Béruges

 Sortir des ornières de l’histoire
Parfois surnommée la « Petite Suisse poitevine » pour la richesse et la diversité de ses paysages ou la qualité de son patrimoine archéologique et historique. Pour ses vallées escarpées, ses ruisseaux, (…) ses mares et ses étangs. Ses chemins de randonnées courants sur plus de 1440 hectares de forêts de chênes, bouleaux, érables, frênes ou hêtres.

Pour son bocage encore, ou ses vastes espaces protégés. Ces paysages du Haut-Poitou où se mêlent aux anémones, orchidées, œillets, pivoines ou framboisiers sauvages (…) la faune bigarrée des Chevreuils, sangliers, faucons, passereaux, fauvettes, lèvres, busards ou tritons.

Posée sur un éperon rocheux Béruges tirerait son nom beruco, terme Celte désignant autrefois une lande ou une terre de bruyère. Et bien que le village doive à sa proximité avec l’ancienne capitale régionale d’avoir pu traverser les siècles (…) ; avec un territoire grand comme le tiers de la superficie de Paris et une densité de population 500 fois moindre, Béruges vaut aujourd’hui tout autant pour l’excellence de son environnement que pour la qualité de son cadre de vie.

Touchée de plein fouet par l’exode rurale durant plus d’un siècle ; passant de 1149 habitants en 1851 à seulement 556 en 1975, la commune aura néanmoins su tirer profit de sa proximité avec l’ancienne capitale régionale à l’aube du XXIe siècle.

Entrée dans une ère nouvelle et surfant sur la vague de rurbanisation ayant touché la métropole poitevine depuis le début des années 1980 (…) ; en s’appuyant surtout sur son expérience passée et son socle de 4000 ans d’histoire, elle aura su répondre aux attentes. S’adapter et voir ainsi sa population passer la barre des 700, puis 1000 et enfin 1300 habitants au recensement de 2013.

Des fouilles archéologique menées sur son éperon rocheux ayant certes permis de mettre en lumière l’occupation du territoire de la commune depuis près de 4000 ans ; c’est aux environs de – 450 avant Jésus-Christ qu’un premier village apparait y avoir été construit. En témoigne la mise à jour d’un « Murus gallicus », mur gaullois à usage défensif (…).

La découverte d’une villa gallo-romaine du 1er et 2nd siècle de notre ère, ainsi que de deux nécropoles mérovingiennes venant à leur tour nous assurer de la continuité – à des dégrés divers – de l’activité humaine sur le site jusqu’à nos jours.

Qu’il s’agisse du jardin archéologique ou de la tour de Guyenne (du XIIe siècle) dominant les vallées de la Boivre et de la Coudre (…). Du château de La Raudière (XVIIe siècle) ou de ceux de l’Épinay et de Visais. De la commanderie templière de l’épine (XIIIe siècle) et de son abbaye cistercienne Notre-Dame du Pin (communauté monastique fondée vers 1120), Béruges offre un large choix de sites à découvrir et visiter tout au long de ses sentiers de randonnées.

A voir encore : Les Moulins de Visais et du gué des Roches, les rochers dits de « Jean Moulin » (haut lieu d’escalade), Forêt de l’Épine ou le bocage de la verrerie …

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