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Biard

 Sortir des ornières de l’histoire

Bien que l’histoire ai longtemps préféré ne retenir que ses cicatrices, Biard apparaît par certains aspects de son patrimoine intéressante à redécouvrir.

Située dans la proche périphérie de Poitiers (…) ; un temps rattachée à Vouneuil-sous-Biard du fait de la faible densité de sa population, Biard verra le nombre de ses habitants décupler en un peu moins d’un siècle. Passant de 139 âmes à plus de 1050 au cour du XIXe siècle, grâce à l’installation d’une filature qui emploiera jusqu’à 650 personnes.

Avec aujourd’hui un peu plus de 1700 Biardois et Biardoises, celle qui tire son nom de « Bégard » ne parait guère souffrir du paradoxe qui lui aura valut de placer dans un même « verger » de 7 km2 (un territoire à peine plus grand qu’un mouchoir de poche), un véritable inventaire à la Prévert (…) avec un centre bourg, un terrain militaire, un aéroport international, un tronçon d’autoroute, une ligne de train à grande vitesse, une rocade, une zone industrielle et divers espaces commerciaux.

Le reste du territoire ayant pu être préservé grâce à l’inscription de la vallée de la Boivre à un autre inventaire. Celui des sites naturels.

Des sites au rang desquels citons pour ce qu’elles ont de remarquables par leurs concrétions, cascades pétrifiées et autres stalagmites, (…) les grottes de la Norée ; avec leurs 6 salles magnifiquement préservées et leurs 150m de galeries ouvertes au public sur les plus de 630m recensés.

Citons enfin pour ce qu’ils ont d’essentiel dans la compréhension de l’histoire de la commune, l’église Saint-Marc reconstruite sur le site d’une église primitive qui pourrait dater du XIe siècle et le monument aux fusillés élevé en mémoire des 128 patriotes assassinés par les forces d’occupation allemandes, sur le terrain militaire au cour de la seconde guerre mondiale .

Poème écrit par le commandant TASSEL en hommage à son compagnon de cellule exécuté à Biard le 3 septembre 1943.

Gilles JAMAIN,
Vous voilà donc parti, grand gars aux cheveux roux.
Après le jugement, vous avez disparu.
Vous nous avez quitté, hélas ! pour aller où ?
Et vous n’êtes plus là, pas même revenu.

Nous n’oublierons jamais, Gilles, votre faconde,
Nous garderons de vous un souvenir parfait,
Car si votre parler n’était pas du grand monde
Votre conversation avait assez d’attraits.

Car si les mots d’argot vous écorchaient la bouche
Vous aviez la jeunesse qui excuse cela.
Et vous aviez surtout l’insouciance qui touche
Ceux qui se trouvent, hélas ! plus près de l’au-delà.

Vous m’avez dit un jour, à moi le confident
Que vous étiez tout prêt à faire front au Destin
Et que s’il le fallait, vous mourriez bravement
Le jour où vous iriez, à Biard, le matin !

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Mignaloux-Beauvoir

Sortir des ornières de l’histoire
   
Possession de 3 anciennes seigneuries religieuses poitevines (…), lesquelles jusqu’à la confiscation des biens de l’église à la toute fin du XVIIIe siècle en auront façonné le relief ; Mignaloux-Beauvoir apparaît aujourd’hui comme une cité périphérique agréable à vivre.

Bourgade d’à peine plus 460 habitants disséminés sur plus de 2 300 hectares, née du rapprochement des paroisses de Mignaloux et de Beauvoir en 1798, la commune ne prendra son essor sous la pression démographique de Poitiers alors capitale régionale qu’à partir de la seconde moitié du XXe siècle. Une pression qui se traduira par l’installation à ses portes du centre hospitalier régional et du campus universitaire, ainsi que par la cession au profit de Poitiers de quelques 180 hectares de son territoire.

Située au sud-est de Poitiers ; à cheval sur les anciennes voies romaines menant à Limoges et Châteauroux (…), Mignaloux-Beauvoir passera de 700 habitants en 1962, à plus de 4000 aujourd’hui.

Allant jusqu’à acquérir le statut de « commune résidentielle » avec l’apport essentiel du personnel médical et/ou enseignant du centre hospitalier, la commune est à ce jour l’une de celles du département de la vienne à avoir le revenu imposable par foyer fiscal le plus important.

