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Buxerolles

 Programme: Les couleurs de la Vie(nne) 2018
Étrange paradoxe que celui de Buxerolles, troisième ville du département de la Vienne derrière Poitiers ancienne capitale régionale et ses 90 179 habitants ou  Châtellerault (35 000 hab). Buxerolles qui aura vu sa population multipliée par 40 en à peine plus de deux siècles.

Étrange paradoxe en effet que celui de cette ancienne bourgade de 254 hab en 1787 (+ de 10 200 aujourd’hui) qui, bien que tirant son nom du buis (buxus en latin) et des vignes qui couraient autrefois sur ses coteaux ; semble vouloir  tout faire pour se fondre chaque jour un peu plus dans l’environnement péri-urbain de Poitiers. Au point de paraître n’en être plus qu’un simple  faubourg.

Dieu sait pourtant que la commune ne manque pas d’intérêt.

Les première traces d’occupation humaine  de ses 910 hectares apparaissent en 2400 avant notre ère;  sur le plateau, non loin de la zone d’activité économique dite du « pas de st Jacques ». Un site  ainsi nommé en référence à l’empreinte de pas que le saint homme aurait laissé lors de son présumé passage, sur une pierre toujours visible aujourd’hui. Une nécropole composée de 6 tombes découvertes non loin de là, ainsi que les restes plus récents (1800-1400 avant J.C.) d’une ferme, de silos, d’un four, un métier à tisser, des pièces de céramique, des ossements d’animaux… finissant de dresser  le portrait historique de la commune. 

Bien que situé sur le tracé de la via Turonensis, voie romaine reliant Tours à Bordeaux, le plateau semble déserté à partir du moyen age et n’être plus  fréquenté  que par quelques rares pèlerins se rendant à St Jacques de Compostelle.

Un abandon du plateau et de son relief accidenté qui se prolongera jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle, au profit des bords de Clain jugés plus hospitaliers; du lieu-dit de Lessart notamment, situé  en contrebas où sont mentionnés des moulins dés 1077 et qui deviendra alors le véritable bourg.

Il faudra attendre la fin de la seconde guerre mondiale  pour voir la commune entrer dans une ère nouvelle avec l’aventure dite « des castors ». La naissance d’un premier quartier, prélude à la construction d’un véritable centre ville avec sa mairie, son église, ses logements sociaux,  ses commerces et équipements publics ( les 30 glorieuses et l’urbanisation à outrance qui verront la population passer de 1211 à près de 5 200 habitants en à peine trois décennies).

Les grandes heures du bétonnage à tout va, auxquelles viendront se substituer au début du XXI ème siècle une volonté de répondre  aux nouvelles aspirations d’administrés en quête d’identité et de repères.

Une prise de conscience qui conduira la municipalité (ici comme ailleurs) à revoir  sa copie ; à s’intéresser à la mise en valeur de son patrimoine (architectural mais plus encore naturel) par la création de véritables circuits de randonnées et de découvertes.

 

 

Sainte-Radegonde

 Programme: Les couleurs de la Vie(nne) 2018

Avec 1318 hectares de gâtines (terres incultes) et de plaines vallonnées balayées par les vents, Sainte Radegonde apparaît comme perdue au cœur de quelques-uns des plus beaux paysages du Poitou.

Quelques-uns des plus beaux sites aussi, au rang desquels  citons les vestiges du prieuré fontevriste de la Puye ou les ruines de l’abbaye de l’étoile d’Archigny.

Terre de légendes, le village tirerait son nom de Radegonde, reine de France, épouse de Clotaire 1er, qui dit-on, aimait tant venir prier dans l’église primitive du village qu’elle aurait fait réaliser au VIe siècle une chaussée pour franchir le lit marécageux de l’Ozon. Chaussée qui se réduira au fil des siècles à un alignement de 11 pierres* sur lesquelles la tradition locale aura longtemps  voulut voir l’empreinte du pas de la célèbre reine.

( *avant de disparaître définitivement à la fin du XXe siècle).

Mentionnée dés 1383 sous l’appellation « Sancta Radegondis de Gastiba », mais  souffrant d’avoir vu sa population diminuer de moitié ses 60 ans dernières années; au point d’apparaître aujourd’hui comme étant l’une des communes les moins peuplées de l’agglomération de Poitiers. L’une des plus éloignées aussi des centres décisionnaires. Sainte Radegonde ne manque pas d’intérêt et d’atouts. Pour preuve l’installation depuis quelques années sur ses terres d’ Asia Magnetic Winding Group (société française), spécialisée dans la fabrication de transformateurs et autres composants électroniques pour le ferroviaire, l’aéronautique, l’aérospatial civil et militaire, le médical ou encore les énergies nouvelles.

