Vouneuil sous Biard

 Sortir des ornières de l’histoire

Parfois soupçonnée d’avoir pu vouloir réécrire son histoire en autorisant au cour du XIXe siècle la construction de 5 châteaux sur son territoire ; « tentative artistique de restituer un Moyen Âge idéalisé» pour les uns ou «déferlante de l’éclectisme qui ose toutes les manipulations» (…) . Posée sur un écrin de verdure, qui aura des siècles durant, été l’un des plus importants greniers à blé de Poitiers, Vouneuil sous Biard mérite bien plus qu’un simple détour ; un véritable coup d’œil, ne serait-ce que pour la qualité de son patrimoine.

Un patrimoine longtemps méconnu, ignoré, méprisé qui apparaît être aujourd’hui, notamment par la qualité de stucs découverts dans un remblai, un témoignage essentiel et plus que millénaire « unique en Europe ».

Éloignée des grands axes de communications qui auront contribué au développement de Poitiers, Vouneuil sous Biard tirerait son nom de « Vogène » et de son champ. Un personnage qui pourrait trouver son équivalent parmi nos Martin, Durand ou autre Dupont. Celte dont le champ « ialo (euil en français) » aurait accompagné le patronyme. Biard, dérivé de « Bégard » (verger) n’apparaissant qu’à partir du XVIe siècle.

Bien que plusieurs sites néolithiques, ou plus récemment quelques « villae » et un aqueduc aient pu être recensés sur les 2598 hectares de la commune, ce n’est qu’à partir du XIe siècle, et sous l’influence de l’abbaye dite de St Cyprien que Vouneuil se développera  autour de ce qui reste aujourd’hui du prieuré Saint-Pierre et Saint-Paul.

Un prieuré qui n’en fini pas de dévoiler ses richesses ; pour preuve la mise à jour en 1984 de quelques 2 500 fragments de stuc datant du Ve siècle de notre ère. Impressionnant Puzzle unique en Europe, aujourd’hui conservé au musée Sainte-Croix de Poitiers.

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