Les incontournables

La congrégation des Filles de la Croix

Construite entre 1868 et 1874 sur l’emplacement de l’ancien prieuré fontevriste du XII ème siècle dont il ne subsiste que peu de vestiges, la chapelle ‘‘ conventuelle ’’ à une capacité de 400 places assises environ (hors travées).

En y entrant, on est frappé par la hauteur des voûtes et le jeu de la lumière sur la pierre et les vitraux … lire la suite

Les vestiges fontevristes

Troisième du nom dans l’ordre de création des 52 prieurés rattachés à l’Abbaye royale de Fontevrault*, le site originel de la Puye comptait à sa création au XII ème siècle, quatre lieux distincts:

– Le Grand-Moustier, lieu de prière réservé aux « contemplatives ».

– Sainte-Marie Madeleine , lieu de vie où les sœurs « converses », travaillent pour la communauté.

– Saint-Jean-l’Habit, monastère des moines; lesquels en plus d’assumer leur part de travail journalier restent les seuls à assumer le privilège de pouvoir dire la messe.

– Saint-Lazare enfin pour les sœurs ayant à charge de soigner les lépreux.

(*) nécropole royale, l’abbaye « de Fontevraud » abrite aujourd’hui encore les sépultures d’Henri II, Aliénor d’Aquitaine et Richard cœur de Lion. Elle est classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

La ligne acadienne

Bien que certaines habitations aient été rénovées avec plus ou moins de succès, la balade le long des constructions de  ‘‘la ligne acadienne’’ vaut néanmoins le détour, ne serait-ce que pour admirer le remarquable travail de conservation réalisé par quelques amoureux du site « podien » en souvenir des conditions qui amenèrent la population locale à accueillir les exilés de Nouvelle France et d’Acadie en 1773.

Sur les 150 fermes initialement prévues pour couvrir les 2600 hectares mis à disposition par les moines fontevristes de la Puye (630 ha), la seigneurie de Monthoiron (400ha), l’abbaye de l’Etoile (70ha) et l’évéché de Poitiers (1500h), 57 seulement seront construites le long d’une « ligne » de 6 kms 1/2 passant par les communes de La Puye, St Pierre de Maillé et Archigny.

Celles et ceux qui choisirent de rester firent souche dans la population locale, permettant ainsi de faire perdurer en terre poitevine le souvenir d’un épisode que les acadiens appellent pudiquement « le grand dérangement ».

La pierre à Fadets

Datant de plus de 7 000 ans, et bien qu’elle n’offre plus de refuge qu’à quelques lièvres égarés, civettes, blaireaux ou perdreaux de l’année; dissimulée sous les  branchages d’un bosquet, la Pierre à Fadet qui comptait autrefois deux autres dolmens en plus du tumulus partiellement arasé qui abrite encore aujourd’hui une chambre sépulcrale, est à ce jour le plus ancien des dolmens répertoriés sur l’ensemble du pays chauvinois et fut classé monument historique par arrêté du 12 mai 1948.

La pierre à fadets reste (difficilement) accessible aux promeneurs, non loin de l’entrée sud du hameau de Cenan, parcelle D266 via le chemin dit  » de Poitiers « .

Les sources et fontaines

Partant du plateau du nord-ouest, on rencontre tout d’abord la source du Chillou (point le plus élevé des cours d’eau de La Puye), puis  la fontaine aux Prêtres, celle de St Bonifet, de la Font-Berger (ou Berthet) aujourd’hui peu accessible; la fontaine dite chaude, la fontaine aux Dames, la petite fontaine, la fontaine Charbonneau, la fontaine de Pellegrole et, enfin les fontaines de Cenan.

 La Fontaine aux Dames

Construit à base de matériaux issus des ruines de l’église prieurale du XIIème siècle détruite vers 1866, le petit bâtiment qui protège la source participe à la préservation de témoignages architecturaux de l’art Roman en Poitou. (ici un modillon du XIIe siècle, vestige de l’ancien prieuré fontevriste).

A noter que l’exploitation de la source remonte à l’origine du couvent. Que celle ci fut captée pour l’alimentation en eau des bâtiments et servitudes.

La source de St Bonifet

Donation des moines de l’abbaye de St Cyprien au prieuré de la Puye en 1111 de note ère, la source de St Bonifet est constituée d’un bassin qui jamais (dixit la légende) ne tarit et de 4 colonnettes surmontées d’une coupole.

