Bienvenue dans « Le Triangle d’or historique »

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Riche d’un patrimoine naturel exceptionnel courant sur plus de 160 km2 de la vallée de la Vienne à celle de la Gartempe(…), le « Triangle d’or » situé entre Saint-Savin, Chauvigny et Angles sur Anglin apparaît comme l’un des incontournables du département.
  Un véritable écrin de verdure posé sur un limon fertile riche de plus de 15 000 d’histoire , regroupant quelques-uns des plus beaux paysages du Poitou. De plaines vallonnées, étangs, landes et gâtines ou falaises abruptes baignées par les eaux tumultueuses des affluents de la Loire.
Bien que le site puisse recèler quelques-uns des plus beaux monuments historiques de la Vienne.

Des édifices pour certains plus que millénaires, reconnus par les plus hautes instances nationales ou internationales.

celui-ci se trouve aujourd’hui menacé.

Regroupant quelques-uns des plus beaux sites touristiques, à commencer par l’un des plus beaux villages de France. Ainsi que d’importants espaces naturels préservés, refuges d’un nombre incalculables d’espèces protéger, le triangle d’or mérite bien plus qu’un simple détour.  
  Un intérêt faunistique, touristique et historique exceptionnel
   Véritable havre de paix apprécié de nombreux  écrivains, artistes peintres, sculpteurs, musiciens et/ou chanteurs,  à l’image  de  Gilbert Bécaud qui y séjournera durant près de 30 ans. Bien que la sauvegarde du « Triangle d’or » puisse  apparaître aujourd’hui menacée par les projets purement spéculatifs d’une poignée d’investisseurs peu scrupuleux, l’avenir du site apparaît porté par une ambition commune. Celle d’une majorité d’habitants qui, de la Puye à St Pierre de Maillé, en passant par Paizay-le-sec, Lauthiers, Ste Radegonde, St Savin, Chauvigny, Angles sur l’Anglin (…) s’accordent à vouloir relever ensemble  les défis du XXIe siècle tout en préservant la qualité de vie de leurs enfants.
  D’où l’initiative prise par 16 maires des environs (regroupant à eux seuls  plus de 10.000 habitants) d’interpeller les pouvoir publics en la personne de madame la Préfète pour la sensibiliser sur la nécessaire préservation de ces  espaces.

Angles sur Anglin – Le Lascaux de la sculpture –

Ancienne place forte posée au carrefour des provinces du Poitou, de Touraine et du Berry,  Angles sur l’Anglin comptait au recensement de 2014 un peu plus de 380 habitants répartis sur un territoire préservé de 1475 hectares.

Régulièrement classé parmi les plus beaux villages de France avec son éperon rocheux, l’intérêt stratégique du site apparaît au grand jour au tout début du XIe siècle avec l’édification d’une forteresse dont les ruines offrent aujourd’hui un panorama exceptionnel sur les ruelles étroites et les maisons de tuiles plates de la commune.

Libéré par Duguesclin suite à son occupation par les troupes anglaises durant la guerre de cent ans, le village connaitra de nombreux bouleversements au fil des siècles.

 
Comptant jusqu’à plus de 1700 habitants dans les années 1830 (4 fois plus qu’aujourd’hui) avant d’être frappée de plein fouet par l’épidémie de  phylloxéra qui détruira la majorité des vignobles de la région durant la seconde moitié du XIXe siècle ; la commune devra sa renommée du milieu du XIXe siècle aux années 1960 à la broderie.

Aux « jours d’Angles », une technique de broderie employée sur le linge de maison et les vêtements qui connaîtra son heure de gloire durant l’Entre-deux-guerres avant de devoir faire face à la concurrence industrielle.

A voir: Le manoir des Grands Breux, jadis propriété des Du Plessis, présente une architecture de la fin du 15e siècle. Le manoir de Chavanne qui possède une tour d’escalier du 15e ou 16e siècle. L’église paroissiale Saint-Martin fin du 11e siècle. Le château des Certeaux date de la fin du 18e siècle. Le Roc aux sorciers : Site préhistorique considéré comme le « Lascaux de la sculpture » mis à jour après la seconde guerre mondiale, formant un ensemble unique en Europe, d’animaux sauvages sculptés dans la pierre (bouquetins, bisons…) au sein d’une fresque datant de – 15.000ans.
 

