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Les étangs

Créés par les moines fontevristes  à l’aube XIIe siècle, sur des terres offertes à la toute jeune communauté par l’abbaye de St cyprien, les étangs de la Puye compte parmi les plus anciens du département de la Vienne.

Les plus exceptionnels aussi et les mieux préservés, tant pour la diversité de leur faune ou flore, que pour le témoignage, la richesse et la qualité des aménagements hydrauliques réalisés et toujours visibles aujourd’hui autour des vestiges de l’ancien Prieuré ou la Maison-Mère de la Congrégation des Filles de la Croix.

Des aménagements qui tout en tenant compte des contraintes liées à l’environnement naturel et grâce aux progrès techniques enregistrés au fil des siècles auront permis par la réalisation de digues ou l’installation d’un bélier hydraulique *, d’amener l’eau courante au coeur de la congrégation pourtant située en hauteur.

(*) Détail du bélier hydraulique inventé par les frères mongolfiers au XVIIIe siècle

Ayant permis par l’assèchement des marais, le développement de l’agriculture et l’alimentation en eau du village durant plus de 900 ans (…); celui dit de  » l’habit » accueille aujourd’hui une base de loisirs ombragée, une plage et un bar / restaurant au coeur du bourg.

Entièrement réaménagés il y a  quelques mois suite  aux importants travaux de désenvasement et de consolidation des berges réalisés par  la Fédération départementale de la Vienne (propriétaire des lieux), celui de  »Préguyon » légèrement excentré, bien que toujours situé dans le périmètre historique des vestiges de l’ancien Prieuré est entièrement dévolu à la pèche.

Alimenté en eaux par un bassin versant de près de 8000 hectares; Jouissant d’une réputation lui permettant d’envisager une prochaine labellisation. Le grand étang  » ou étang de Préguyon » apparaît comme l’un des pôles de développement touristique les plus prometteurs du « triangle d’or historique »*.

(*) Triangle inscrit entre les fresques millénaires de l’abbaye de St Savin classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, les sculptures pariétales (-15 000 ans) d’Angles sur anglin uniques au monde et la cité médiévale de Chauvigny avec ses 5 châteaux posés sur un même éperon rocheux.

Un espace préservé essentiel à la faune locale  et au repos de nombreuses espèces migratoires, bientôt mit en valeur grâce à un parcours pédagogique et à la création d’une école de pèche à destination des enfants.

Pour être les plus connus, le « petit » et le « grand étang » de la Puye ne sont pour autant pas les seuls à couvrir le territoire de la commune ; celle-ci ne compte en effet pas moins de 130 points d’eau, de tailles parfois modeste, mais participant à la beauté et diversité de nos paysage et au respect de la biodiversité.

Citons entre autres aménagements réalisés par les fontevristes, ceux des étangs du Chillou, de Logerie, Duranderies ou du Pinier qui venaient en complément des deux principaux, fournir en poissons frais les religieuses et les moines astreints au maigre perpétuel.

Arrosée par de nombreuses sources aux eaux d’excellente qualité: St Bonnifet, fontaine aux dames … notons que la Puye se situe sur la même nappe phréatique que la station thermale de la Roche-Posay (siège entre autres de laboratoires propriétés de … Loréal).

La Puye : « Parce que vous le valez bien »

Envie d’en savoir un peu plus sur les étangs de la Puye:

 

Article NR-CP du 17 février 2017

De la signature dans l’air contre les éoliennes
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                               Des pétitions circulent contre le projet d’implantation d’éoliennes sur la commune de La Bussière, mais elles seraient surtout visibles du côté de La Puye.

En respectant les emplacements et les distances du projet, Francis Picard, de La Puye, a réalisé ce photomontage pour montrer l'impact de l'implantation de ces éoliennes.

