Saint-Sauvant

Sortir des ornières de l’histoire

Avec à peine 1350 habitants (chiffre de 2013) répartis sur un territoire de 5958 hectares, et bien que ne disposant pas d’un patrimoine bâtit de tout premier ordre, Saint-Sauvant mérite néanmoins le détour.

Ne serait-ce que pour sa forêt domaniale. Vaste massif situé au cœur d’une zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (…) ; son église prieurale du XIIe siècle, ses sarcophages mérovingiens témoignant de l’implantation d’une importante communauté chrétienne dès le Ve siècle, son Temple protestant ou ses nombreux cimetières privés.

Inscrite au cœur d’un territoire de bocages et de plaines vallonnées, traversé par l’un des chemins qu’empruntaient au moyen-âge les pèlerins vers St Jacques de Compostelle ; Saint-Sauvant passe pour être devenue, au sein du réseau mit en place par les communes du Pays Mélusin, le paradis des marcheurs et autres randonneurs.

Commune martyre au temps des guerres de religions, ou plus proche de nous, de la seconde guerre mondiale ; la commune apparaît tel un livre d’histoire à ciel ouvert, avec ses hameaux pittoresques et sentiers balisés.

Des sentiers au rang desquels citons « les Chemins de la Liberté». Un parcours conçu en souvenir des résistants assassinés par plus de 1500 hommes issus de la SS, de la Wehrmacht et de la Milice française durant la seconde guerre mondiale. Des soldats (?) qui encercleront la forêt au matin du 27 juin 1944 et laisseront derrière eux à la nuit tombée 5 maquisards tombés les armes à la main et 27 autres assassiné sur place ; broyés sous les chenilles des blindés.

10 jours plus tard, le 7 juillet les mêmes nazis reviendront fusiller au cœur de la forêt 30 commandos SAS anglais et 1 pilote américain.

Un livre à ciel ouvert illustré par Robert Doisneau ; artiste ayant développé d’important liens avec St Sauvant, à qui l’on doit outre le célèbre « baiser du Pont-neuf », quelques-uns des plus beaux clichés de vie quotidienne de la commune autour de la seconde guerre mondiale.