Coté patrimoine, sans toutefois se risquer à la comparaison avec les incontournables Poitiers, St Benoît, Chauvigny ou la Puye, notons que Mignaloux-Beauvoir mérite néanmoins le coup d’œil, ne serait-ce que pour soutenir les efforts de maîtrise de son urbanisation ou pour la préservation de son patrimoine naturel. Un patrimoine historique, naturel et architectural à découvrir le long des chemins de randonnées et/ou circuits de découvertes mis en place par la municipalité.

A voir : Le jardin botanique universitaire et ses 33 hectares ouvert gratuitement au public ; l’église Notre-Dame de l’Assomption et son portail du XIIe siècle classé monument historique. Le manoir hôtel/golf de Beauvoir et son perron du XIXe siècle en pierre de Chauvigny. Le château de la Cigogne du XVIIe siècle (propriété privée interdite au public).

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Sauvegarde d’un patrimoine « presque millénaire »

Manifestation contre le projet d’éoliennes à la Bussière le 14 Mai 2017  dernier

Lire l’Appel aux habitants de la Puye

Implantation d’éoliennes

le Poitou sacrifié (?) à vous d’en juger !!!

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Réalisations de parcs éoliens du groupe ayant déposé le projet

Parc Eolien de Cap Redounde (76m de haut)
Parc éolien de Champs Perdus   
Parc éolien de Donzère (93m de haut)   
Parc éolien de Plo de la Rouquette (mâts 63m de haut)
Parc éolien de Saint Jean Lachalm (120 m de haut)   
Parc éolien de Puech de l’Homme (mâts 63m de haut) (pas de photo disponible)
Parc éolien de Tuchan (mâts 45m de haut)   
Extraits du site internet officiel du groupe    Nos engagements éthiques

Chaque projet est mené :

  • dans une relation de concertation étroite et de dialogue avec les élus et les citoyens,
  • dans une perspective de développement économique local,
  • dans un profond respect du territoire d’implantation : qualité de vie des riverains, histoire et culture, paysages et milieux naturels.
Parc éolien de la bussière (180m de haut)  
implanté à 2,7km du site historique et « Presque millénaire » de l’ancien Prieuré fontevriste de la Puye; à 9.8km de l’abbaye classée au patrimoine mondial de St Savin, 10.6 km du Lascaux de la sculpture (Angle sur l’Anglin), 15.6km de la cité médiévale de Chauvigny  et visible à 20 km à la ronde.

Vous avez dit « ETHIQUE » ?

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Ils sont contre le projet …

… ET NOUS LE DISENT.

Vous avez tout mon soutien dans ce légitime combat contre une ineptie économique et pour la sauvegarde de l’identité de notre territoire.
Je me tiens votre disposition pour mobiliser mon appui dans la procédure le moment venu.                                           

Jean-Michel Clément- Député de la Vienne (86)

J’ai signé votre pétition car amoureuse du patrimoine historique et naturel, je trouve inadmissible que ces éoliennes soient implantées si près de votre centre-bourg.
Un CAUE Conseil de l’Architecture et de l’Urbanisme va voir le jour porté par le Conseil  Départemental de la Vienne. J’en ferai partie avec le sénateur Alain Fouché qui est comme moi contre l’implantation anarchique des éoliennes. Soyez certains que nous serons tous les deux très vigilants sur l’implantation de futures éoliennes dans notre département.
Isabelle Soulard – Conseillère Départementale
C’est le moment de manifester notre solidarité fontevriste ! J’ai, bien sûr, signé cette pétition.

F.Chombart de Lauwe (Président de l’association des Prieurés Fontevristes)

Il y a bien d’autres endroits qui pourraient se prêter sans problème à l’implantation d’éoliennes- mais pas là !!!

Elisabeth Schnel -Saché France

Lieu chargé d’histoire où se trouve de nombreux souvenirs du Prieuré Fontevriste créé en 1105 par Robert d’Arbrissel, fondateur de la célèbre abbaye de Fontevraud

Joelle Gauthier-Ernoul

Il est fort dommage de dénaturer un paysage comme celui-ci, surtout proche d’une église (d’un prieuré quasiment millénaire, d’une congrégation et des tombeaux de Ste Jeanne-Elisabeth et St André-Hubert).

