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Coulombiers

Programme: Les couleurs de la Vie(nne) 2018
   

Apparut au XIe siècle sous le nom de Columieras « lieu d’élevage de colombes ou pigeons » le long de l’un des plus importants chemins de pèlerinages vers St Jacques de Compostelle (…). Coulombiers qui aura connut au cours du moyen-age un essor économique certain, grâce à sa situation privilégié entre l’Abbaye de Fontaine le Comte et la commanderie de Templiers de Cloué, pourrait bien aujourd’hui toucher les dividendes des efforts consentis ces dernières années sur le budget de la commune.

Des efforts principalement dirigés vers la préservation de son patrimoine et la création de deux zones naturelles d’intérêts écologiques, faunistiques et floristiques tels que la forêt de l’Épine* ou l’étang dit de Maupertuis.**

Des paysages sculptés par les campagnes d’extraction de l’argile et la création de nombreuses marres, refuges des hérons, canards ou autres poules d’eau (…), à découvrir à travers le prisme des chemins balisés.

Avec près de 2600 hectares de plaines plus ou moins vallonnées et boisées ; une population avoisinant aujourd’hui les 1100 habitants, essentiellement regroupés autour du bourg. Coulombiers pourrait bien apparaître comme l’une des valeurs montantes au sein de Grand Poitiers et bénéficier d’un regain d’intérêt lié à son positionnement stratégique dans le « goulot d’étranglement » entre le premier cercle des communes de la périphérie de Poitiers et le Pays mélusin.

A voir :

    • Dans le centre bourg, l’église Notre-Dame du XIXème siècle construite sur l’emplacement d’une ancienne église romane. Le long du « Palais », l’unique cours d’eau traversant le village avec son lavoir assez bien conservé.

    • A l’extérieur du bourg, la Ratonnière ancien fief du XVe avec son pigeonnier du XVIe siècle, et son ancien moulin actionné jusqu’au début du XXe par les eaux du Palais.

* La forêt de l’Épine et ses 200 espèces de champignons recensées. Ses 600 hectares de trembles, de bouleaux, de chênes et de hêtres. Ses spécimens menacées de Busards, Faucons ou Bondrées apivores. Ses mares et d’étangs sur lesquels se retrouve l’une des rares plantes carnivores de France: l’utriculaire citrine.

** L’étang de Maupertuis (Mauvais chemin) alimenté que par les eaux de ruissellements, dans lequel on élevait autrefois des sangsues pour la médecine. A noter entre autres espèces, la présence autour de l’étang du Cordulégastre annelé, l’une des plus grandes libellules de France.

jazeneuil

 

 Programme: Les couleurs de la Vie(nne) 2018

Avec à peine plus de 830 habitants répartis entre le centre bourg, 45 hameaux et quelques 3182 hectares de plaines vallonnées, bocages ou vallées boisées, Jazeneuil apparaît à l’image de son incontournable église du XIIe siècle; joyau de l’art roman authentique et fragile.

Citée pour la première fois vers la fin du VIIe siècle*, l’histoire de Jazeneuil pourrait bien remonter au paléolithique. En témoigne la découverte sur ses terres de nombreux silex, haches polies, bifaces moustériens (…). Thermes ou sépultures sous tuiles du IVe siècle, attestant d’une présence humaine plus ou moins continue le long des berges sinueuses de la Vonne depuis plus de 12 000 ans.

Terre de protestantisme au temps des guerres de religions et de la contre-réforme, la commune sera le théâtre en 1568 d’une bataille (ou de quelques escarmouches) opposant les troupes catholiques du duc de Montpensier, aux armées protestantes du prince de Condé.

Victime au XIVe siècle de la guerre de Cent Ans, puis bien plus tard de l’exode rurale, la commune qui comptait 900 habitants au XVIIIe siècle, et jusqu’à plus de 1150 habitant à la fin du XIXe, pourrait bien aspirer à des jours nouveaux au cœur de la toute jeune agglomération urbaine de Poitiers. à deux pas des touristiques communes de Lusignan, Curzay sur Vonne ou Sanxay.