Saint-Savin – ses fresques classées au patrimoine mondial –

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO pour le caractère exceptionnel de ses fresques, l’ abbaye de St Savin passe pour être, depuis sa sauvegarde au XIXe siècle et ses restaurations successives sous l’impulsion de Prosper Mérinée, devenu l’un des incontournables de l’art Roman en Poitou.

Haut lieu de l’architecture monastique, qui trouve ses origines au IXe siècle, période durant laquelle elle jouera un rôle important dans la christianisation du Poitou ; celle-ci se compose d’une église du XIe siècle dont la flèche octogonale de 78m de haut frappée par la foudre en 1820 a été entièrement reconstruite à la fin du XIXe siècle. D’un bâtiment conventuel du XVIIe proposant aux nombreux visiteurs (plus de 50 000 en 2013) entre autres supports pédagogiques, un parcours scénographique fait de films, maquettes, bornes tactiles avec images en 3D (…). D’un logis abbatial et de jardins.

Recelant le plus vaste ensemble connu de peintures murales (460 m² de scènes de l’ancien testament peints à 17m du sol au XIe et XIIe siècle) l’abbatiale abrite en son chœur deux cryptes. L’une dédiée à Saint-Marin. L’autre à Saint Savin et Saint-Cyprien, deux frère martyrs macédoniens décapités et inhumés dit-on au Ve siècle en bordure de Gartempe sur les lieux mêmes de la construction d’un premier édifice trois siècles plus tard.

Connu pour avoir été parmi les plus influente d’occident jusqu’à la guerre de cent ans, l’abbaye sera dévastée au XVIe siècle. Les bâtiments conventuels et le cloître déposés pierre par pierre pour être vendu et servir à la construction des habitations environnantes.

Retrouvant son statut en 1640, date à laquelle s’y installera avant d’en être chassée par la révolution de 1789, la congrégation de Saint-Maur. L’église abbatiale deviendra paroissiale en 1792 et les bâtiments conventuels tour à tour transformés en logements d’instituteurs puis en gendarmerie avant son classement au patrimoine mondial en 1983.

Ayant subit d’importants travaux de restauration, de mise en valeur et d’amélioration dans le cadre de son ouverture au public, l’abbatiale accueille aujourd’hui un établissement culturel chargé de sa gestion touristique et économique, ainsi que celle de la Vallée des fresques.

Chauvigny – sa cité médiévale unique en Europe –

Exceptionnel ne serait-ce que par la qualité de son patrimoine historique, le pays chauvinois réunit quelques-uns des plus beaux sites touristiques du département de la Vienne.

Un patrimoine  dont la cité médiévale, véritable musée à ciel ouvert, ou l’ancien bourg de Saint-Pierre les églises avec ses fresques antérieures à l’an mil, passent pour être (au même titre que les vestiges fontevristes du « presque millénaire » bourg de la Puye), quelques-uns des plus beaux fleurons.

Etape incontournable sur le tracé de l’ancienne voie romaine qui, de Poitiers à  St Savin permettait autrefois aux pèlerins, commerçants et autres voyageurs (…); aujourd’hui encore aux touristes de relier le cœur des  deux seules villes du département à avoir sur leur territoire des monuments  classés au patrimoine mondial par l’UNESCO . L’éperon rocheux de la cité chauvinoise avec ses 350m de long et 45m de haut  fait figure de site unique en Europe.

Un éperon rocheux qui aura été du XIème au XVIIIème siècle le siège d’un important centre  militaire, administratif et religieux. En témoignent ses 5 châteaux, 4 églises (dont la magnifique collégiale St Pierre et ses chapiteaux sculptés) ou ses deux kilomètres de remparts surplombant la ville basse.

Aujourd’hui classée « ville d’art » au même titre que ses proches voisines Poitiers, Montmorillon ou Nouaillé-Maupertuis; sauvée une première fois du déclin au lendemain de la révolution française – celle-ci ayant bien faillit sonner le glas de la cité médiévale en autorisant les habitants installés sur les terres marécageuses de la ville basse, entre Vienne et Talbat, à venir piller les pierres de ses monuments emblématiques- (…). la ville connaitra un essor important au XIX e siècle grace au développement du chemin de fer, de l’industrie de la porcelaine et  à l’extraction de la pierre dite « de Chauvigny ».

Une pierre dure et résistante aux intempéris que l’on retrouve dans la construction de nombreux édifices à travers le monde. En Australie, aux Etats-Unis ou en France avec les colonnes du Trocadéro ou la cathédrale de Nevers (…). Une pierre qui  de la rue Faideau aux derniers vestiges du pont médiéval, résonne encore du pas des chevaux du Prince Noir, de Jean le Bon, de Du Guesclin, Jean du Berry ou de l’amiral Coligny.