Matthieu Roquet – Loudun

En tant que (…) défenseur de la faune sauvage, voilà encore une attaque à la biodiversité et au paysage.

Gérard Guyonneau – La Puye

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Montamisé

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Avec un territoire communal courant sur plus de 3 275 hectares, dont près du tiers occupé par le seul massif forestier de « moulière », l’intérêt de Montamisé repose essentiellement sur la qualité et la diversité de son patrimoine naturel ; la découverte de quelques rares traces d’occupations au néolithique ou divers vestiges gallo-romaine n’y changeant rien. Pas plus d’ailleurs que l’existence de quelques manoirs et belles demeures construites pour l’essentiel au XIXe siècle.

Pays de mystères et terre de légendes au rang desquels  « la tombe à l’enfant » ou  le « cheval du grand soubis » apparaissent comme les plus emblématiques, la commune offre un large choix de sentiers balisés. De chemins de découvertes accessibles au plus grand nombre et praticables à pied, à cheval ou à bicyclette.

Une invitation à découvrir la faune et la flore locale à travers la diversité de ses espèces animales telles que  les Bécasses des bois, Bouvreuils, Faucons, Fauvettes, Mésanges huppées, Rougequeues à fronts blancs, Martres, Cerfs, sangliers, ou végétales parfois menacées telles que Bruyères vagabondes, Framboisiers sauvages ou Œillets, au milieu des chênes et des conifères; au cœur du plus important massif forestier du département .

Au titre du patrimoine architectural, citons l’ancien prieuré bénédictin d’Ensoulesse du Xe siècle presque entièrement détruit à la Révolution, l’église Notre-Dame et ses 3 cloches inscrites aux monuments historiques ; le Château de Sarzec (XIXe siècle) dépositaire de 2 fragments de tablettes d’écriture cunéiforme (datant de – 2120 avant JC et – 850 ans), ou encore le domaine dit « de la Roche de Bran ».

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Saint-Benoit

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Étroitement liée  de par la richesse de son patrimoine, à l’histoire de ses  abbayes, vestiges gallo-romains et autres friches plus ou moins industrielles;  Saint-Benoît apparaît comme un excellent compromis pour les férus d’histoire, amoureux d’architecture, amateurs d’authenticité et/ou de sites naturels dans le tout premier cercle de la périphérie de Poitiers.

Offrant un panorama exceptionnel fait d’escarpements rocheux, de falaises, vallées encaissées et  plaines boisées, ses 1360 hectares apparaissent de par la nature des aménagements réalisés et  l’excellence de la préservation des sites, tel un écrin de verdure aux portes de Poitiers.

Un site à ce point béni des Dieux qu’il amènera  en leur temps, nombre de notables poitevins à  acquérir, aux portes de la cité, villas, manoirs et autres résidences au cour du XIX e siècle.

Successivement dénommée  Quinçaillières, puis Saint-Benoît-de-Quinçay ou encore « Quinçay-les-Plaisirs » du temps des guinguettes et de la révolution industrielle, la commune  comptait  au recensement de 2014,  un peu plus de 7 000 habitants.

Offrant à la découverte quelques-uns de ses plus beaux paysages; le long des berges du Clain et de la Miosson, Saint-Benoît apparaît tel un livre d’histoire à ciel ouvert dont quelques-unes des plus belles pages auraient été écrites François Rabelais,  Jean Calvin, l’amiral Coligny  lors du siège de Poitiers ou encore Jean de la Fontaine (…)

Pour preuve, entre autres singularité,  le chêne dit « de senillé »,élevé au rang d’arbre remarquable. Un chêne aujourd’hui âgé de + de 350 ans, situé rue de la matauderie qui dit-on aurait inspiré de Jean de la Fontaine dans l’écriture de sa célèbre fable « le chêne et le roseau ».

Un Jean de la Fontaine qui, rendant régulièrement visite à ses cousins du Fief-clairet, se trouvait  à traverser le peu qu’il reste aujourd’hui du bois d’amour. Un bois aujourd’hui quasiment disparu qui aura donné son nom à un lycée  construit en lieu et place, reconnu pour la qualité de son enseignement.