En respectant les emplacements et les distances du projet,
Francis Picard, de La Puye, a réalisé ce photomontage pour montrer l’impact de l’implantation de ces éoliennes.
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                             La résistance s’organise. À La Bussière, La Puye et même du côté de Paizay-le-Sec, l’heure en est à l’information et aux pétitions contre le projet d’installation, par la société Valeco, de 6 à 9 éoliennes à l’ouest de la commune de La Bussière. À la manoeuvre, l’Association de défense de l’environnement de Paizay et des alentours (Adepa) et le Collectif de défense bussièrois animé par Jean-Pierre Duteuil, mais aussi Francis Picard, conseiller municipal de La Puye, aux portes desquelles seraient installées ces éoliennes, et qui rappelle en préambule de la pétition (qu’il a mise en ligne sur change.org; (1), la nécessité de « sauvegarder le patrimoine historique et naturel de la Puye ». « Notre « presque millénaire » d’histoire est mis en danger. Sans compter les problèmes d’environnement, de santé et qu’à cette première tranche prévue, il en succédera très certainement d’autres. »

« Une véritable autoroute du vent »

                              Des arguments repris par Yolande Maigret, présidente de l’Adepa, également à l’origine d’une pétition tout à la fois papier et numérique (2). « En jeu il y a bien sûr la co-visibilité, avec l’impact qu’elle peut avoir sur notre territoire, notre patrimoine et l’environnement. Nous sommes en limite d’un site Natura 2000, de deux zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) et de zones humides. On peut aussi souligner l’impact sur le bâti avec un déclassement des propriétés riveraines qui vont ainsi perdre jusqu’à 40% de leur valeur. Sans oublier les risques pour la santé, dont aujourd’hui de nombreuses études montrent que les éoliennes ne sont pas sans danger. Et puis pourquoi implanter un champ éolien à 25 km de la centrale de Civaux alors qu’un périmètre de 30 km est nécessaire au dispositif de défense aérien. Un projet similaire vient d’être abandonné près de la centrale de Gravelines, dans le nord, au titre de ce périmètre de protection. »

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Deux communes ont d’ores et déjà délibéré contre ce projet éolien, Paizay-le-Sec et La Puye. « Il y a une très forte mobilisation des habitants de La Puye puisque ce sont eux qui vont finalement subir les désagréments de champ éolien voulu par la commune voisine de La Bussière, reprend Yolande Maigret. D’autant que le projet prévoit de 6 à 9 éoliennes mais comme les dossiers d’installation sont aujourd’hui limités à 6 engins, il est quasiment certain qu’il y aura une deuxième tranche. L’installation de 200 aérogénérateurs est prévue à terme sur le Sud Vienne et si on y ajoute les 200 installés ou à l’installation dans les départements limitrophes de l’Indre, de la Haute Vienne et de la Charente, nous sommes sur une véritable autoroute du vent. »

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Après un rendez-vous acté avec le président du département, Yolande Maigret tout comme Francis Picard porteront leurs pétitions aux autorités, avant sans doute d’imaginer des actions conjointes.

(1) www.change.org (taper préfecture de la vienne sauvegarder le patrimoine de la Puye dans la barre de recherches).
(2) www.petitions24.net (taper stop à l’éolien dans la Vienne, non au projet de La Bussière, dans la barre de recherches).

Contact Adepa: tél. 06.71.56.00.86.

Delphine Léger

Au coeur du « Triangle d’or historique de la Vienne (86) », entre la cité médiévale de Chauvigny, l’abbaye millénaire de St Savin classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et les sculptures pariétales de – 15.000 ans ou la forteresse d’Angles sur anglin (l’un des plus beaux villages de France) …

Le circuit des étangs

1- Départ de la base de loisirs et des terrasses ombragées du Bar / Restaurant « de ligne en lignes. (ouvert toute l’année – baignade surveillée durant les mois d’été).

 

2- Prendre la direction de l’ancien bourg de la Bussière sur environ 50m, puis tourner à droite à la sortie du virage en direction de « la Carthauderie » et du « grand étang ».

 

3- Dans le lieu-dit prendre à droite, puis dans la descente, juste après les containers, magnifique panorama ouvert sur 900 ans d’histoire;  » la Puye, l’ancien prieuré fontevriste, le grand étang, la chapelle conventuelle de la congrégation des Filles de la Croix et l’église St Martin »

 

4- Balade autour de l’étang de « Préguyon », créé par les moines fontevristes dès le XIIe siècle. Aujourd’hui propriété de la fédération de pèche, il reste ouvert au public (voir règlement à l’entrée) 

 

5- Remontée vers le bourg de la Puye par le chemin communal ombragé, en logeant le GAEC de l’étang et sa ferme de produits

 

6- Passage le long de l’institution Ste Elisabeth. Visite du cloitre, de la chapelle conventuelle, du pressoir, de la maison de St André-Hubert et de la cellule de Ste Jeanne-Elisabeth tous les jours de 14h30 à 17h (accès par la grille face à l’église St Martin)

 

7- Vue sur l’ancien lavoir

 

8- Eglise St Martin (offerte à la paroisse par la congrégation au XIXe siècle). Reconstruite selon les plans de l’ancienne chapelle des moniales fontevristes.

