Chauvigny (86300)

Sortir des ornières de l’histoire   

 
Exceptionnel ne serait-ce que par la qualité de son patrimoine historique, le pays chauvinois réunit quelques-uns des plus beaux sites touristiques du département de la Vienne.

Un patrimoine  dont la cité médiévale, véritable musée à ciel ouvert, ou l’ancien bourg de Saint-Pierre les églises avec ses fresques antérieures à l’an mil, passent pour être (au même titre que les vestiges fontevristes du « presque millénaire » bourg de la Puye), quelques-uns des plus beaux fleurons.

Etape incontournable sur le tracé de l’ancienne voie romaine qui, de Poitiers à  St Savin permettait autrefois aux pèlerins, commerçants et autres voyageurs (…); aujourd’hui encore aux touristes de relier le cœur des  deux seules villes du département à avoir sur leur territoire des monuments  classés au patrimoine mondial par l’UNESCO . L’éperon rocheux de la cité chauvinoise avec ses 350m de long et 45m de haut  fait figure de site unique en Europe.

Un éperon rocheux qui aura été du XIème au XVIIIème siècle le siège d’un important centre  militaire, administratif et religieux. En témoignent ses 5 châteaux, 4 églises (dont la magnifique collégiale St Pierre et ses chapiteaux sculptés) ou ses deux kilomètres de remparts surplombant la ville basse.

Aujourd’hui classée « ville d’art » au même titre que ses proches voisines Poitiers, Montmorillon ou Nouaillé-Maupertuis; sauvée une première fois du déclin au lendemain de la révolution française – celle-ci ayant bien faillit sonner le glas de la cité médiévale en autorisant les habitants installés sur les terres marécageuses de la ville basse, entre Vienne et Talbat, à venir piller les pierres de ses monuments emblématiques- (…). la ville connaitra un essor important au XIX e siècle grace au développement du chemin de fer, à l’industrie de la porcelaine et  à l’extraction de la pierre dite « de Chauvigny ».

Une pierre dure et résistante aux intempéris que l’on retrouve dans la construction de nombreux édifices à travers le monde. En Australie, aux Etats-Unis ou en France avec les colonnes du Trocadéro ou la cathédrale de Nevers (…). Une pierre qui  de la rue Faideau aux derniers vestiges du pont médiéval, résonne encore du pas des chevaux du Prince Noir, de Jean le Bon, de Du Guesclin, Jean du Berry ou de l’amiral Coligny.

Notons enfin pour ce qu’ils ont de remarquables, les efforts consentis depuis bientôt 30 ans par la population et les équipes municipales successives pour valoriser le patrimoine de la ville.

Une ville qui, bien au delà de sa seule cité médiévale, avec son spectacle des aigles, ses musées, son vélo-rail ou la mise en lumière de son petit patrimoine  montre à voir de nombreux sites dont la maison dite des templiers du XIVème siècle ou celle du roi Jean (hôtellerie où aurait dormit Louis XIV en 1651), aux milliers de touristes la visitant chaque années.