à voir: l’église du village et l’élevage de chèvres angora de la Frétaiserie (fabrication artisanale, visite guidée et vente direct des produits de la ferme)

 

La congrégation des Filles de la croix

Revoir le reportage de France 3 à l’occasion des journées du patrimoine 2016

Découvrir la Puye (86260):

La chapelle conventuelle

Construite entre 1868 et 1874 sur l’emplacement de l’ancien prieuré fontevriste du XII ème siècle dont il ne subsiste que peu de vestiges, la chapelle ‘‘ conventuelle ’’ à une capacité de 400 places assises environ (hors travées).

 

En y entrant, on est frappé par la hauteur des voûtes et le jeu de la lumière sur la pierre et les vitraux.

Traversant la Nef en franchissant la grille de chœur, en bois ouvragé, du XVIIème siècle, provenant de l’église des moniales, on ne peut qu’être impressionné par la majesté des lieux.

Dépassant par la gauche la chaire gothique en chêne ornementée des scènes du martyre de St André, de la remise des clés à St Pierre, de la mère de Jacques et Jean implorant pour ses fils ; de part et d’autre de l’autel sont installées, les châsses de Ste Jeanne-Elisabeth et St André-Hubert.

Si celle du bon Père, soutenue par six colonnes de marbre avec chapiteaux et base en bronze doré, reposant sur une mosaïque rouge et or, reste dans le style de la chapelle, celle de Ste Jeanne-Elisabeth qui consacra l’essentiel de sa fortune au rachat des terres fontevristes, plus récente , voit son fronton en émail bleu faire magnifiquement ressortir le calvaire en ivoire.

L’autel face au peuple est composé de deux parties anciennes, mais de styles différents. La table et les colonnettes sont de pur style Empire. Dessous se trouve le retable d’un autel Renaissance qui figurait dans un des bras du transept de l’ancienne église : au centre, Jésus, et de chaque côté : St Jean, St Roch, un abbé, une abbesse.

Si les principaux vitraux centrent leur intérêt sur le Christ et le Mystère de la Croix : le Sacré Cœur, la Vierge des Douleurs, St André ou dans la rosace, le Christ en croix et les Saints Fondateurs ; d’autres, ceux des collatéraux tout aussi remarquables, représentent ici une abbesse fontevriste, là St Pierre II évêque de Poitiers, ou encore, Ste Élisabeth de Hongrie, St Phèle et St Paul, Robert d’Arbrissel fondateur des Fontevristes, St Louis, Ste Radégonde, St Hubert.

En se retournant et en ayant face à soit toute la perspective de la chapelle, on ne peut qu’être admiratif devant la tribune surplombant le grille de chœur, qui porte l’orgue éclairé par une vaste rosace.

Bien que le cloître originel ait presque entièrement disparu, l’actuel datant de 1931, offre à la méditation et au repos. La cour centrale, qui se trouve sur l’emplacement de l’ancien cimetière fontevriste, est aménagée d’un bassin qui recevait l’eau de la fontaine aux Dames pour alimenter la partie inférieure des bâtiments.

On peut aussi voir et visiter, dans l’enceinte de la congrégation:

  • La petite maison où vivait André-Hubert Fournet
  • La cellule de Ste Jeanne-Élisabeth.
  • L’ancien pressoir devenu Oratoire
  • Le moulin du XVIe siècle

 Visiter le site de la Congrégation

 

 

 

 

 

 

Chauvigny (86300)

Exceptionnel ne serait-ce que par la qualité de son patrimoine historique, le pays chauvinois réunit quelques-uns des plus beaux sites touristiques du département de la Vienne.

Un patrimoine  dont la cité médiévale (véritable musée à ciel ouvert), ou l’ancien bourg de Saint-Pierre les églises avec ses fresques antérieures à l’an mil, passent pour être quelques-uns des fleurons.  Au même titre que les vestiges fontevristes du « presque millénaire » bourg de la Puye situé à 12km de là.