Bien que les origines du saint homme puissent apparaître comme sujettes à caution, du moins est-on certain qu’à la création de l’abbaye de St Cyprien à Poitiers, en l’an 828, le nom de St Bonifet était déjà rattaché au lieu. L’appellation apparaît en effet bien antérieure au IX ème siècle et pourrait, sans qu’il n’en puisse être fait état  avec certitude, remonter à l’époque de l’évangélisation primitive du pays.

Longtemps invoqué pour la guérison des fièvres paludéennes et pour se préserver de la sécheresse, on y venait autrefois,  jusqu’au milieu du XXème, en procession requérir la protection du saint et conjurer les risques de sécheresse.

Les lavoirs

Les moulins

Alimentés par l’eau des étangs, deux moulins s’élevaient sur le territoire de la commune au moyen age.

Répertorié comme étant le plus ancien  (les registres en font état dès 1541), le moulin dit « de La Puye », dont les murs restent visibles en contrebas de la rue du même nom, était équipé de deux meules; l’une dite  » à blanc » pour le froment et l’autre « à brun » pour  l’orge, l’avoine ou le blé noir . N’étant plus en activité depuis bien longtemps il a été transformé en lieu d’accueil et de détente par la Congrégation des Filles de la Croix

Si les archives apparaissent plus discrètes à propos du second édifice, communément appelé « Petit Moulin », son existence est avérée dés 1650 sans qu’il ne puisse être fait état avec certitude de sa localisation. De taille plus modeste que le précédent et ne possédant qu’une meule, il semble avoir été construit et ne laisser malheureusement que peu de témoignages, à l’emplacement actuel du lavoir aux Dames  ou de celui des Sœurs.

Ces deux moulins étaient propriétés du prieuré fontevriste et mis à la disposition de la population.

Un troisième moulin, mais à vent celui-là, se trouvait situé au lieu-dit « la vieille Puye ». Son fonctionnement n’étant pas soumis aux mêmes aléas climatiques (notamment aux inondations qui empêchaient le mouvement des roues des deux précédents moulins), il était d’un précieux secours pour l’institution religieuse et les habitants du village

L’église St Hilaire

Inscrite sur la liste des monuments historiques, l’église St Hilaire de Cenan, dont la présence est, pour partie, attestée dès le XIIème siècle deviendra, à la fin du XVIIIème, la paroisse des acadiens réfugiés en Poitou.

A noter que l’édifice a bénéficié ces 10 dernières années de toute l’attention des habitants de La Puye afin d’en assurer la préservation en collaboration avec la Fondation du Patrimoine, partie prenante dans le financement des quelques 120.000 euros nécessaires à la réalisation de la première tranche de travaux.

On remarquera, outre le magnifique retable du XVIIIème siècle (classé M.H), le très original ensemble formé par la sacristie, surmontée du (minuscule) logement du curé, sous la flèche couverte en ardoises

à voir à proximité: la ferme-musée, au hameau des « Huit maisons », qui accueillent chaque été, la grande fête traditionnelle du 15 Août.

Eglise St Martin.

Achevée en 1864 et construite hors les murs du couvent, l’architecture néo-romane de l’édifice a cherché à se rapprocher de celle du prieuré fontevriste qui, après la Révolution et le départ des dernières mones était peu à peu tombé en ruine.

A noter que l’édifice a, pour une part importante, été financé par la congrégation des Filles de la Croix qui en fit don à la commune.

Le bélier hydraulique

Si la présence d’un Bélier hydraulique sur notre territoire n’a en soit rien de bien exceptionnel, en ce sens qu’il bénéficia d’une très large diffusion dès son invention par les frères Montgolfier en 1776, celle-ci n’en apparaît pas moins comme l’un des marqueurs essentiel d’une période qui participa à la lente transformation d’une friche marécageuse où l’on mourait encore des fièvres paludéennes, en un environnement plus apaisé.

Résultant de l’observation d’un phénomène appelé « coup de Bélier », provoqué par la force d’inertie d’un liquide brutalement stoppé dans une canalisation,(1) l’invention du Bélier hydraulique, astucieux mécanisme de pompage aura permis d’amener l’eau de la fontaine aux dames vers le couvent situé à plusieurs centaines de mètres de là.

 (1) Le bélier dit « hydraulique » est un dispositif qui permet de pomper de l’eau à une certaine hauteur en utilisant l’énergie d’une chute d’eau de hauteur plus faible dont l’écoulement est brutalement stoppé par un clapet. La surpression ainsi crée permet de faire monter, dans une canalisation judicieusement placée, une colonne d’eau dont la hauteur dépend de la quantité d’eau et des vitesses mises en jeu.

Le bélier hydraulique est installé non loin du petit étang, dans un petit édifice couvert de tuiles plates. Son trop-plein servait à alimenter le lavoir.