A voir :

          • L’ancien prieuré de Bois-Métais dépendant au XIIe siècle de la congrégation de la Chaise-Dieu.

          • L’église romane St Jean-Baptiste du XIIe siècle, implantée sur la source de St Macou.
          • La Maison poitevine et son musée, inscrite au titre des monuments historiques.

          • Le logis de la Cour, demeure fortifiée du XVe siècle surplombant la Vonne, construite sur les ruines d’une ancienne villa romaine alimentée autrefois en eau par un aqueduc depuis la grotte aux fées.

          • Le moulin de Mongoulin dont la construction pourrait être antérieure à 1458.

          • Le village de la Quinterie, ancien fief du XIVe siècle.

            *apparut pour la première fois au VIIe siècle, sous la forme « Zezinoialo », le nom de la commune pourrait être à rapprocher du provençal « jazena »désignant un terrain long et étroit accompagné du suffixe « -ialo » d’origine gauloise indiquant plus précisément un champ ou une clairière.

 

Bignoux (86800)

Programme: Les couleurs de la Vie(nne) 2018
 
Avec un territoire courant sur plus de 1450 hectares dont près de 300 empruntés au massif forestier de Moulière*; le tiers des habitants âgés de moins de 20 ans et une densité de population deux fois moindre que la moyenne nationale, Bignoux apparaît comme l’une des communes les plus dynamiques et  prometteuses en terme d’opportunité de développement  au sein de la toute jeune agglomération urbaine de grand Poitiers.

Née de la présence  réelle ou supposée d’anciens bains romains sur ses terres. Baignos (endroit où l’on se baigne) qui deviendra successivement Baigneoux au XVe siècle (…), Begnoux et pour finir Bignoux au lendemain de la révolution française, aura vu sa population tripler ces 40 dernières années, pour se stabiliser aujourd’hui aux alentours de 1 100 habitants.

Un développement principalement dû à l’arrivée de nouveaux  habitants  travaillant pour l’essentiel dans le plus important bassin d’emploi du département; ainsi qu’au travail de fond réalisé par les équipes municipales successives depuis de nombreuses années pour préserver les services de proximité ou développer un tissu associatif et  économique ambitieux. Le tout dans un cadre de vie et un environnement exceptionnel propice aux longues randonnées au coeur de grands espaces préservés**.

Avec une bonne dizaines de sites à découvrir, au rang desquels citons les châteaux des Martins ou de Lirec, la maison noble de Champôt, le manoir de la Grande Foye du XIIIème siècle et le logis de Château Fromage du XIe siècle; la commune mérite largement le détour, ne serait-ce que pour permettre aux détectives en herbes de résoudre l’une des énigmes les plus jalousement gardées de la commune.

Celle relative à la construction de son église. Un édifice du XIXe siècle placé sous le vocable du premier évêque de Poitiers, offrant la particularité de n’avoir jamais eu qu’une seule cloche malgré la construction d’un clocher prévu pour en recevoir deux.

La légende veut qu’après s’être embourbé en Moulière et y avoir  imploré le diable de perdre dans la Bignolas les cloches qu’il transportait, le charretier chargé de livrer de Châtellerault à Bignoux  les dites cloches n’en ait plus trouvé qu’une sur sa charrette en arrivant dans le bourg.

* Massif de Moulière avec ses 6 800 hectares boisés (réserve du Pinail comprise). Quatrième forêt de la région « Nouvelle Aquitaine », courant sur les communes de Bignoux, Bonneuil-Matours, la Chapelle-Moulière, Dissay, Liniers, Montamisé, Saint-cyr, Saint-Georges-lès-Baillargeaux et Vouneuil sur Vienne.

** 61% de la superficie de la commune est couverte par des zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF).

 

Pouillé (86300)

Programme: Les couleurs de la Vie(nne) 2018
 

Mentionnée pour la première fois vers la fin du XIe siècle par le Cartulaire de l’abbaye Saint-Cyprien de Poitiers, la commune pourrait trouver ses origines bien plus tôt ; vers le Ve siècle de notre ère. En témoigne l’un des bas reliefs du VIe siècle, succession de sculptures posées sur la façade de l’église représentant l’arbre de vie du paradis.