 

9- Ancien Moulin accessible par la rue du même nom

 

10- Passage le long de l’ancien pressoir et du bélier hydraulique (invention des frères Mongolfiers)

 

11- Vue sur la « fontaine aux Dames ». Difficilement accessible via la rte de Chatellerault

 

12- Petit étang ou « étang de l’habit » du XIIe siècle. Ouvert à la pèche et à la baignade.

 

Durée de la randonnée: environ 1h, hors visite de la congrégation

Les incontournables

La congrégation des Filles de la Croix

Construite entre 1868 et 1874 sur l’emplacement de l’ancien prieuré fontevriste du XII ème siècle dont il ne subsiste que peu de vestiges, la chapelle ‘‘ conventuelle ’’ à une capacité de 400 places assises environ (hors travées).

En y entrant, on est frappé par la hauteur des voûtes et le jeu de la lumière sur la pierre et les vitraux … lire la suite

Les vestiges fontevristes

Troisième du nom dans l’ordre de création des 52 prieurés rattachés à l’Abbaye royale de Fontevrault*, le site originel de la Puye comptait à sa création au XII ème siècle, quatre lieux distincts:

– Le Grand-Moustier, lieu de prière réservé aux « contemplatives ».

– Sainte-Marie Madeleine , lieu de vie où les sœurs « converses », travaillent pour la communauté.

– Saint-Jean-l’Habit, monastère des moines; lesquels en plus d’assumer leur part de travail journalier restent les seuls à assumer le privilège de pouvoir dire la messe.

– Saint-Lazare enfin pour les sœurs ayant à charge de soigner les lépreux.

(*) nécropole royale, l’abbaye « de Fontevraud » abrite aujourd’hui encore les sépultures d’Henri II, Aliénor d’Aquitaine et Richard cœur de Lion. Elle est classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

La ligne acadienne

Bien que certaines habitations aient été rénovées avec plus ou moins de succès, la balade le long des constructions de  ‘‘la ligne acadienne’’ vaut néanmoins le détour, ne serait-ce que pour admirer le remarquable travail de conservation réalisé par quelques amoureux du site « podien » en souvenir des conditions qui amenèrent la population locale à accueillir les exilés de Nouvelle France et d’Acadie en 1773.

Sur les 150 fermes initialement prévues pour couvrir les 2600 hectares mis à disposition par les moines fontevristes de la Puye (630 ha), la seigneurie de Monthoiron (400ha), l’abbaye de l’Etoile (70ha) et l’évéché de Poitiers (1500h), 57 seulement seront construites le long d’une « ligne » de 6 kms 1/2 passant par les communes de La Puye, St Pierre de Maillé et Archigny.

Celles et ceux qui choisirent de rester firent souche dans la population locale, permettant ainsi de faire perdurer en terre poitevine le souvenir d’un épisode que les acadiens appellent pudiquement « le grand dérangement ».

La pierre à Fadets

Datant de plus de 7 000 ans, et bien qu’elle n’offre plus de refuge qu’à quelques lièvres égarés, civettes, blaireaux ou perdreaux de l’année; dissimulée sous les  branchages d’un bosquet, la Pierre à Fadet qui comptait autrefois deux autres dolmens en plus du tumulus partiellement arasé qui abrite encore aujourd’hui une chambre sépulcrale, est à ce jour le plus ancien des dolmens répertoriés sur l’ensemble du pays chauvinois et fut classé monument historique par arrêté du 12 mai 1948.

La pierre à fadets reste (difficilement) accessible aux promeneurs, non loin de l’entrée sud du hameau de Cenan, parcelle D266 via le chemin dit  » de Poitiers « .

Les sources et fontaines

Partant du plateau du nord-ouest, on rencontre tout d’abord la source du Chillou (point le plus élevé des cours d’eau de La Puye), puis  la fontaine aux Prêtres, celle de St Bonifet, de la Font-Berger (ou Berthet) aujourd’hui peu accessible; la fontaine dite chaude, la fontaine aux Dames, la petite fontaine, la fontaine Charbonneau, la fontaine de Pellegrole et, enfin les fontaines de Cenan.

