve la venue dans la Vienne de Raymond Poulidor pour donner chaque année le départ de la Michel Grain, course inscrite au calendrier de la Fédération Française de Cyclisme. Quel genre de compagnon était Poupou en dehors des podiums.

Aujourd’hui en tout cas c’est un bon joueur de belote, mais il ne faut pas lui dire. Nous nous voyons au moins 2 fois par an et c’est toujours avec le même plaisir. Il sait se rendre disponible pour ses amis malgré un emploi du temps de ministre et des solicitations permanentes.

Pour en revenir à la « Michel Grain » je tiens à remercier le Maire de Nieuil l’espoir (Gilbert Beaujaneau – LR) qui depuis la seconde édition (la première s’étant couru à Nouaillé Maupertuis sous l’impulsion de Jacques Robuchon), à toujours été présent auprès de nous.

Plus généralement, il faut bien dire que la droite a fait énormément pour le vélo dans la Vienne. Je le lui ai bien rendu …

Comment çà ? …

Outre le fait d’avoir longtemps collé les affiches pour Alain Foucher (Sénateur de la Vienne et ex Maire de Chauvigny), je suis aussi à l’origine de quelques-unes des plus belles roustes de Jean-Pierre Raffarin. Il n’arrête pas de me le dire chaque fois que je le vois.

En 1967 il préférait regarder le Prix du Dauphiné que j’ai remporté plutôt que de réviser son BAC, et son Père était obligé de lui mettre des baffes pour le remettre sur le bon chemin.

Question: Vous qui avez couru aux cotés des plus grands durant votre carrière professionnelle de 1964 à 1970 ; Anquetil, Poulidor, Bahamontés, Jiménez, Anglade, Aimar, Merckx, Zoetemelk, Guimard ….. Quel regard portez vous sur la carrière et les performances du régional de l’étape Sylvain Chavanel.

Sincèrement, j’aurais tant aimé le voir gagner un Tour ; il le mérite. C’est un type génial. Sympathique, toujours disponible. Un palmarès formidable. Je ne le remercierais jamais assez de nous rendre visite chaque fois que possible sur la « Michel Grain ». Son oncle aussi d’ailleurs, Michel Chavanel, Vice-Président du comité départemental de cyclisme de la vienne. La famille est très investit sur le secteur.

Question: Malgré les trop nombreuses affaires liées au cyclisme, regardez-vous toujours le Tour de France avec la même passion ? vous rendrez vous sur les routes le 5 Juillet prochain lors du passage de nos champions dans la Vienne. Rappelons que vous résidez à une douzaine de kilomètre de la Puye (à 3 coups de pédales en somme).

Je regarde bien évidemment toujours le Tour de France avec la même passion, en mettant de coté les problèmes de dopage. Je crois avoir lu que le cyclisme était en 7e place sur la liste des sports concernés mais c’est du Tour que l’on parle le plus. C’est toujours comme çà…. regardez les images de foot et vous verrez que, bien que Deschamp ne chantait pas la Marseillaise, c’est à Benzema qu’on le reproche aujourd’hui !!!

Le Tour est une cible facile ; peut-être parce que c’est l’une des rares épreuve populaire qui nous reste. Pour le reste, Armstrong a fait sa part de boulot. Lui enlever toutes ses victoires sans enlever celles des Festina n’a pas de sens, mais je préfère parler d’autre chose.

Question : Le cyclisme mène à tout, à condition d’en sortir. Vous avez été, après avoir pris votre retraite sportive, chauffeur routier pendant 12 ans, dirigeant d’entreprise et aujourd’hui un grand-Père surement attentionné. Vous qui avez pas mal bourlingué tout en étant émailleur de formation, quel regard portez-vous sur la situation difficile que traverse depuis quelques années la porcelaine de Chauvigny fondée en 1826.

Pour y avoir fait mon apprentissage et avoir une épouse qui y aura travaillé 33 ans, j’avoue que je trouve cela regrettable. Les Russes se sont retirés mais j’ai entendu dire qu’il y aurait un repreneur potentiel. Comme toujours il y aura de la casse et ce sont les ouvriers qui trinqueront.au final. Chauvigny n’avait pas besoin de çà. Pas plus d’ailleurs que les commerces du centre n’ont besoin de la guéguerre entre Chauvigny et Jardres ou de l’installation d’un intermarché pour concurrencer Leclerc.