 

Etape autrefois incontournable sur le tracé de l’ancienne voie romaine qui, de Poitiers à  St Savin permettait autrefois aux pèlerins, commerçants et autres voyageurs (…); ou aujourd’hui encore aux touristes de relier le cœur des  deux seules villes du département à avoir sur leur territoire des monuments  classés au patrimoine mondial par l’UNESCO. L’éperon rocheux de la cité chauvinoise avec ses 350 m de long et 45 m de haut  fait figure de site unique en Europe.

Un éperon rocheux qui du XIème au XVIIIe siècle aura été le siège d’un important centre  militaire, administratif et religieux.

En témoignent ses 5 châteaux, 4 églises (dont la magnifique collégiale St Pierre et ses chapiteaux sculptés), ou ses deux kilomètres de remparts surplombant la ville basse.

Aujourd’hui classée « ville d’art ». Sauvée du déclin au lendemain de la révolution française – celle-ci ayant bien faillit sonner le glas de la cité médiévale en autorisant les habitants installés sur les terres marécageuses de la ville basse, à venir piller les pierres de ses monuments emblématiques- (…). la ville connaîtra un essor important au XIX e siècle grâce au développement du chemin de fer, de l’industrie de la porcelaine et  à l’extraction de la pierre dite « de Chauvigny ».

Une pierre dure et résistante aux intempéries que l’on retrouve dans la construction de nombreux édifices à travers le monde.

En Australie, aux Etats-Unis ou en France avec les colonnes du Trocadéro ou la cathédrale de Nevers (…).

Une pierre qui  de la rue Faideau aux derniers vestiges du pont médiéval, résonne encore du pas des chevaux du Prince Noir, de Jean le Bon, de Du Guesclin, Jean du Berry ou de l’amiral Coligny.

Notons enfin pour ce qu’ils ont de remarquables, les efforts consentis depuis bientôt 30 ans par la population et les équipes municipales successives pour valoriser le patrimoine de la ville.

Une ville qui, bien au delà de sa seule cité médiévale, avec son spectacle des aigles, ses musées, son vélo-rail ou la mise en lumière de son petit patrimoine,  montre à voir de nombreux sites dont la maison dite des templiers du XIVème siècle ou celle du roi Jean (hôtellerie où aurait dormit Louis XIV en 1651), aux milliers de touristes la visitant chaque années.

Les étangs

Créés par les moines fontevristes  à l’aube XIIe siècle, sur des terres offertes à la toute jeune communauté par l’abbaye de St cyprien, les étangs de la Puye compte parmi les plus anciens du département de la Vienne.

Les plus exceptionnels aussi et les mieux préservés, tant pour la diversité de leur faune ou flore, que pour le témoignage, la richesse et la qualité des aménagements hydrauliques réalisés et toujours visibles aujourd’hui autour des vestiges de l’ancien Prieuré ou la Maison-Mère de la Congrégation des Filles de la Croix.

Des aménagements qui tout en tenant compte des contraintes liées à l’environnement naturel et grâce aux progrès techniques enregistrés au fil des siècles auront permis par la réalisation de digues ou l’installation d’un bélier hydraulique *, d’amener l’eau courante au coeur de la congrégation pourtant située en hauteur.

(*) Détail du bélier hydraulique inventé par les frères mongolfiers au XVIIIe siècle

Ayant permis par l’assèchement des marais, le développement de l’agriculture et l’alimentation en eau du village durant plus de 900 ans (…); celui dit de  » l’habit » accueille aujourd’hui une base de loisirs ombragée, une plage et un bar / restaurant au coeur du bourg.

Entièrement réaménagés il y a  quelques mois suite  aux importants travaux de désenvasement et de consolidation des berges réalisés par  la Fédération départementale de la Vienne (propriétaire des lieux), celui de  »Préguyon » légèrement excentré, bien que toujours situé dans le périmètre historique des vestiges de l’ancien Prieuré est entièrement dévolu à la pèche.

Alimenté en eaux par un bassin versant de près de 8000 hectares; Jouissant d’une réputation lui permettant d’envisager une prochaine labellisation. Le grand étang  » ou étang de Préguyon » apparaît comme l’un des pôles de développement touristique les plus prometteurs du « triangle d’or historique »*.

(*) Triangle inscrit entre les fresques millénaires de l’abbaye de St Savin classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, les sculptures pariétales (-15 000 ans) d’Angles sur anglin uniques au monde et la cité médiévale de Chauvigny avec ses 5 châteaux posés sur un même éperon rocheux.