 La Fontaine aux Dames

Construit à base de matériaux issus des ruines de l’église prieurale du XIIème siècle détruite vers 1866, le petit bâtiment qui protège la source participe à la préservation de témoignages architecturaux de l’art Roman en Poitou. (ici un modillon du XIIe siècle, vestige de l’ancien prieuré fontevriste).

A noter que l’exploitation de la source remonte à l’origine du couvent. Que celle ci fut captée pour l’alimentation en eau des bâtiments et servitudes.

La source de St Bonifet

Donation des moines de l’abbaye de St Cyprien au prieuré de la Puye en 1111 de note ère, la source de St Bonifet est constituée d’un bassin qui jamais (dixit la légende) ne tarit et de 4 colonnettes surmontées d’une coupole.

Bien que les origines du saint homme puissent apparaître comme sujettes à caution, du moins est-on certain qu’à la création de l’abbaye de St Cyprien à Poitiers, en l’an 828, le nom de St Bonifet était déjà rattaché au lieu. L’appellation apparaît en effet bien antérieure au IX ème siècle et pourrait, sans qu’il n’en puisse être fait état  avec certitude, remonter à l’époque de l’évangélisation primitive du pays.

Longtemps invoqué pour la guérison des fièvres paludéennes et pour se préserver de la sécheresse, on y venait autrefois,  jusqu’au milieu du XXème, en procession requérir la protection du saint et conjurer les risques de sécheresse.

Les lavoirs

Les moulins

Alimentés par l’eau des étangs, deux moulins s’élevaient sur le territoire de la commune au moyen age.

Répertorié comme étant le plus ancien  (les registres en font état dès 1541), le moulin dit « de La Puye », dont les murs restent visibles en contrebas de la rue du même nom, était équipé de deux meules; l’une dite  » à blanc » pour le froment et l’autre « à brun » pour  l’orge, l’avoine ou le blé noir . N’étant plus en activité depuis bien longtemps il a été transformé en lieu d’accueil et de détente par la Congrégation des Filles de la Croix

Si les archives apparaissent plus discrètes à propos du second édifice, communément appelé « Petit Moulin », son existence est avérée dés 1650 sans qu’il ne puisse être fait état avec certitude de sa localisation. De taille plus modeste que le précédent et ne possédant qu’une meule, il semble avoir été construit et ne laisser malheureusement que peu de témoignages, à l’emplacement actuel du lavoir aux Dames  ou de celui des Sœurs.

Ces deux moulins étaient propriétés du prieuré fontevriste et mis à la disposition de la population.

Un troisième moulin, mais à vent celui-là, se trouvait situé au lieu-dit « la vieille Puye ». Son fonctionnement n’étant pas soumis aux mêmes aléas climatiques (notamment aux inondations qui empêchaient le mouvement des roues des deux précédents moulins), il était d’un précieux secours pour l’institution religieuse et les habitants du village

L’église St Hilaire

Inscrite sur la liste des monuments historiques, l’église St Hilaire de Cenan, dont la présence est, pour partie, attestée dès le XIIème siècle deviendra, à la fin du XVIIIème, la paroisse des acadiens réfugiés en Poitou.

A noter que l’édifice a bénéficié ces 10 dernières années de toute l’attention des habitants de La Puye afin d’en assurer la préservation en collaboration avec la Fondation du Patrimoine, partie prenante dans le financement des quelques 120.000 euros nécessaires à la réalisation de la première tranche de travaux.

On remarquera, outre le magnifique retable du XVIIIème siècle (classé M.H), le très original ensemble formé par la sacristie, surmontée du (minuscule) logement du curé, sous la flèche couverte en ardoises

à voir à proximité: la ferme-musée, au hameau des « Huit maisons », qui accueillent chaque été, la grande fête traditionnelle du 15 Août.

Eglise St Martin.

Achevée en 1864 et construite hors les murs du couvent, l’architecture néo-romane de l’édifice a cherché à se rapprocher de celle du prieuré fontevriste qui, après la Révolution et le départ des dernières mones était peu à peu tombé en ruine.

A noter que l’édifice a, pour une part importante, été financé par la congrégation des Filles de la Croix qui en fit don à la commune.