Une église du XIIe (ou XIIIe siècle), construite à l’image de cette commune de 637 habitants. Discrète de par sa taille et atypique avec son imposant clocher reposant sur quatre piliers séparant la nef gothique (et sa voûte en ogive), du chœur.

Une église et une commune de 13,96km2 qui auront su traverser les ages pour inscrire leur nom au bas de quelques belles pages de l’histoire locale.

Rattachée à l’abbaye de la trinité* comme semble vouloir nous le confirmer une bulle du Pape Calixte II (1050-1124). Profondément touchée par les guerres de religion et les épidémies au XIV et XVe siècle, Pouillé pourrait valoir son existence à l’important réseau routier mit en place à travers toute la Gaule au 1er siècle de notre ère.

Au tracé qui permettait notamment autrefois de relier la cité Gallo-Romaine de Vieux-Poitiers à celle de Civaux ; et aux nombreuses villae installées de part et d’autres, telle celle dite de la Croix d’Asnières ** dont les ruines semblent par la suite avoir été utilisées comme cimetière entre le Ve et  Xe siècle.

Située à 6km de la cité médiévale de chauvigny, le territoire de la commune s’offre à la découverte le long de ses sentiers balisés, prélude à une incontournable visite du musée de la seconde guerre mondiale de Tercé.

Un instant de partage, de mémoire et de souvenir aussi, sur les pas de ses « héros ordinaires » qui dans le sillage de Mme Maïti à Bonnes, s’engageront dans la résistance pour faire passer vers la zone libre, par la ligne de démarcation qui coupait alors le village en deux, nombre de victimes de la répression nazie et de clandestins.

  • *Abbaye Bénédictine fondée vers 936 à Poitiers, par Adèle de Normandie, épouse du comte de Poitou. Fondation confirmée par le roi Lothaire en 963.
  • ** Vestiges d’une ferme gallo-romaine mise en lumière par la Société de Recherches Archéologiques de Chauvigny, composée de deux bâtiments du Ier siècle et d’un troisième probablement daté du IIIe ou IVe siècle.

 

Lavoux (86800)

Programme: Les couleurs de la Vie(nne) 2018
 

Tirant du latin lavo (laver) l’origine probable de son toponyme. D’une fontaine (lavatorium) autrefois aménagée pour permettre aux religieux de se laver les mains (…) ; Lavoux comptait au recensement de 2014 un peu plus de 1140 habitants.

Située à deux pas du plus vaste massif forestier du département de la Vienne (86), sur des paysages principalement constitués de brandes et de plaines vallonnées qui devront très tôt leur renommée au travail des carriers et autres « Tireux de chails »** ; la commune compte aujourd’hui deux carrières de pierres en activités sur 23 recensées.

Des carrières dont les premières traces d’exploitations remonteraient au XIVe siècle, qui auront permis la réalisation de nombreuses œuvres telles que la façade des galeries lafayette à Paris ou les statues du jardin des tuileries.

Un site à propos duquel Franck Beauvallet (exploitant) dira « Les carrières de Lavoux c’est l’enfer… pour le non-initié. C’est aussi le site le plus spectaculaire avec un front de taille de 18 m de haut sur une surface de 2 ha. C’est la pierre la plus réputée pour des gravures belles, fines, qui durent dans le temps. » ***

Des carrières et des hommes (80 carriers recensés en 1875) qui auront permis à la commune de se développer autour de son église, de ses 31 lieux-dits et quelques 18 sites architecturaux dont l’intérêt apparait à nuancer, mais au rangs desquels citons pour ce qu’ils ont d’essentiels à l’histoire de la commune :

    • Le Château du Bois Doucet du XVIe siècle avec ses douves, son jardin à la française, son orangerie et son pavillon Louis XIII classé monument historique

    • L’église St Martin presque entièrement reconstruite autour de son clocher en 1845

Implantée à proximité de l’ancienne voie gallo-romaine reliant Poitiers à Yzeures-sur-creuse, la commune restera longtemps, et là n’est pas le moindre de ses paradoxes, « isolée » et essentiellement agricole. Un territoire qui, après avoir absorbé durant près d’un demi-siècle sa voisine Liniers (ordonnance du 8 décembre 1819)* et avoir ainsi vu sa superficie doubler (…), s’étend aujourd’hui sur 15 km2  et se classe au 12 281e rang des communes françaises en terme de superficie (chiffres 2017).