Un espace préservé essentiel à la faune locale  et au repos de nombreuses espèces migratoires, bientôt mit en valeur grâce à un parcours pédagogique et à la création d’une école de pèche à destination des enfants.

Pour être les plus connus, le « petit » et le « grand étang » de la Puye ne sont pour autant pas les seuls à couvrir le territoire de la commune ; celle-ci ne compte en effet pas moins de 130 points d’eau, de tailles parfois modeste, mais participant à la beauté et diversité de nos paysage et au respect de la biodiversité.

Citons entre autres aménagements réalisés par les fontevristes, ceux des étangs du Chillou, de Logerie, Duranderies ou du Pinier qui venaient en complément des deux principaux, fournir en poissons frais les religieuses et les moines astreints au maigre perpétuel.

Arrosée par de nombreuses sources aux eaux d’excellente qualité: St Bonnifet, fontaine aux dames … notons que la Puye se situe sur la même nappe phréatique que la station thermale de la Roche-Posay (siège entre autres de laboratoires propriétés de … Loréal).

La Puye : « Parce que vous le valez bien »

Envie d’en savoir un peu plus sur les étangs de la Puye:

 

Article NR-CP du 17 février 2017

De la signature dans l’air contre les éoliennes
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                               Des pétitions circulent contre le projet d’implantation d’éoliennes sur la commune de La Bussière, mais elles seraient surtout visibles du côté de La Puye.

En respectant les emplacements et les distances du projet, Francis Picard, de La Puye, a réalisé ce photomontage pour montrer l'impact de l'implantation de ces éoliennes.

En respectant les emplacements et les distances du projet,
Francis Picard, de La Puye, a réalisé ce photomontage pour montrer l’impact de l’implantation de ces éoliennes.
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                             La résistance s’organise. À La Bussière, La Puye et même du côté de Paizay-le-Sec, l’heure en est à l’information et aux pétitions contre le projet d’installation, par la société Valeco, de 6 à 9 éoliennes à l’ouest de la commune de La Bussière. À la manoeuvre, l’Association de défense de l’environnement de Paizay et des alentours (Adepa) et le Collectif de défense bussièrois animé par Jean-Pierre Duteuil, mais aussi Francis Picard, conseiller municipal de La Puye, aux portes desquelles seraient installées ces éoliennes, et qui rappelle en préambule de la pétition (qu’il a mise en ligne sur change.org; (1), la nécessité de « sauvegarder le patrimoine historique et naturel de la Puye ». « Notre « presque millénaire » d’histoire est mis en danger. Sans compter les problèmes d’environnement, de santé et qu’à cette première tranche prévue, il en succédera très certainement d’autres. »

« Une véritable autoroute du vent »

                              Des arguments repris par Yolande Maigret, présidente de l’Adepa, également à l’origine d’une pétition tout à la fois papier et numérique (2). « En jeu il y a bien sûr la co-visibilité, avec l’impact qu’elle peut avoir sur notre territoire, notre patrimoine et l’environnement. Nous sommes en limite d’un site Natura 2000, de deux zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) et de zones humides. On peut aussi souligner l’impact sur le bâti avec un déclassement des propriétés riveraines qui vont ainsi perdre jusqu’à 40% de leur valeur. Sans oublier les risques pour la santé, dont aujourd’hui de nombreuses études montrent que les éoliennes ne sont pas sans danger. Et puis pourquoi implanter un champ éolien à 25 km de la centrale de Civaux alors qu’un périmètre de 30 km est nécessaire au dispositif de défense aérien. Un projet similaire vient d’être abandonné près de la centrale de Gravelines, dans le nord, au titre de ce périmètre de protection. »

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Deux communes ont d’ores et déjà délibéré contre ce projet éolien, Paizay-le-Sec et La Puye. « Il y a une très forte mobilisation des habitants de La Puye puisque ce sont eux qui vont finalement subir les désagréments de champ éolien voulu par la commune voisine de La Bussière, reprend Yolande Maigret. D’autant que le projet prévoit de 6 à 9 éoliennes mais comme les dossiers d’installation sont aujourd’hui limités à 6 engins, il est quasiment certain qu’il y aura une deuxième tranche. L’installation de 200 aérogénérateurs est prévue à terme sur le Sud Vienne et si on y ajoute les 200 installés ou à l’installation dans les départements limitrophes de l’Indre, de la Haute Vienne et de la Charente, nous sommes sur une véritable autoroute du vent. »

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Après un rendez-vous acté avec le président du département, Yolande Maigret tout comme Francis Picard porteront leurs pétitions aux autorités, avant sans doute d’imaginer des actions conjointes.