Propos recueillis par Francis Picard

 

Sylvain Chavanel

A quelques jours du départ du Tour de France 2016, et après un début de saison qui l’aura vu participer au Tour de Belgique, aux trois jours de la Panne, à l’étoile de Bessèges ou encore aux 4 jours de Dunkerque, Sylvain Chavanel nous accordait une interview lors d’une rencontre impromptue au coté de: Raymond Poulidor, Michel Grain, Christian Poirier, Jean-Claude Genty, Guy Epaud, Michel Dejouhannet.

Question:Comment vous sentez-vous  physiquement, et quelles sont vos ambitions cette année sur le Tour au sein de votre nouvelle équipe Direct Energie.


C’est vrai que le début de saison a été bien rempli. Je fais actuellement 4h de vélo par jour, ce qui commence à faire pas mal de kilomètres, mais pour ce qui est de mes ambitions sur le Tour, elles restent liées à mon gabarit qui est un peu trop massif pour la montagne et le classement général.
Un contre la montre, ou pourquoi pas une victoire d’étape ; tout dépend de la stratégie mise en place par l’équipe et de ma forme durant les 3 semaines de courses à venir.

 

Question: Durant les premières saisons de votre carrière professionnelle, votre objectif principal était semble t-il le Tour de France, au point que  vous auriez déclaré dans une interview à L’humanité pour justifier votre profil de coureur : « Je suis un attaquant, j’ai envie de provoquer, de mettre le bordel dans le peloton».
 Sans parler de mettre le bordel, les mauvaises langues renchériraient que le peloton ne vous aura pas attendu pour cela, vous aurez réussit à marquer de votre empreinte le monde du cyclisme professionnel, au point d’être aujourd’hui encore classé 135e  à l’UCI, après 42 victoires toutes courses confondues et plus de 100 podiums tout au long de votre carrière. Quel est votre plus beau souvenir sur le Tour.

Sans aucun doute mon tout premier Tour de France en 2001. J’étais le benjamin de l’épreuve et je me retrouvais d’un seul coup au milieu des champions que je voyais à la télé. J’avais les yeux émerveillés par les Virenque ou Jalabert.
Par la suite il y a eut bien sûre le maillot jaune que j’ai porté à 2 reprises et mes 3 victoires d’étapes. Au final j’aurais eut la chance de porter tous les maillots au moins une fois, ce qui n’est pas si mal.
J’ai enormément de bons souvenirs mais aussi quelques mauvais …

Lesquels sans vouloir être indiscret ?


… celui de l’an dernier fait partis de mes plus mauvais souvenirs à cause de mes problèmes de santé. Une bronchite mal soignée et la volonté un peu imbécile de vouloir aller jusqu’à Paris sans abandonner ni tenir compte des conséquences. Avoir voulu pousser trop loin les limites du raisonnable.

Question: Pour avoir certainement reconnu le parcours de la 4e étape du Tour, et connaître ce  paysage qui reste celui de votre terrain de jeu (rappelons que vous êtes natif et habitez à quelques kilomètre de chez nous), convenons que la portion empruntée à la Puye n’est certainement pas des plus technique et pourrait être l’occasion de belles échappées. Pensez-vous qu’en tant que régional de l’étape vous auriez une carte à jouer sur vos terres le 5 juillet prochain?

Pour bien connaître le secteur, disons qu’il s’agit d’une étape de sprinter. Partant de là les places risques d’être chères car beaucoup voudront arrivés bien placés à Limoges. C’est vrai que j’aimerais au moins pouvoir faire juste un clin d’oeil (ou un peu plus), mais tout dépend de ce que l’équipe décidera de mettre en œuvre autour de Bryan Coquard.

Question: Un doublé des frères Chavanel entre Châtellerault et la Puye serait-il envisageable?

Tout est toujours possible dans un Tour, c’est ce qui fait le charme de la course.