Notons enfin pour ce qu’elle valent en terme de témoignage de l’activité humaine sur le territoire de la commune, les traces laissées au moins dans les textes par de 3 anciens moulins à vent aujourd’hui presque entièrement disparus (…), sur le territoire d’une commune qui aura dû s’adapter; prendre le sens du vent pour faire de son intégration au sein de l’agglomération urbaine de grand Poitiers un atout par le dynamisme de ses acteurs économiques et la qualité de son réseau associatif.

 

  • * Rattachement qui prendra fin le 11 octobre 1869
  • ** Référence www.patrimoineethistoiredelavoux.com
  • *** Article NR /CP du 26/ 01/2013

Les principales associations de la commune

ACCA (chasseurs)                                                 

A.P.E (Association des Parents d’Elèves)       

Club détente des aînés ruraux                   

Cyclo-randonnée-pédestre

Ambiance loisirs (gymnastique)                   

LX86 fléchettes

Lavoutic’s club (informatique)

FNACA (Anciens combattants)                              

ESLL (foot)                                             

Les Amis du Patrimoine Lavousien

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Curzay-sur-vonne

Programme: Les couleurs de la Vie(nne) 2018
 
Avec à peine plus de 450 habitants répartis sur un territoire grand comme 8 arrondissements parisiens, Curzay-sur-Vonne se classe assurément au rang des incontournables du Pays Mélusin pour la qualité de son patrimoine (…) et sa tranquillité hissée en Art de vivre (dixit le site institutionnel de l’ancienne communauté de communes du Pays Mélusin).

Éric Cachart et son épouse ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, qui posèrent leurs valises au cœur de cette ancienne place forte dans le courant des années 90.

Un changement de vie radical pour le célèbre journaliste de France 3 qui participera à la transformation du château de Curzay. Un imposant domaine posé le long des méandres de la Vonne, avec sa façade du XVIIIème siècle, sa chapelle au décor néo-gothique et sa grange dimière classées au titre des monuments historiques.

Un site unique, transformé en domaine hôtelier de 22 chambres et restaurant étoilé, au cœur d’un parc de 120 hectares bordé d’arbres centenaires et de grottes ouvrant à l’initiation sous la conduite des professionnels du Spéléo-Club poitevin.

Passé le vieux pont de style roman qui enjambe la Vonne à l’entrée du bourg, la découverte du village se fait sur les traces du souvenir laissé par la voie qui menait en un temps où nationales et autoroutes étaient encore inexistantes, à Poitiers ou St Maixent.

Installé dans le prolongement de l’ancienne chapelle funéraire des seigneurs de Curzay, le musé du vitrail permet aux visiteurs de découvrir en détail, l’histoire et les diverses techniques de fabrication des vitraux par la représentation de scènes de la vie quotidienne des XIIe et XXe siècles.


A découvrir : l’église paroissiale Saint-Martin classée au titre des monuments historiques avec ses fonts baptismaux du XIIe siècle, le retable et ses anges du XVIIe siècle, le Christ en croix et le fauteuil du célébrant du XVIIIe siècle. Le musé du vitrail, le quartier ancien (rue et pont médiéval), l’emplacement du premier château (1ère motte féodale), la vallée de la Vonne, le château de Curzay avec sa façade 18ème et son parc de hêtres pourpres et de cèdres centenaires…

 

Chemin de St Martin

Pour inscrire vos pas dans ceux de l’ancien soldat qui déchira sa cape un soir d’hiver 334 à Amiens; ancien ermite et fondateur de l’Abbaye de Ligugé (…). Futur évêque de Tours dans sa traversée de la Puye en 371 (…).