(1) www.change.org (taper préfecture de la vienne sauvegarder le patrimoine de la Puye dans la barre de recherches).
(2) www.petitions24.net (taper stop à l’éolien dans la Vienne, non au projet de La Bussière, dans la barre de recherches).

Contact Adepa: tél. 06.71.56.00.86.

Delphine Léger

Au coeur du « Triangle d’or historique de la Vienne (86) », entre la cité médiévale de Chauvigny, l’abbaye millénaire de St Savin classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et les sculptures pariétales de – 15.000 ans ou la forteresse d’Angles sur anglin (l’un des plus beaux villages de France) …

Le circuit des étangs

1- Départ de la base de loisirs et des terrasses ombragées du Bar / Restaurant « de ligne en lignes. (ouvert toute l’année – baignade surveillée durant les mois d’été).

 

2- Prendre la direction de l’ancien bourg de la Bussière sur environ 50m, puis tourner à droite à la sortie du virage en direction de « la Carthauderie » et du « grand étang ».

 

3- Dans le lieu-dit prendre à droite, puis dans la descente, juste après les containers, magnifique panorama ouvert sur 900 ans d’histoire;  » la Puye, l’ancien prieuré fontevriste, le grand étang, la chapelle conventuelle de la congrégation des Filles de la Croix et l’église St Martin »

 

4- Balade autour de l’étang de « Préguyon », créé par les moines fontevristes dès le XIIe siècle. Aujourd’hui propriété de la fédération de pèche, il reste ouvert au public (voir règlement à l’entrée) 

 

5- Remontée vers le bourg de la Puye par le chemin communal ombragé, en logeant le GAEC de l’étang et sa ferme de produits

 

6- Passage le long de l’institution Ste Elisabeth. Visite du cloitre, de la chapelle conventuelle, du pressoir, de la maison de St André-Hubert et de la cellule de Ste Jeanne-Elisabeth tous les jours de 14h30 à 17h (accès par la grille face à l’église St Martin)

 

7- Vue sur l’ancien lavoir

 

8- Eglise St Martin (offerte à la paroisse par la congrégation au XIXe siècle). Reconstruite selon les plans de l’ancienne chapelle des moniales fontevristes.

 

9- Ancien Moulin accessible par la rue du même nom

 

10- Passage le long de l’ancien pressoir et du bélier hydraulique (invention des frères Mongolfiers)

 

11- Vue sur la « fontaine aux Dames ». Difficilement accessible via la rte de Chatellerault

 

12- Petit étang ou « étang de l’habit » du XIIe siècle. Ouvert à la pèche et à la baignade.

 

Durée de la randonnée: environ 1h, hors visite de la congrégation

Les incontournables

La congrégation des Filles de la Croix

Construite entre 1868 et 1874 sur l’emplacement de l’ancien prieuré fontevriste du XII ème siècle dont il ne subsiste que peu de vestiges, la chapelle ‘‘ conventuelle ’’ à une capacité de 400 places assises environ (hors travées).

En y entrant, on est frappé par la hauteur des voûtes et le jeu de la lumière sur la pierre et les vitraux … lire la suite

Les vestiges fontevristes

Troisième du nom dans l’ordre de création des 52 prieurés rattachés à l’Abbaye royale de Fontevrault*, le site originel de la Puye comptait à sa création au XII ème siècle, quatre lieux distincts:

– Le Grand-Moustier, lieu de prière réservé aux « contemplatives ».

– Sainte-Marie Madeleine , lieu de vie où les sœurs « converses », travaillent pour la communauté.

– Saint-Jean-l’Habit, monastère des moines; lesquels en plus d’assumer leur part de travail journalier restent les seuls à assumer le privilège de pouvoir dire la messe.

– Saint-Lazare enfin pour les sœurs ayant à charge de soigner les lépreux.