Le bélier hydraulique

Si la présence d’un Bélier hydraulique sur notre territoire n’a en soit rien de bien exceptionnel, en ce sens qu’il bénéficia d’une très large diffusion dès son invention par les frères Montgolfier en 1776, celle-ci n’en apparaît pas moins comme l’un des marqueurs essentiel d’une période qui participa à la lente transformation d’une friche marécageuse où l’on mourait encore des fièvres paludéennes, en un environnement plus apaisé.

Résultant de l’observation d’un phénomène appelé « coup de Bélier », provoqué par la force d’inertie d’un liquide brutalement stoppé dans une canalisation,(1) l’invention du Bélier hydraulique, astucieux mécanisme de pompage aura permis d’amener l’eau de la fontaine aux dames vers le couvent situé à plusieurs centaines de mètres de là.

 (1) Le bélier dit « hydraulique » est un dispositif qui permet de pomper de l’eau à une certaine hauteur en utilisant l’énergie d’une chute d’eau de hauteur plus faible dont l’écoulement est brutalement stoppé par un clapet. La surpression ainsi crée permet de faire monter, dans une canalisation judicieusement placée, une colonne d’eau dont la hauteur dépend de la quantité d’eau et des vitesses mises en jeu.

Le bélier hydraulique est installé non loin du petit étang, dans un petit édifice couvert de tuiles plates. Son trop-plein servait à alimenter le lavoir.

 

Se Restaurer / Dormir

Dormir à la Puye et ses environs
à 15km

Hotel de l’Abbaye

à 13km

Hotel / Restaurant « le lion d’or »

à 0km

Chambres d’hôtes « la Charmille »

à 20km

Chambres d’hôtes  « le Pigeonnier »

à 13km

Hotel « le relais du lyon d’or »

Se restaurer à la Puye et ses environs
   De ligne en  lignes 

 (la Puye)

Le bistrot des halles

(Pleumartin)  

   
          
Le relais du Lyon d’or

(Angles / Anglin)

La belle époque

(Chauvigny)

Casino Partouche

(la Roche-Posay)

900 ans d’histoire

 

les Fontaines la ligne accadienne la Pierre aux Fadets les Lavoirs

la congrégation des Filles de la Croix

les vestiges du Prieuré Fontevriste
le Chemin de St Martin les Etangs les Eglises la Pierre aux Fadets

 

 

 

Entre le mythe et la réalité

 

La légende veut qu’arrivant de Paizay-le-sec où lui aurait été refusé de quoi étancher sa soif, Martin ait accompli à la Puye l’un de ses tous premiers miracles ; faire jaillir des sources de toutes parts afin de remercier les habitants de leur hospitalité. S’il peut être admis que Martin devenu saint n’eût peut-être pas cautionné l’ensemble des miracles qui lui ont été attribués (…) ; que celui de La Puye ait pu être facilité par la déclivité du sol qui amène naturellement les eaux de Paizay-le-sec vers la commune par le grand étang. Force est de constater que l’histoire de La Puye reste étroitement liée à la présence de ses multiples sources et fontaines aux eaux de qualité comparable à celles de sa toute proche voisine, la station thermale de la Roche Posay.

Mentionnée dés l’an 800 par les moines de l’abbaye de St Cyprien, la fontaine dite de « St Bonifet» en est l’un des plus bel exemple. Elle qui, avant d’être captée sous un dôme supporté par 4 colonnettes aura longtemps été associée, jusqu’à la dévotion, au nom d’un ermite bienfaiteur.

De la légende (…) à le dévotion.

Fils d’un artisan de « pied griffé » -petit hameau des environs d’angles sur anglin-, désireux d’offrir à ses enfants une situation ; Bonifet et son frère Barthoumé auraient reçu de leur père un marteau à lancer le plus loin possible pour fixer le lieu de leur installation. Celui de Barthoumé alla se planter, nous apprend la légende, sur le roc abrupt de Mérigny dans le Berry, tandis que celui de son frère Bonifet se serait logé à la Puye, près de la fontaine qui depuis porterait son nom.

Chacun se voyant attribuer le lopin de terre correspondant et le pouvoir, pour Barthoumé de guérir les coliques rouges ; à Bonifet celui de calmer les fièvres paludéennes et de faire pleuvoir.