En arrivant de Lauthiers par la « Glantinière », laisser  sur votre droite la « Borderie » et filer en direction de la « Vieille Puye » (site ainsi nommé pour avoir servit d’installation provisoire aux moines et moniales fontevristes, le temps de la construction  du 3 ème Prieuré voulut par Robert d’Arbrissel, à l’aube du XIIe siècle).

Dans le bourg, en entrant par la rue échelles, après vous être autorisé un petit crochet par la rue du moulin pour admirer les bâtiments de la congrégation, ses vestiges fontevristes, la chapelle conventuelle et l’ancien moulin du XVIe siècle (détour non inscrit sur le chemin de st Martin), prendre la route de Châtellerault (D9) sur environ 50m.

Tourner sur la droite pour entrer dans la rue de la Chagnaie; laquelle vaut aujourd’hui, surtout pour la possibilité qu’elle offre de contempler  la fontaine aux dames et ses modillons sculptés du XIIe ou pour le souvenir qu’elle laisse d’un toponyme probablement lié à la présence de chênes alentours.

Suivre le chemin communal jusqu’à retrouver la D9 (rte des grands champs).

Emprunter la D9 sur environ 500m puis laisser la ligne accadienne filer sur votre gauche en allant tout droit vers le Chilloux, l’allée verte  puis le loup pendu (à quelques centaines de mètres sur votre droite le source de St Bonnifet, haut-lieu de pèlerinage remontant à l’ère primitive de la chrétienté.

Visualiser le chemin complet de Poitiers à Tours via France-randos.com

Ligugé

Programme: Les couleurs de la Vie(nne) 2018
   
         Point de départ de l’un des plus importants chemins de la chrétienté : l’ itinéraire dit de « saint Martin » qui passe  notamment par La Puye ou Angles sur l’Anglin, encore emprunté par de nombreux pèlerins. (…)  Ligugé est connu pour l’installation sur son territoire d’un ermitage en 361 de notre ère qui donnera naissance au plus ancien monastère d’Europe occidentale.
                    La commune apparaît comme l’un des lieux incontournables du département de la Vienne. Située à une dizaine de kilomètres au sud de Poitiers, elle compte aujourd’hui plus de 3200 habitants et s’étend sur 2335 hectares, dont plus de 400 classés en tant qu’espaces naturels protégés (…). Parmi les sites les plus remarquables, citons le Domaine dit « de Givray » (dans le cadre de la préservation des espèces) et ses 210 hectares de sentiers de randonnées, le plan d’eau de la filature ou encore le horst de l’île du pont*.
         Outre le kiosque à musique, quelques lavoirs ou autres belles demeures comme la gentilhommière du domaine de La Réauté, la commune vaut principalement le détour pour ses vestiges de l’abbaye primitive du IVe siècle, la friche industrielle de l’ancienne filature, ou pour son patrimoine naturel comme ses forêts qui auront inspiré au XVIe siècle à François Rabelais la fable du vénéré Bitard.*horst : « Îlot granitique posé sur une mer de calcaire » tel se plaît à le définir Jacques Pasquier dans « la vienne à parcourir » paru chez « Geste éditions »)

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Jardres

Programme: Les couleurs de la Vie(nne) 2018
 

Peut-être n’aurait-il pas manqué grand chose … un promontoire, une rivière et un gué pour faire de Jardres bien plus qu’un simple fief : une commune capable de pouvoir rivaliser avec sa proche et parfois trop encombrante voisine chauvinoise.

Traversée d’Est en Ouest par la voie romaine allant d’Argenton-sur-Creuse à Poitiers (encore partiellement carrossable au lieu-dit « La chaussée ») et du nord au sud par l’axe reliant les agglomérations gallo-romaines de Vieux-Poitiers à Civaux, Jardres aura longtemps souffert de sa proximité avec Chauvigny ; au point aujourd’hui encore, de ne pouvoir tenter de s’affranchir sans heurt de l’hégémonie de son ainée.