Question:  Après 15 Tours de France, 3 victoires d’étapes, 2 prix de la combativité ; avoir porté à 2 reprises le maillot jaune, à bientôt 37 ans comment envisagez vous la suite de votre carrière après cette édition 2016.

J’aborde ce Tour comme celui qui pourrait être le dernier, même si je pense qu’il peut me rester encore 1 ou 2 bonnes années à faire au sein du cyclisme professionnel. Pour le reste, c’est vrai que je commence à réfléchir de plus en plus sérieusement à ma reconversion, même s’il est vrai que la conjoncture actuelle n’est pas évidente.
Une chose est sure, c’est que je vais enfin pouvoir être plus souvent auprès des miens. Profiter des plaisirs de la vie et voir grandir mes enfants.

Question: La Puye fête cette année ses 900 ans et l’occasion du passage du Tour de France nous est apparue être une bonne occasion de mettre en parallèle notre propre histoire avec celle des légendes du Tour.  Parmi tous les coureurs de légende, quel est celui qui vous a donné envie d’y aller. De monter sur un vélo au point de vouloir devenir à votre tour un champion.

Indurain, Chiappucci et les coureurs de cette génération sont surement ceux qui m’ont donné envie de franchir le pas ; mais le premier d’entre tous reste sans aucun doute mon Père qui était un très bon coureur au sein de la pédale chatelleraudaise et qui a donné le virus à toute la famille. A ses frères d’abord et à ses enfants par la suite.

 

Question: Vous amitié pour les anciens pros  vous amène à participer autant que faire se peut à la Michel Grain, course en ligne se déroulant chaque année à Nieul l’espoir (86) et dont la notoriété tient plus à la présence de légendes du Tour tel que Raymond Poulidor ou Michel Grain qu’à la réelle difficulté du parcours.
 Le cyclisme professionnel a profondément évolué ces dernières décennies. Quel regard portez-vous sur la carrière de gens tels que Raymond Poulidor et sa popularité toujours intact à près de 80 ans sur le bord de nos routes.

J’ai beaucoup de mal à regarder en arrière. Il y a eu de champions avant nous et heureusement il y en aura aussi beaucoup après, mais c’est vrai que Raymond Poulidor a su garder une place à part dans le cœur du public. Le vélo est une grande famille vous savez. On y trouve de belles histoires d’amitié. J’aime bien me rendre sur la « Michel Grain » ou d’autres épreuves quand c’est possible pour retrouver les anciens. J’aborde ces courses comme des séances d’entrainement.

Question: Quel est selon vous au seins des coureurs poitevins, celui (ou ceux) qui vous semble promis à un bel avenir sur les podiums ?

J’en citerais deux. Valentin Ferron qui est un voisin et Thomas Bonnet. Ce sont à mon sens deux grands espoirs du cyclisme. Le premier cumule cette année les bons résultats; quand au second, spécialiste de cyclo-cross il a remporté la médaille de bronze lors de sa première participation aux mondiaux en Belgique.

Question: Mis à part vous bien évidement, qui voyez vous sur le podium à Paris ?

La course reste très ouverte et il n’est pas facile de faire un pronostique de l’intérieur. Comme je vous le disait ma 4e place à l’étoile de Bessèges, 5e  aux trois jours de la Panne ou encore 13e au Tour de Belgique ne doivent pas faire oublier mon gabarit peu taillé pour le général. Il vous reste  180 coureurs dans le peloton, alors « bon pronostique à vous ».

 

Christian Poirier

 

Bien que n’ayant couru qu’un seul Tour de France et apparaissant comme un espoir du cyclisme professionnel auquel on aurait coupé les ailes, Christian Poirier né le 6 décembre 1954, ne semble avoir garder aucune amertume ou rancœur envers un milieu qui lui aura permit de vivre quelques uns des plus beaux jours de sa vie.

Question : Vous êtes encore jeune (61 ans), autant dire presque un gamin au regard des Raymond Poulidor et autres Guy Epaud ou Michel Dejouhannet. Continuez-vous à courir en tant qu’amateur au sein d’un club ?