Bien que les pèlerinages aient aujourd’hui disparus, notons que l’on on venait encore jusqu’au milieu de XXe siècle prier chaque année à St Bonifet pour implorer la pluie – les fièvres paludéennes ayant disparu depuis belle lurette -. (…) dernier pèlerinage en date, pour tenter de renouer avec la tradition, celui de 1992, année de forte sécheresses.

Autre légende, autre lieu – la pierre aux Fadets –

Bien que n’offrant plus guère de refuge qu’à quelques perdreaux ou lièvres égarés, le site de la Pierre dite aux Fadets, tumulus abritant aujourd’hui encore une chambre sépulcrale, apparaît à son tour sujet à bien des légendes.

L’une d’elle, portée par le témoignage de quelques anciens qui auraient cru il n’y a pas si longtemps encore, avoir entendu les coups de battoirs de laveuses y retentir certaines nuits (…) voudrait qu’une famille de Fadets, petits hêtres espiègles et farceurs bien connus dans le Poitou, ait pu y élire domicile depuis quelques siècles déjà avant d’être contraints à la discrétion suite à la destruction et au pillage de leur habitat.

Toute légende reposant sur un fond de vérité, notons que des trois dolmens répertoriés sur le site depuis la nuit de temps (7.000 ans), seul ne subsiste aujourd’hui que la pierre aux Fadets (…) ; le second appelé « la maison des Fadettes » ayant été détruit par l’Administration des Ponts et Chaussées pour empierrer quelques chemins et le troisième communément appelé « le château », planté au milieu d’un champ labourable, aurait disparut au cour du XXe siècle, après avoir été profané et pillé.

Au ¾ enterré sous un tapis de branchages et de ronces; difficilement accessible le long de l’ancien chemin dit  » de Poitiers « , la Pierre aux Fadets est à ce jour l’un des deux seuls édifices classés monuments historiques sur le territoire de la commune.

 

Calendrier 2018

  Le 28 Avril à 20h30

Concert

du Chœur d’hommes du Haut-Poitou

Grande Chapelle

+ d’infos ici

3 Juin moto-cross
1er Mai

Vide Greniers

    
Le 29 Avril

de 10h à 18h à la salle des Fêtes

Salon du Livre Historique de la Puye

avec le Pictavien éditeur et de nombreux auteurs.

+ d’infos ici

soirées cabaret

20, 26 et 27 octobre

   

 16 Juin

Soirée Moules-Frites

A.P.E

Copains de soleil

8, 9, 14, 15 et 17 décembre

 

La Puye

         

 Programme: Les couleurs de la Vie(nne) 2018
 
 

Reconnue paroisse dès 1295 avec l’arrivée massive de populations autour de son prieuré, la Puye gagnera peu à peu ses lettres de noblesse. Jusqu’au XVIIIème siècle où un nombre important d’Acadiens poussés par l’exode viendront trouver refuge sur son territoire, le long de ce qui deviendra « la Ligne Acadienne ».

          Déclaré « bien national  » au lendemain de la Révolution, le prieuré sera racheté, sauvé de la ruine et profondément remanié par Sœur  Jeanne-Élisabeth Bichier des âges, religieuse poitevine, afin d’y installer en 1819 la congrégation des Filles de la Croix.

     Une congrégation qui, grâce à sa volonté et celle de son co-fondateur, André-Hubert Fournet – Curé de St Pierre de Maillé- , comptera jusqu’à 286 établissements scolaires partout en France au début du XXe siècle; et compte  aujourd’hui encore plus de 400 religieuses réparties dans 8 pays à travers le monde (Italie, Thaïlande, Cote d’Ivoire, …).

        Jeanne-Elisabeth Bichier des âges et André-Hubert Fournet seront élevés au rang de saints de l’église catholique en reconnaissance de leur œuvre par Pie XI et Pie XII ; leurs reliquaires sont présents de part et d’autre de l’autel, au sein de la chapelle conventuelle.

         à voir: Les vestiges fontevristes du XIIe siècle et la congrégation des filles de la Croix. La Pierre aux Fadets (- 6 000 ans avant JC), l’église St Hilaire de Cenan et les étangs du XIIe siècle, la ligne acadienne (XVIIIe siècle),  le Bélier hydraulique, le Moulin, les sources, Fontaines et lavoirs.