Mentionnée dés 1239 sous sa forme primitive « Jadres » (Pays de Jardins), celle qui pourrait très vite apparaître comme idéalement placée dans la communauté urbaine de Poitiers, verra à partir de 1883 son envol facilité par la création d’une ligne de chemins de fer toujours existante. Ligne dont elle est aujourd’hui devenue le terminus,qui participera grandement à l’essor et à la renommée des carrières de pierres dites … « de Chauvigny ».

Commune natale de Maurice Fombeure, poete à propos de qui Paul Claudel dira «  il faut lire Maurice Fombeure, c’est quelqu’un (…) aussi adroit et prompt dans son empressement dactylique que le meilleur Verlaine (…) » ; Jardres recèle quelques édifices qui, sans être d’intérêt majeur, valent néanmoins le coup d’œil, ne serait-ce que pour être étroitement liés à l’histoire de la cité médiévale toute proche.

Des sites au premier rang desquels citons l’ancien prieuré-cure du XIIe siècle devenu église paroissiale, les manoirs de Montlouis (XVe siècle), de l’Epinoux entièrement reconstruit au XVIIIe siècle et de Pressec (XVIe siècle)

Avec un peu plus de 1250 habitants au recensement de 2013, la commune qui a vu sa population plus que doubler ces 40 dernières années, concentre l’essentiel de son activité économique à l’écart du centre bourg; aux portes de chauvigny, sur la zone dite de « la carte » et le long de la RN 151 sur l’axe Poitiers – St Savin – le Blanc.

extrait d’un poème de l’enfant du Pays, Maurice Fombeure (1906-1981)

La fontaine près de l’église

Où les aveugles vont mendier

La cour où rament les oies grises

Et que fleurit un amandier

Le vieux four à pain où s’enlacent

Les ronces, où se tord un figuier

Les coqs le matin à la vitre

Secouent leur crête de rosée

Et la journee retentissante

S’envole à tête reposée

A voir: l’Eglise Saint-Hilaire

Ancien prieuré-cure du XIIe siècle, l’église Saint-Hilaire restaurée en 1836 est aujourd’hui l’un des rares monument accessible de la commune. Classé Monument Historique pour son clocher-porche octogonal (élément architectural rare dans la région) et l’une de ses cloches fondue en 1732 par Jean Lebrun, l’église St Hilaire apparaît comme l’un des édifices les plus intéressants de la commune.

le Manoir de Montlouis

Situé au nord-ouest de la commune, bien que l’ancienne bâtisse du XV e siècle ait presque entièrement disparu pour laisser place l’actuelle construite au cour du XIXe siècle, le manoir dit « de Montlouis » vaut pour être l’un des accès possible au portail historique de la cité médiévale de Chauvigny, commune distante d’à peine quelques kilomètres.

Bâtiment rectangulaire flanqué de deux ailes latérales à l’intérêt architectural pour le moins discutable, le manoir, transformé en ferme école de 1875 à 1914 était du temps de sa splendeur à la toute fin du moyen-âge, un fief dépendant de la baronnerie de Chauvigny.

Fils « bâtard » du comte d’Harcourt descendant de la maison du même nom; l’une des plus ancienne famille de la noblesse française, Louis d’Arcourt obtient en 1447 l’autorisation de Charles VII alors roi de France, de fortifier Montlouis à la condition de ne porter préjudice ni au Royaume, ni aux pays environnants. Sage précaution à la vue des velléités qui opposèrent notre homme à son propre Père Jean VII, fils de Catherine de Bourbon, belle-soeur de Charles V. Un père fait chevalier par Louis II de Bourbon qui se distingua entre autre lors de la bataille d’Azincourt en 1415, et dont il dut supporter la disgrace.

Notons qu’il ne subsiste aujourd’hui du château, de ses fortifications, de la tour et des douves du XVe siècle qu’un escalier à vis de 18 marches accessible à 30m environ de la façade principale. Escalier débouchant sur une salle souterraine voûtée de 5,69m x 5,26m

Le Manoir de l’Epinoux

Autre ancien fief mentionné dés 1400, le manoir de l’Epinoux aujourd’hui propriété privée, entièrement reconstruit au XVIII ou XIXe siècle selon des plans n’ayant rien à voir avec ceux d’origine, se présente comme un bâtiment rectangulaire à étage.

