Lavoux (86800)

 Sortir des ornières de l’histoire
     

Tirant du latin lavo (laver) l’origine probable de son toponyme. D’une fontaine (lavatorium) autrefois aménagée pour permettre aux religieux de se laver les mains avant d’entrer au réfectoire(…) ; Lavoux comptait au recensement de 2014 un peu plus de 1140 habitants.

Située à deux pas du plus vaste massif forestier du département de la Vienne (86), sur des paysages principalement faits de brandes et de plaines vallonnées qui devront très tôt leur renommée au travail des carriers et autres « Tireux de chails »** ; la commune compte aujourd’hui deux carrières de pierres en activités sur 23 recensées.

Des carrières dont les premières traces d’exploitations remonteraient au XIVe siècle, qui auront permis la réalisation de nombreuses œuvres telles que la façade des galeries lafayette à Paris ou les statues du jardin des tuileries.

Un site à propos duquel Franck Beauvallet (exploitant) dira « Les carrières de Lavoux c’est l’enfer… pour le non-initié. C’est aussi le site le plus spectaculaire avec un front de taille de 18 m de haut sur une surface de 2 ha. C’est la pierre la plus réputée pour des gravures belles, fines, qui durent dans le temps. » ***

Des carrières et des hommes (80 carriers recensés en 1875) qui auront permis à la commune de se développer autour de son église, de ses 31 lieux-dits et quelques 18 sites architecturaux. Des sites dont l’intérêt peut apparaître à nuancer, mais au rangs desquels citons pour ce qu’ils ont d’essentiels à l’histoire de la commune :

    • Le Château du Bois Doucet du XVIe siècle avec ses douves, son jardin à la française, son orangerie et son pavillon Louis XIII classé monument historique

    • L’église St Martin presque entièrement reconstruite autour de son clocher en 1845

Implantée à proximité de l’ancienne voie gallo-romaine reliant Poitiers à Yzeures-sur-creuse, la commune restera longtemps, et là n’est pas le moindre de ses paradoxes, « isolée » et essentiellement agricole. Un territoire qui, après avoir absorbé durant près d’un demi-siècle sa voisine Liniers (ordonnance du 8 décembre 1819)* et avoir ainsi vu sa superficie doubler (…), s’étend aujourd’hui sur 15 km2  et se classe au 12 281e rang des communes françaises en terme de superficie (chiffres 2017).

Notons enfin pour ce qu’elle valent en terme de témoignage de l’activité humaine sur le territoire de la commune, les traces sur les laissées dans les écrits par 3 anciens moulins à vent.

Des moulins pour deux d’entre eux entièrement disparus (…), et une commune qui aura su s’adapter, prendre le sens du vent pour faire de son intégration au sein de l’agglomération urbaine de grand Poitiers un atout par le dynamisme de ses acteurs économiques et à la qualité de son réseau associatif.

 

  • * Rattachement qui prendra fin le 11 octobre 1869
  • ** Référence www.patrimoineethistoiredelavoux.com
  • *** Article NR /CP du 26/ 01/2013