(*) nécropole royale, l’abbaye « de Fontevraud » abrite aujourd’hui encore les sépultures d’Henri II, Aliénor d’Aquitaine et Richard cœur de Lion. Elle est classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

La ligne acadienne

Bien que certaines habitations aient été rénovées avec plus ou moins de succès, la balade le long des constructions de  ‘‘la ligne acadienne’’ vaut néanmoins le détour, ne serait-ce que pour admirer le remarquable travail de conservation réalisé par quelques amoureux du site « podien » en souvenir des conditions qui amenèrent la population locale à accueillir les exilés de Nouvelle France et d’Acadie en 1773.

Sur les 150 fermes initialement prévues pour couvrir les 2600 hectares mis à disposition par les moines fontevristes de la Puye (630 ha), la seigneurie de Monthoiron (400ha), l’abbaye de l’Etoile (70ha) et l’évéché de Poitiers (1500h), 57 seulement seront construites le long d’une « ligne » de 6 kms 1/2 passant par les communes de La Puye, St Pierre de Maillé et Archigny.

Celles et ceux qui choisirent de rester firent souche dans la population locale, permettant ainsi de faire perdurer en terre poitevine le souvenir d’un épisode que les acadiens appellent pudiquement « le grand dérangement ».

La pierre à Fadets

Datant de plus de 7 000 ans, et bien qu’elle n’offre plus de refuge qu’à quelques lièvres égarés, civettes, blaireaux ou perdreaux de l’année; dissimulée sous les  branchages d’un bosquet, la Pierre à Fadet qui comptait autrefois deux autres dolmens en plus du tumulus partiellement arasé qui abrite encore aujourd’hui une chambre sépulcrale, est à ce jour le plus ancien des dolmens répertoriés sur l’ensemble du pays chauvinois et fut classé monument historique par arrêté du 12 mai 1948.

La pierre à fadets reste (difficilement) accessible aux promeneurs, non loin de l’entrée sud du hameau de Cenan, parcelle D266 via le chemin dit  » de Poitiers « .

Les sources et fontaines

Partant du plateau du nord-ouest, on rencontre tout d’abord la source du Chillou (point le plus élevé des cours d’eau de La Puye), puis  la fontaine aux Prêtres, celle de St Bonifet, de la Font-Berger (ou Berthet) aujourd’hui peu accessible; la fontaine dite chaude, la fontaine aux Dames, la petite fontaine, la fontaine Charbonneau, la fontaine de Pellegrole et, enfin les fontaines de Cenan.

 La Fontaine aux Dames

Construit à base de matériaux issus des ruines de l’église prieurale du XIIème siècle détruite vers 1866, le petit bâtiment qui protège la source participe à la préservation de témoignages architecturaux de l’art Roman en Poitou. (ici un modillon du XIIe siècle, vestige de l’ancien prieuré fontevriste).

A noter que l’exploitation de la source remonte à l’origine du couvent. Que celle ci fut captée pour l’alimentation en eau des bâtiments et servitudes.

La source de St Bonifet

Donation des moines de l’abbaye de St Cyprien au prieuré de la Puye en 1111 de note ère, la source de St Bonifet est constituée d’un bassin qui jamais (dixit la légende) ne tarit et de 4 colonnettes surmontées d’une coupole.

Bien que les origines du saint homme puissent apparaître comme sujettes à caution, du moins est-on certain qu’à la création de l’abbaye de St Cyprien à Poitiers, en l’an 828, le nom de St Bonifet était déjà rattaché au lieu. L’appellation apparaît en effet bien antérieure au IX ème siècle et pourrait, sans qu’il n’en puisse être fait état  avec certitude, remonter à l’époque de l’évangélisation primitive du pays.

Longtemps invoqué pour la guérison des fièvres paludéennes et pour se préserver de la sécheresse, on y venait autrefois,  jusqu’au milieu du XXème, en procession requérir la protection du saint et conjurer les risques de sécheresse.

Les lavoirs

Les moulins

Alimentés par l’eau des étangs, deux moulins s’élevaient sur le territoire de la commune au moyen age.

Répertorié comme étant le plus ancien  (les registres en font état dès 1541), le moulin dit « de La Puye », dont les murs restent visibles en contrebas de la rue du même nom, était équipé de deux meules; l’une dite  » à blanc » pour le froment et l’autre « à brun » pour  l’orge, l’avoine ou le blé noir . N’étant plus en activité depuis bien longtemps il a été transformé en lieu d’accueil et de détente par la Congrégation des Filles de la Croix

Si les archives apparaissent plus discrètes à propos du second édifice, communément appelé « Petit Moulin », son existence est avérée dés 1650 sans qu’il ne puisse être fait état avec certitude de sa localisation. De taille plus modeste que le précédent et ne possédant qu’une meule, il semble avoir été construit et ne laisser malheureusement que peu de témoignages, à l’emplacement actuel du lavoir aux Dames  ou de celui des Sœurs.