Notons enfin pour ce qu’ils ont de remarquables, les efforts consentis depuis bientôt 30 ans par la population et les équipes municipales successives pour valoriser le patrimoine de la ville.

Une ville qui, bien au delà de sa seule cité médiévale, avec son spectacle des aigles, ses musées, son vélo-rail ou la mise en lumière de son petit patrimoine  montre à voir de nombreux sites dont la maison dite des templiers du XIVème siècle ou celle du roi Jean (hôtellerie où aurait dormit Louis XIV en 1651), aux milliers de touristes la visitant chaque années.

La Puye – 900 ans de patrimoine et aménagements religieux –

La légende veut qu’arrivant de Paizay-le-sec où lui aurait été refusé de quoi étancher sa soif, Martin ait accompli à la Puye l’un de ses tous premiers miracles. Faire jaillir des sources de toutes parts afin de remercier les habitants de leur hospitalité.

S’il peut être admis que Martin devenu saint n’eût peut-être pas cautionné l’ensemble des miracles qui lui ont été attribués (…) Que celui de La Puye ait pu être facilité par la déclivité du sol qui amène naturellement les eaux de Paizay-le-sec vers la commune par le grand étang. Force est de constater que l’histoire de La Puye reste étroitement liée à la présence de ses multiples sources et fontaines aux eaux de qualité comparable à celles de sa toute proche voisine, la station thermale de la Roche Posay.

Située à une trentaine de kilomètres de Poitiers, Châtellerault et du Futuroscope (…), au cœur des plus beaux paysages du Poitou. Bien que les premières traces de présence humaine puissent dater de plus de 7 000ans (la commune peut en effet s’enorgueillir d’avoir sur son territoire le plus ancien monument historique du Pays Chauvinois). C’est à la construction d’un prieuré fontevriste  vers 1111 de notre ère que remonte la création du bourg.

Un bourg alors construit sur des terres en friches. Des terres dites « à grenouilles » que des siècles durant moines et moniales s’attacheront à rendre moins inhospitalières, grâce à d’exceptionnels travaux d’aménagements hydrauliques pour la plupart encore visibles et bien utiles aujourd’hui.

Reconnue paroisse dès 1295 avec l’arrivée massive de populations autour de son prieuré, la Puye gagnera peu à peu ses lettres de noblesse. Jusqu’au XVIIIème siècle où un nombre important d’Acadiens poussés par l’exode viendront trouver refuge sur son territoire, le long de ce qui deviendra « la Ligne Acadienne ».

Déclaré « bien national  » au lendemain de la Révolution, le prieuré sera racheté, sauvé de la ruine et profondément remanié par Sœur  Jeanne-Élisabeth Bichier des âges, religieuse poitevine, afin d’y installer en 1819 la congrégation des Filles de la Croix.

 Une congrégation qui, grâce à sa volonté et celle de son co-fondateur, André-Hubert Fournet – Curé de St Pierre de Maillé- , comptera jusqu’à 286 établissements scolaires partout en France au début du XXe siècle; et compte  aujourd’hui encore plus de 400 religieuses réparties dans 8 pays à travers le monde (Italie, Thaïlande, Cote d’Ivoire, …).

 Jeanne-Elisabeth Bichier des âges et André-Hubert Fournet seront élevés au rang de saints de l’église catholique en reconnaissance de leur œuvre par Pie XI et Pie XII ; leurs reliquaires sont présents de part et d’autre de l’autel, au sein de la chapelle conventuelle.

         à voir: Les vestiges fontevristes du XIIe siècle et la congrégation des filles de la Croix. La Pierre aux Fadets (- 6 000 ans avant JC), l’église St Hilaire de Cenan et les étangs du XIIe siècle, la ligne acadienne (XVIIIe siècle),  le Bélier hydraulique, le Moulin, les sources, Fontaines et lavoirs.

 A voir aussi:

  • Saint-Pierre de Maillé et les lieux seins de la Congrégation des Filles de la Croix, avec entre autres la grotte dite « de la cancéreuse »,  la « ferme du petit Marsyllis », les « escaliers de la maison du bon Père » (…)
  • Ste Radegonde en gâtine
  • Lauthiers
  • Paizay- le -sec
  • la Bussière