J’ai malheureusement été obligé d’arrêter à cause d’un problème de santé. Un infarctus il y a 11 ans et la pose de deux stents. Je continue à faire un peu de vélo pour le plaisir mais je n’ai pas encore pu reprendre de licence. J’espère pouvoir en reprendre une prochainement pour pouvoir faire quelques courses comme « la Michel Grain » avec les copains. L’ambiance des courses me manque.

Question: Vous avez participé au Tour de France en 1979 et avez dû abandonner lors de la 16e étape. Quel souvenir gardez-vous de cette expérience et sur des champions que vous avez pu côtoyer.

J’ai en effet été poussé à l’abandon alors que j’avais passé les Pyrénées et une partie des alpes dans les 25 ou 30 premiers, à cause d’une bronchite. Je n’arrivais plus à respirer entre Morzine et les Ménuires (étape remportée par Lucien Van Impe, maillot jaune Bernard Hinault; cette année là, seulement 60% des coureurs finiront le Tour)

J’aurais pu avoir une occasion l’année précédente de faire mon premier Tour de France dans l’équipe Lejeune-BP, mais Roger Legeay aura préféré ce qui se faisait beaucoup à l’époque ; le copinage au détriment des résultats. Michel Le Denmat prendra le départ à ma place et abandonnera le Tour en cour de route (avant de partir finir sa carrière chez « les amis du Tour »)

Question : Si vous aviez un seul regret …

Celui de n’avoir fait qu’un seul Tour de France. Mais je ne me plains pas, vous avez des coureurs qui appartiennent aujourd’hui encore à des équipes et qui ne feront jamais le Tour. J’avais encore 10 ans devant moi lorsque que j’ai quitté le cyclisme professionnel, mais cette année là 4 ou 5 équipes ont mis la clé sous la porte et nous avons été nombreux à nous retrouver sur le carreaux.

Question: Le Tour a profondément évolué ces dernières années et les français y restent profondément attachés. Vous rendrez vous à l’une des arrivée d’étape de cette édition 2016.

Sûrement oui, ça reste la plus belle épreuve au monde. Je me souviens qu’à l’époque nous étions accueillis comme des princes dans les villes et le hôtel, avec demandes d’interviews et d’autographes. C’est la plus belle mais aussi la plus dure des courses.

Question : Combien de kilomètres faisiez vous par an …

50,000 en vélo et 70,000 en voiture pour nous rendre sur les épreuves. Aujourd’hui pour aller du Tour de Belgique à celui de Lombardie on prend l’avion, mais je me souviens avoir traversé la France en voiture avec Marc Durant (5 Tours de France au compteur). Autant dire qu’au départ de la course nous n’étions pas très frais. Dans ce sens le Tour a profondément évolué, et ce n’est pas un mal.

Question: Un pronostique pour le podium à Paris ?

C’est très compliqué de faire un pronostique, il y a énormément de gens qui arrivent. Christopher Froome peut-être.

Dans les années 80 nous courions 110 jours par an. Aujourd’hui certains en cours 70 et sélectionnent leurs épreuves. Çà rend plus difficile le pronostique car on a aucun repère quant à leur forme au départ du Tour. Je pense que Froome peut arriver sur le podium à Paris.

Question: Quel est selon vous votre plus belle victoire ; votre plus beau podium.

Je dirais qu’il y en a quelques unes, mais ma fierté reste le titre de meilleur grimpeur en 1979 au Tour de Belgique, que l’on appelle à tort le plat pays. Meilleur grimpeur devant le grand Francesco Moser (250 victoires au compteur)

Question: Quel regard portez vous sur la carrière et les performances du petit jeune et régional de l’étape Sylvain Chavanel.

Sylvain est quelqu’un que j’apprécie énormément et que je côtoie régulièrement. C’est sans aucun doute le meilleur d’entre nous ; je parles là des coureurs de la Vienne.

C’est un grand champion au palmarès impressionnant. Il a su rester humble et simple malgré la pression. Il a cette capacité de  savoir se mettre au service des autres, d’une cause ou d’une équipe qui m’impressionne énormément. Il n’y a qu’à voir son attitude remarquable lors de 4 jours de Dunkerque pour apporter son soutien à Brian Coquard, son coéquipier qui gagnera l’épreuve.

Propos recueillis par Francis Picard