Ces deux moulins étaient propriétés du prieuré fontevriste et mis à la disposition de la population.

Un troisième moulin, mais à vent celui-là, se trouvait situé au lieu-dit « la vieille Puye ». Son fonctionnement n’étant pas soumis aux mêmes aléas climatiques (notamment aux inondations qui empêchaient le mouvement des roues des deux précédents moulins), il était d’un précieux secours pour l’institution religieuse et les habitants du village

L’église St Hilaire

Inscrite sur la liste des monuments historiques, l’église St Hilaire de Cenan, dont la présence est, pour partie, attestée dès le XIIème siècle deviendra, à la fin du XVIIIème, la paroisse des acadiens réfugiés en Poitou.

A noter que l’édifice a bénéficié ces 10 dernières années de toute l’attention des habitants de La Puye afin d’en assurer la préservation en collaboration avec la Fondation du Patrimoine, partie prenante dans le financement des quelques 120.000 euros nécessaires à la réalisation de la première tranche de travaux.

On remarquera, outre le magnifique retable du XVIIIème siècle (classé M.H), le très original ensemble formé par la sacristie, surmontée du (minuscule) logement du curé, sous la flèche couverte en ardoises

à voir à proximité: la ferme-musée, au hameau des « Huit maisons », qui accueillent chaque été, la grande fête traditionnelle du 15 Août.

Eglise St Martin.

Achevée en 1864 et construite hors les murs du couvent, l’architecture néo-romane de l’édifice a cherché à se rapprocher de celle du prieuré fontevriste qui, après la Révolution et le départ des dernières mones était peu à peu tombé en ruine.

A noter que l’édifice a, pour une part importante, été financé par la congrégation des Filles de la Croix qui en fit don à la commune.

Le bélier hydraulique

Si la présence d’un Bélier hydraulique sur notre territoire n’a en soit rien de bien exceptionnel, en ce sens qu’il bénéficia d’une très large diffusion dès son invention par les frères Montgolfier en 1776, celle-ci n’en apparaît pas moins comme l’un des marqueurs essentiel d’une période qui participa à la lente transformation d’une friche marécageuse où l’on mourait encore des fièvres paludéennes, en un environnement plus apaisé.

Résultant de l’observation d’un phénomène appelé « coup de Bélier », provoqué par la force d’inertie d’un liquide brutalement stoppé dans une canalisation,(1) l’invention du Bélier hydraulique, astucieux mécanisme de pompage aura permis d’amener l’eau de la fontaine aux dames vers le couvent situé à plusieurs centaines de mètres de là.

 (1) Le bélier dit « hydraulique » est un dispositif qui permet de pomper de l’eau à une certaine hauteur en utilisant l’énergie d’une chute d’eau de hauteur plus faible dont l’écoulement est brutalement stoppé par un clapet. La surpression ainsi crée permet de faire monter, dans une canalisation judicieusement placée, une colonne d’eau dont la hauteur dépend de la quantité d’eau et des vitesses mises en jeu.

Le bélier hydraulique est installé non loin du petit étang, dans un petit édifice couvert de tuiles plates. Son trop-plein servait à alimenter le lavoir.

 

Se Restaurer / Dormir

Dormir à la Puye et ses environs
à 15km

Hotel de l’Abbaye

à 13km

Hotel / Restaurant « le lion d’or »

à 0km

Chambres d’hôtes « la Charmille »

à 20km

Chambres d’hôtes  « le Pigeonnier »

à 13km

Hotel « le relais du lyon d’or »

Se restaurer à la Puye et ses environs
   De ligne en  lignes 

 (la Puye)

Le bistrot des halles

(Pleumartin)  

   
          
Le relais du Lyon d’or

(Angles / Anglin)

La belle époque

(Chauvigny)

Casino Partouche

(la Roche-Posay)

900 ans d’histoire

 

les Fontaines la ligne accadienne la Pierre aux Fadets les Lavoirs

la congrégation des Filles de la Croix

les vestiges du Prieuré Fontevriste
le Chemin de St Martin les Etangs les Eglises la Pierre aux Fadets