N’offrant guère d’autre intérêt que celui de son colombier orné de têtes sculptées et construit vraisemblablement, comme semble vouloir l’attester la date inscrite sur la porte plein cintre, en 1664 ; le colombier de l’Epinoux offre en plus de sa particularité d’être octogonal et d’être assez bien restauré, en contrebas des quatre marches donnant l’accès à l’intérieur, une vue sur le millier de boulins taillés dans la pierre prêt à acceuillir les nichées. Boulins accessibles à l’homme par une échelle tournante.

Le Manoir de Pressec

Bien que la mention la plus ancienne puisse apparaître dés 1309 d’un fief relevant de la baronnie épiscopale de Chauvigny, le manoir de « Pressec » tel que l’on peut le voir encore aujourd’hui date pour ce qui concerne le gros-oeuvre de 1541.

Propriété privée en cour de restauration, le corps principal rectangulaire flanqué d’une tour ronde avec un escalier à vis, offre un bel ensemble architectural souligné par les communs du XVI ou XVIIème siècle et le four à pain.

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Fontaine le Comte

Programme: Les couleurs de la Vie(nne) 2018

Bien que quelques traces d’occupation humaine plus anciennes aient pu être relevées sur le territoire de la commune ; notamment par la découverte non loin de Basse-Fontaine d’un aqueduc gallo-romain du 1er siècle de notre ère (…) c’est à l’aube du XIIe siècle, autour de l’abbaye cistercienne encore naissante de « la fontaine du Comte » que se développera le bourg, sur des terres en friches misent à disposition par Guillaume X, Duc d’Aquitaine et VIIIème Comte du Poitou.

Un bourg et une Abbaye autour desquels des siècles durant religieux et métayers s’attelleront à défricher et modeler le paysage, (…) contribuant ainsi à la création de nombreux lieux-dit, hameaux ou villages alentours tels que ceux de Poizac dès 1149, le Léjat en 1184, la Foy, la Torchaise, la Bruère ou la Rourie …  

Placée sous la protection d’Aliénor d’Aquitaine puis de son fils Richard cœur de lion au cour du XIIe siècle, l’abbaye entrera dans une phase de lent déclin à partir du XIVe siècle, à la suite des guerres de religions et de la guerre de Cent Ans.

Un déclin, qui prendra fin avec la vente des biens monastiques au XVIIIe siècle et le départ des 3 derniers religieux.

Succéderont à près de 600 ans de présence ininterrompue de l’ordre religieux sur le site, de longues périodes d’incertitude et de doute, entrecoupées de phases de restauration qui conduiront ces dernières années la municipalité à franchir le pas. A se donner les moyens de faire entrer la commune dans une nouvelle ère et prétendre à l’inscription de son patrimoine sur le parcours des incontournables de grand Poitiers (…) qu’il s’agisse des vestiges de son abbaye – église, logis abbatial, réfectoire … aménagés en lieu d’animation culturelle permanent -, ou encore de ses sources, fontaines, lavoirs, forêts, châteaux et demeures.

Située sur un territoire faiblement vallonné de 1866 hectares, dont 600 classés en zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique – incluant divers étangs – , Fontaine le Comte à su prendre en compte l’impérieuse nécessité de préserver de son patrimoine tout en entrant dans le cercle des communes les plus actives et dynamiques du département de la Vienne.

Passée de 533 habitants en 1960 à plus de 3 800 un demi siècle plus tard, tout en conservant son charme et son authenticité dans un environnement devenu péri-urbain, Fontaine le Comte est située à tout au plus quatre kilomètres au sud-ouest de Poitiers.

à voir : L’abbaye cistercienne, les lavoirs fin du XVIIIème siècle du Pré de l’abbaye, de l’abbaye, de la Gassouillette et de Basse Fontaine. Le Logis de Chaumont, le château des Piliers et son architecture représentative du XVIIe siècle.

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