A voir : Les arcs de « Parigny », vestiges de l’un des trois aqueducs gallo-romain assurant l’alimentation en eau de Poitiers au 1er siècle de notre ère.

Le monastère Saint André du VIIe siècle entièrement reconstruit au XIe siècle sous le vocable de St Benoît.

L’église et sa façade du XIe siècle.

Le viaduc ….

l’abbaye Ste Croix, plus ancienne abbaye d’Europe fondée par Ste Radegonde, reine des Francs en 552, et installée depuis 1965 sur le domaine de la Cossonière. Propriété de 29 hectares sur les hauteurs de St Benoît, l’abbaye possède depuis l’an 569 un reliquaire offert par l’empereur de Byzance contenant un authentique morceau de la Croix et divers autres éléments dont un pupitre de Ste Radegonde.

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Vouneuil sous Biard

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Parfois soupçonnée d’avoir pu vouloir réécrire son histoire en autorisant au cour du XIXe siècle la construction de 5 châteaux sur son territoire ; « tentative artistique de restituer un Moyen Âge idéalisé» pour les uns ou «déferlante de l’éclectisme qui ose toutes les manipulations» (…) . Posée sur un écrin de verdure, qui aura des siècles durant, été l’un des plus importants greniers à blé de Poitiers, Vouneuil sous Biard mérite bien plus qu’un simple détour ; un véritable coup d’œil, ne serait-ce que pour la qualité de son patrimoine.

Un patrimoine longtemps méconnu, ignoré, méprisé qui apparaît être aujourd’hui, notamment par la qualité de stucs découverts dans un remblai, un témoignage essentiel et plus que millénaire « unique en Europe ».

Éloignée des grands axes de communications qui auront contribué au développement de Poitiers, Vouneuil sous Biard tirerait son nom de « Vogène » et de son champ. Un personnage qui pourrait trouver son équivalent parmi nos Martin, Durand ou autre Dupont. Celte dont le champ « ialo (euil en français) » aurait accompagné le patronyme. Biard, dérivé de « Bégard » (verger) n’apparaissant qu’à partir du XVIe siècle.

Bien que plusieurs sites néolithiques, ou plus récemment quelques « villae » et un aqueduc aient pu être recensés sur les 2598 hectares de la commune, ce n’est qu’à partir du XIe siècle, et sous l’influence de l’abbaye dite de St Cyprien que Vouneuil se développera  autour de ce qui reste aujourd’hui du prieuré Saint-Pierre et Saint-Paul.

Un prieuré qui n’en fini pas de dévoiler ses richesses ; pour preuve la mise à jour en 1984 de quelques 2 500 fragments de stuc datant du Ve siècle de notre ère. Impressionnant Puzzle unique en Europe, aujourd’hui conservé au musée Sainte-Croix de Poitiers.

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Cloué

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Pour avoir su prendre conscience de la nature de son patrimoine et de l’impérieuse nécessité de sauver ce qui pouvait l’être, Cloué fait partie de ces communes qui, bien que ne possédant pas (ou plus) de trésor architectural ou historique de premier plan, mérite néanmoins le détour. Ne serait-ce que pour feuilleter un instant les plus belles pages de son histoire. Se perdre sur les sentiers moyenâgeux qui conduisaient autrefois les pèlerins à travers ses vallées verdoyantes, de Tours à St Jacques de Compostelle.

Le village connu un certain essor grâce au passage des dits pèlerins à l’église St Maixent ; église vendue comme tant d’autres biens nationaux au lendemain de la révolution, et transformée depuis … en habitation.

Citons pour ce qu’elle aura eut d’essentiel dans l’histoire de la commune, l’installation d’une commanderie de templiers au XIIème siècle. Commanderie dont il ne reste malheureusement plus qu’une salle voûtée et deux gisants de chevaliers aujourd’hui conservés en dehors de la commune. L’un en l’église Notre Dame de Lusignan et l’autre au musée Ste Croix à Poitiers.

A voir : Le lavoir, les murs de l’ancienne église St Maixent (XIVème siècle), le logis de Salvagère (XIVème siècle), la grotte Malvaux, la pierre tombale de la famille constant (XVIIème siècle), la fontaine de Gabouret.

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